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Vladimir Poutine rêve d'une “Union eurasiatique” qui deviendrait “l'un des pôles du monde contemporain”
Publié dans Tunisie Numérique le 05 - 10 - 2011

L'ex et futur président russe voit déjà son pays mener “l'un des pôles du monde contemporain”, qui serait un “lien” entre l'Europe et la zone Asie-Pacifique. Mais qui n'aurait rien à voir avec l'URSS.
Vladimir Poutine a fait un rêve… Non, pas celui de redevenir président de la Fédération de Russie: ceci n'est pas un rêve, c'est une quasi-certitude, étant donné la faiblesse de l'opposition face au Kremlin dont la machine électorale va bientôt se mettre en branle. Non, le rêve du Premier ministre russe est de donner naissance à une “Union eurasiatique” qui deviendrait “l'un des pôles du monde contemporain”.
Cet ensemble ramènerait la majeure partie des anciennes républiques soviétiques dans le giron de Moscou, presque 20 ans après l'effondrement de l'URSS, événement qualifié de “plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle” par Vladimir Poutine en 2005. Mais attention, cette “grande vision” qu'il expose dans un article publié par le quotidien russe Izvestia n'aurait rien à voir avec l'Union soviétique.
Rien à voir avec l'URSS ?
“L'idée n'est pas de récréer l'Union soviétique sous une autre forme. Revenir à ce qui appartient au passé serait naïf”, précise l'ex-agent du KGB, qui a tout de même restauré l'hymne soviétique après son arrivée au pouvoir en 2000. L'idée de cette Union eurasiatique est celle “d'une intégration étroite sur de nouvelles valeurs, politiques et économiques. (…) Ce sont les exigences de l'époque”, ajoute-t-il, pragmatique.
Ce n'est pas la première fois que Vladimir Poutine évoque des regroupements régionaux de ce type. Il a été le principal artisan de l'Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan formalisée en 2009 et qui devrait muer en “zone économique unifiée” dès le 1er janvier 2012. Un “événement historique” selon Vladimir Poutine. “En s'associant, nos trois Etats sont plus attrayants pour n'importe quel partenaire”, commentait-il en juillet dernier.
Ce trio, auquel il consacre la première moitié de son article dans Izvestia, pourrait représenter le premier noyau d'une nouvelle “Union eurasiatique”. Puis, viendraient s'ajouter d'autres pays comme le Tadjikistan ou le Kirghizstan, au fur et à mesure que le niveau d'intégration s'élèvera, ajoute le Guardian. “La logique qui sous-tend cette Union est avant tout économique, donc très différente des précédentes tentatives, qui étaient plus politiques ou simplement décoratives, pour montrer le leadership russe”, écrit un journaliste du Russia in Global Affairs cité par le quotidien britannique.
Concurrencer la Chine…
“Nous proposons un modèle d'unification puissante et supranationale, capable de devenir l'un des pôles du monde contemporain, un ‘lien' entre l'Europe et la région Asie-Pacifique”, explique Vladimir Poutine. Et notamment pour “répondre à la concurrence chinoise en Asie centrale”, décrypte un blog du Figaro. Là où la Russie rencontre déjà la concurrence américaine, d'ailleurs, comme dans le cas de la base militaire de Manas, au Kirghizstan.
Moscou et Pékin ont posé leur veto à une résolution onusienne contre la répression syrienne, ce mardi, à quelques jours d'une visite en Chine du Premier ministre russe, les 11 et 12 octobre, qui doit renforcer les liens économiques entre les deux puissances… Mais cette belle entente pourrait ne pas durer. “Une étude de l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI) prévoit que Pékin et Moscou maintiendront des relations diplomatiques étroites mais s'attend à “un effondrement des deux piliers de la relation”, la coopération militaire et la coopération énergétique”, poursuit le blog du Figaro.
… et les Occidentaux
Et côté européen? Encore faut-il aussi que les pays concernés veuillent se rapprocher de la Russie! Vladimir Poutine, en invitant la Biélorussie à une “fusion” avec la Russie, a récemment pris la peine de préciser: “C'est possible, très souhaitable et dépend entièrement de la volonté du peuple bélarusse”, aux prises avec une grave crise économique actuellement.
Et l'Ukraine? Moscou, en conflit avec Kiev sur les tarifs gaziers de manière cyclique, a pour l'instant essuyé un refus de ce pays qui ambitionne de renforcer ses liens avec l'Union européenne, malgré les critiques que Bruxelles adresse tant à Kiev qu'à Minsk. Les deux capitales restent tiraillées entre la Russie (et son gaz) d'un côté, et l'UE de l'autre, avec laquelle elles discutent dans le cadre du “Partenariat oriental”: ce forum créé en 2009 vise à rapprocher l'UE et six Etats de l'ex-URSS (Bélarus, Ukraine, Moldavie, Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan).
Vladimir Poutine parviendra-t-il à les convaincre en souhaitant que “nos pays, ensemble, gagnent la place qu'ils méritent dans la paix complexe du XXIe siècle”? Il a encore du temps pour le faire: s'il épuise tous les mandats présidentiels qu'il peut briguer, il sera encore au Kremlin en 2024.


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