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Mali : Les putschistes ont encore humilié la CEDEAO, pas d'élection en février… en attendant le Niger et les autres
Publié dans Tunisie Numérique le 25 - 09 - 2023

Et de deux… et il fallait s'attendre. Les putschistes au pouvoir au Mali ont encore fait faux bond – floué ou berné est l'expression qui convient – aux Maliens férus d'idéaux démocratiques (enfin le peu qui en reste), à la CEDEAO et à la communauté internationale. La junte a fait savoir ce lundi 25 septembre que les élections de février 2024 ont été renvoyées sine die. La restitution des clés aux civils, promise depuis février 2022, devra encore attendre…
Les dates initialement avancées, les 4 et du 18 février 2024 pour les deux tours de la présidentielle, "connaîtront un léger report pour des raisons techniques", a argué le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, dans un communiqué très laconique lu devant la presse à Bamako. Les autorités évoquent parmi ces "raisons techniques" des écueils liés à la Constitution de 2023, à la refonte des listes électorales et à un quiproquo avec une société française, Idemia, en charge du recensement électoral.
"Les nouvelles dates de l'élection présidentielle feront l'objet (d'un) communiqué ultérieurement", ajoute le gouvernement. Les législatives, programmées fin 2023, sont également ajournées. Le gouvernement "décide d'organiser, exclusivement, l'élection présidentielle pour sortir de la Transition. Les autres élections feront certainement l'objet d'un autre chronogramme (calendrier) qui sera établi par les nouvelles autorités, sous les directives du nouveau président de la République", indique le communiqué.
Comprenez par là que le chef des putschistes et président de la transition, le colonel Assimi Goïta, entend remporter le prochain scrutin – une participation que lui permet la nouvelle Constitution – puis s'accorder tout le temps nécessaire pour verrouiller tous les leviers du pouvoir. Il n'a certainement pas besoin des facéties et rebuffades d'un Parlement qui viendraient polluer sa petite affaire.
Rappelons que le Mali a été le théâtre de deux coups d'Etat, en août 2020 et mai 2021 ; les militaires, sous la pression de la CEDEAO – dont le Mali est membre -, avaient au départ pris l'engagement de remettre le pouvoir à des civils élus en février 2022. Première pirouette du colonel Goïta : il prétexta fin 2021 des obstacles pour se conformer au calendrier fixé avec l'organisation régionale. Puis il dévoila son jeu en annonçant son projet de rester sur son fauteuil plusieurs années de plus, le temps de remettre le pays sur des rails…
Là la CEDEAO vit rouge et édicta une pluie de sanctions commerciales et financières sans précédent qui étouffèrent ce pays pauvre et enclavé. La junte fit mine de battre en retraite en mars 2024 en avançant la date de février 2024 pour organiser la présidentielle et mettre un terme au règne des militaires. Le gros lapin de ce matin est la preuve qu'il ne faut jamais croire les soldats quand ils clament qu'ils assument la charge des "transitions" dans la seule optique de rétablir "l'ordre constitutionnel".
De toute évidence la faiblesse de la CEDEAO à l'endroit du très fourbe colonel Goïta a donné des idées – des mauvaises – à ses collègues de la Guinée, du Burkina Faso et du Niger. Dans ces pays aussi on ne voit pas le bout des coups d'Etat. De l'aveu même du président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo (il l'a dit sur France 24), l'organisation régionale a commis une terrible erreur en ne serrant pas davantage la vis sur les sanctions pour obliger la junte malienne à déguerpir.
Même le nouvel homme fort du Gabon, qui reste un putschiste en dépit des services qu'il a rendus, s'est lui aussi donné deux ans pour remettre le calme et a dit publiquement que rien n'empêche le chef de la junte de candidater à la prochaine élection. C'est une preuve de plus, s'il en fallait, que les dorures du pouvoir ont un pouvoir d'attraction sans commune mesure sur les soldats quand on connait la rudesse des camps militaires…
C'est aussi la preuve que si la CEDEAO ne stoppe pas l'épidémie au Niger d'autres membres du syndicat des chefs d'Etat le payeront cher très prochainement.

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