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Il y a prospectus et…prospectus
Santé : Retrait de certains médicaments : la liste s'allonge
Publié dans Le Temps le 08 - 01 - 2011

Il y a quelques jours, nous évoquions sur nos colonnes un sujet d'actualité qui relève de la santé publique : la dangerosité de certains médicaments. Depuis le scandale du Mediator qui serait responsable de près de 500 morts en France, et qui, rappelons-le, n'a jamais été vendu en Tunisie, d'autres listes sont apparues révélant les risques graves de certains médicaments vendus un peu partout en Europe. C'est le cas du Buflomédil, mais aussi de l'Equanil, du Di-Antalvic, du Ketek, du Zyprexa...
Ces médicaments sont en vente libre dans de nombreux pays, malgré des effets indésirables graves connus depuis de longues années. Dans d'autres cas, ils sont sans intérêt thérapeutique démontré…
Mais qu'en est-il chez nous ? Et comment ces médicaments qui viennent d'Europe sont-ils sélectionnés ?
L'affaire du Mediator a mis en exergue l'inutilité, voire la dangerosité, de nombreux médicaments. Depuis, la liste ne cesse de s'allonger. Le dernier accusé a pour nom Buflomédil, « un médicament vasodilatateur, c'est-à-dire qui dilate les vaisseaux sanguins pour diminuer la pression artérielle, mais qui provoque des effets cardiaques et neurologiques parfois mortels. »
Cependant, on prévient les utilisateurs que « ce médicament ne doit jamais être utilisé chez les patients souffrant d'épilepsie. » Dès lors, les langues des spécialistes se délient : « c'est un produit qui est en cours de réévaluation du bénéfice-risque, qui pourrait aboutir à un retrait, voire à une suspension ».
« 40% des médicaments sont inutiles »
« Le problème du risque du Buflomédil est connu », admet un pharmacologue, qui ajoute « c'est un médicament qui n'est pas dangereux s'il est bien utilisé. » Et c'est là que les choses se compliquent… Selon un médecin expérimenté « plus de 40% des médicaments sont inutiles ou à effets limités et on estime à une centaine ceux qui sont dangereux. »
Une vision que va relativiser un pharmacien de l'ancienne école : « il n'y a pas de médicaments inutiles, disons que leurs effets sont limités. Et pour ceux qui sont dangereux, leurs effets sont bénéfiques pour des malades qui en ont impérativement besoin, notamment dans le cas de certains cancers… »
Selon lui, « régulièrement on retire des médicaments en Tunisie. Cela a été le cas récemment du Di-Antalvic, mais d'autres, comme l'Actifed, retiré de la vente en Europe continue à circuler chez nous sous toutes ses formes. En fait, il semble que ce retrait soit dû à des problèmes chez des patients aux Etats-Unis qui n'avaient pas lu les contre indications mentionnées en cas de suivi de traitements multiples. Et comme cette information est tombée en période creuse durant l'été, la presse a repris les informations américaines sous l'angle sensationnel, alors qu'il fallait juste être prudent avec ce médicament… ». Un argument très pertinent car les médias tombent souvent dans le piège de l'information exclusive et du sensationnel.
Cela ne veut pas dire que tout est rose dans le domaine pharmaceutique. En ces temps de grippe, certains sont la cause directe de somnolence, troubles visuels, perte de vigilance : la liste des effets liés aux antitussifs, mais aussi aux anti-nauséeux, anxiolytiques et antalgiques. Des effets souvent sous-estimés lorsque l'on prend le volant, d'autant que beaucoup de produits sont disponibles sans ordonnance.
« Faire du chiffre »
Certains laboratoires sont mis en cause par divers spécialistes. Ils sont accusés de vouloir « faire du chiffre, obligeant les patients à consommer toujours plus de médicaments, toujours plus chers. »Un ancien délégué médical qui a longtemps été au service d'un laboratoire international affirme : « il nous arrivait de proposer des avantages aux médecins en contre partie des prescriptions. En même temps, nous étions sous pression de la part de notre hiérarchie et nous devions obéir à des techniques de marketing très pointues pour vendre… ».
Selon un spécialiste en pharmacologie, « on teste l'efficacité d'un médicament, pas sa dangerosité, qui n'est que partiellement évoquée par les représentants médicaux lors de leurs visites chez les médecins pour les informer des dernières innovations. Ce que l'on teste, c'est l'efficacité et on observe les éventuels effets secondaires. Il y a aussi une surveillance au moment des essais cliniques au cours de laquelle des effets dangereux peuvent être observés… »
Autre médicament montré du doigt : le Nimésulide, un anti-inflammatoire qui, selon certains médecins, « encore commercialisé malgré des hépatites graves ». Ce médicament a été retiré du marché en Finlande et en Espagne en 2002 et aussi notamment en Argentine, en Belgique, en Irlande, à Singapour...
Egalement dans le collimateur des spécialistes : la Vinflunine, un anticancéreux qui présente « une balance bénéfices-risques défavorable », avec de fréquents troubles sanguins parfois mortels, des troubles intestinaux, neurologiques ou cardiaques...
Au-delà des accusations fantaisistes, des idées toutes faites et des discours alarmistes, il ne faut pas oublier toutes les vies sauvées par les nouveaux médicaments depuis de longues années... Il faut juste se renseigner sur les effets secondaires et les mettre en balance par rapport aux bienfaits…


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