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Tunisie – Ministère de la santé : Où on va ? Mais... Où on va ?
Publié dans Tunisie Numérique le 05 - 04 - 2018

Encore un scandale ! Pas un jour ne passe sans nous ramener son lot de scandales... En Tunisie on semble avoir tendance à banaliser les scandales ! Et c'est tant mieux, doivent se dire les hommes politiques du pays qui ne sont, eux, hélas, bons qu'à produire et reproduire des fracas.
Mais il faudrait, tout de même, faire gaffe ! Car la patience du tunisien a ses limites. Surtout quand sa santé, voire celle de ses enfants, devient en jeu Alors, faites gaffe, messieurs les responsables. Il n'y en a plus pour très longtemps.
Le dernier scandale en date, nous est venu, hier, du ministère de la santé, quand il a intimé aux pharmaciens le retrait d'un lot de médicament. Car, il faut le voir pour le croire ! Les boites de ce lot contiennent un tout autre médicament que celui qu'elles devaient contenir. Et la différence est de taille : Ces boites contenaient un traitement contre l'hypertension, en lieu et place d'un médicament antiépileptique. Il y a, là, de quoi s'affoler. En effet, non seulement les malades ne recevaient pas le traitement antiépileptique, qui leur est vital, mais, en plus, ils ingurgitaient des produits qui font baisser leur tension et risquent de les tuer.
Il y a, là, une erreur monumentale. Le laboratoire responsable de cette « bévue » devra payer, et cher payer cette faute. Le laboratoire fabriquant ce médicament en Tunisie aura beau crier au complot et réclamer son innocence, il n'en demeure pas moins, en partie, responsable de cette « honte ». Il n'est responsable qu'en partie, car l'erreur est, malheureusement pour nos malades, humaine. Néanmoins, le principal responsable de cette « mascarade » reste sans la moindre ombre de doute, le ministère de la santé, avec à sa tête, l'illustrissime et expert en santé, Imed Hammami.
Car, c'est, à ce qu'on sache, le ministère de la santé qui est garant de la qualité des médicaments que consomment les tunisiens, ou, du moins, ce qui en reste, puisque notre ministre ne semble guère s'émouvoir de la rupture des stocks de la plupart des médicaments. C'est le laboratoire central de contrôle qui doit, en théorie, vérifier, comme son nom l'indique, tous les lots de tous les médicaments qui circulent en Tunisie.
Alors, à moins de pouvoir fournir une explication au fait que ce laboratoire ait entériné la mise sur le marché de boites de médicaments censées contenir un antiépileptique et qui contenaient un antihypertenseur, le ministre de la santé devrait, après avoir mis à la porte tout ce beau monde, avoir le courage et l'honnêteté de partir à son tour. On démissionne pour bien moins que çà, quand on a un brin d'honnêteté ou de respect pour soi !
Mais ce qui affole dans toute cette histoire, ce n'est pas tant, le remplacement de cet antiépileptique par un antihypertenseur, bien que ça soit inconcevable et impardonnable, mais, plutôt, le fait de se demander ce qu'on aura pu nous faire avaler comme saloperies, avant que cette histoire ne soit dévoilée. Puisqu'il s'avère que le laboratoire soit complètement dépassé au point de commettre de telles « gaffes ». En effet, il est supposé garantir, non seulement la conformité des produits dans les boites de médicaments, mais, aussi, la qualité et le dosage des composantes de chaque médicament.
Si on a eu cette « histoire » de la part d'un laboratoire, somme toute, de renommée internationale, qu'en est-il des soi-disant fabricants soudanais ou turcs, pour les quels, notre ministre islamiste de la santé semble avoir une prédilection, devoir de confrérie oblige ? Va-t-on jamais pouvoir faire confiance à cette « élite » qui dirige notre ministère de la santé ? Car il faut reconnaître que le premier étage du ministère n'a jamais été aussi bien nanti en « compétences », entre un ministre titulaire d'un mastère en sciences religieuses et un chef de cabinet médecin, certes, mais sans la moindre expérience, avec, en plus, une myriade de conseillers tous plus pieux les uns que les autres.
Finalement, il semblerait qu'on va pouvoir leur faire confiance, puisqu'il doivent être suffisamment compétents et calés en matière de santé publique, au point qu'ils ont décidé de ne plus faire appel aux compétences, avérées celles-là, de la secrétaire d'Etat, qui se trouve limitée à faire de la figuration, puisque ne faisant pas partie de la confrérie.
Où on va ? Mais... Où on va ? Quand ce cauchemar va-t-il cesser ? Il devient intolérable que notre santé et celle de nos enfants soient sacrifiées sur l'autel de ce satané consensus entre les antagonistes !


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