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La CEDEAO enterre les sanctions contre le Niger, le Mali et la Guinée, les vrais problèmes des putschistes commencent…
Publié dans Tunisie Numérique le 26 - 02 - 2024

La carotte après que les menaces du bâton ont fait pschitt. La CEDEAO tente le coup pour éviter à l'organisation une mort certaine – les mauvaises langues diront qu'elle le fait pour sauver le syndicat des chefs d'Etat. L'organisation régionale a essayé les sanctions, d'une dureté sans précédent, pour freiner l'épidémie des coups d'Etat dans la région, pour obliger les militaires putschistes à abréger les périodes de transition, organiser des élections pour rendre le pouvoir aux civils et retourner dans leurs casernes. Ce tour de vis n'a pas empêché la junte malienne de manquer à toutes ses promesses sur le retour à l'ordre constitutionnel. Les putschistes de la Guinée, du Niger et du Burkina Faso n'en parlent même pas. Il a été question d'une intervention militaire armée, appuyée par la France, pour déloger les juntes. Là aussi la CEDEAO a reculé face au risque de déstabilisation de toute la région. Elle vient encore de reculer en levant la grande majorité des sanctions qui asphyxiaient les économies du Niger, du Mali et de la Guinée.
Retrait stratégique de la CEDEAO ou capitulation ?
Niamey a appris la bonne nouvelle le 24 février 2024, officiellement après la demande pressante de l'ancien président nigérian Yacubu Gowon, lors du Sommet extraordinaire qui a eu lieu à Abuja, au Nigéria. Officiellement il s'agit de soulager les populations civiles, durement impactées par la chape de plomb de l'organisation régionale. Donc pour le Niger les transactions financières et bancaires ne sont plus obstruées, c'est la fin du blocus énergétique, les vols commerciaux reprennent et les frontières se rouvrent. Ce sera pareil pour le Mali et la Guinée dans un premier temps, le Burkina Faso n'est pas concerné pour l'instant…
Pourtant ces trois pays n'ont pas donné plus de gages que Ouagadougou pour un retour à l'ordre constitutionnel. Alors pourquoi cette différence de traitement ? Le mystère reste entier. Mais nul doute que très prochainement le Burkina Faso aussi bénéficiera des mêmes "largesses" que les autres pays qui étaient au ban des accusés. A ce stade ce qu'on peut dire c'est que le "chantage" de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) a payé, et encore plus depuis que ses membres ont annoncé qu'ils quittent définitivement la CEDEAO.
Clairement l'organisation n'a pas les moyens matériels de dicter sa loi aux putschistes, alors elle change de braquet et contourne le problème. Désormais il reviendra aux populations de ces pays de prendre leur destin en main, si elles le veulent vraiment…
La fin des haricots pour les putschistes ?
Au Mali une trentaine de partis et formations d'opposition ont installé le 17 février 2024 une coalition dénommée «Synergie d'action pour le Mali» pour imposer «une autre voie» aux putschistes qui se cramponnent au pouvoir depuis 2020. L'opposition insiste pour "la mise en place d'une transition civile, seule alternative pour sauver le Mali" et rappelle à la junte son engagement phare, qu'elle n'a pas tenu : Organiser le premier tour des élections le 24 février 2024.
En Guinée le tableau n'est guère plus reluisant depuis que le colonel Mamadi Doumbouya a éjecté le président Alpha Condé, en septembre 2021. Le colonel s'est dernièrement autoproclamé Général de corps d'armée, en sautant d'un coup deux échelons, Général de brigade et Général de division. Et dans la foulée il a dissous le gouvernement de Bernard Goumou pour d'obscures raisons. La société civile et les formations politiques ont décidé de se rebeller contre la main de fer du Général. Les 13 centrales syndicales du pays ont décrété une grève générale illimitée à partir de ce lundi dans les secteurs public, privé et informel. Ils exigent une baisse des prix des produits de première nécessité mais également la fin de la censure des médias.
Au Burkina Faso et au Niger les choses sont plus calmes mais ça pourrait bouger très rapidement si ça s'agite chez les voisins. Par ailleurs en annonçant la levée des sanctions la CEDEAO tire le tapis sous le pied des militaires qui attisaient la rancoeur des populations contre l'organisation régionale pour cimenter l'unité nationale contre le "Grand Satan" occidental. Maintenant que les populations pourront manger à leur faim elles ne verront plus la CEDEAO, la France et compagnie comme les ennemis absolus. Elles vont pouvoir s'occuper de la chose politique, en premier ces transitions qui n'ont que trop duré. Les problèmes des juntes militaires commencent…
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