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Afghanistan : Vers l'interdiction totale des images d'êtres vivants, il ne restera que les paysages et les dessins animés…
Publié dans Tunisie Numérique le 14 - 10 - 2024

La descente aux enfers des Afghans, surtout les Afghanes, depuis que les barbus ont repris les commandes en 2021, une plongée sans fin dans les affres de l'obscurantisme et de la négation de l'humain, du vivant. Le gouvernement taliban est encore monté de plusieurs crans dans l'immolation de toute modernité, quelle quoi sa manifestation. Les autorités ont annoncé (et en général elles font ce qu'elles disent, hélas) qu'elles interdiront à tous les médias de publier des images d'êtres vivants…
Donc à la télé on ne verra que des fleurs, des paysages inanimés et peut-être des dessins animés – et encore il faudra voir… – tout ce qu'il y a de plus soporifique. Pour je ne sais quelle raison c'est la dernière trouvaille des extrémistes religieux. Tous ceux qui pouvaient fuir le pays l'ont fait (vers l'Iran, la France, etc.), il ne reste que les malheureux qui n'ont pas les moyens de sortir des griffes des Talibans. Ils vont trinquer.
Des journalistes de plusieurs provinces avaient déjà été informés de la disparition progressive des images d'être vivants, le gouvernement passera à l'acte très prochainement. De ce point de vue au moins les Talibans sont comme tous les gouvernements du monde : eux aussi font dans la com pour que les pilules amères passent. Et n'y voyez rien de religieux, c'est la terreur dans sa pureté, alimentée par un instinct de domination, dans tout ce qu'il a de plus barbare.
Dans aucune société digne de ce nom, même les Républiques islamiques les plus rétrogrades, on ne verra de telles inepties. Tant pis, le porte-parole du ministère afghan de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice, Saiful Islam Khyber, l'assume : "La loi s'applique dans tout l'Afghanistan (…) et elle sera mise en œuvre progressivement". Il soutient, droit dans ses bottes, que les images d'êtres vivants sont contre la loi islamique…
Comme si le gouvernement n'avait pas d'autres combats encore plus islamiques : les droits à la santé, à l'emploi, à la dignité, à la sécurité, à l'alimentation, à la vie tout court. Mais ça allez le dire à ces esprits embrumés, obstrués par un fanatisme et un radicalisme qui ne laissent passer aucune once de lumière.
L'été dernier les autorités talibanes ont promulgué une loi composée de 35 articles pour "promouvoir la vertu et prévenir le vice" au sein de la population – ce sont les toujours les mêmes qui payent -, dans la droite ligne de la charia réinstaurée depuis 2021, date à laquelle les barbus ont chassé du pouvoir ceux qui rêvaient d'un autre Afghanistan…
Le texte contient une batterie de mesures centrées sur les médias d'information – la bête noire de tous les extrémistes -, avec pour point d'orgue l'interdiction de publier des images d'êtres vivants, "des contenus hostiles à la charia et à la religion" ou qui "humilient les musulmans". Tous ces ennemis fantasmés sont sortis de la tête de ces Messieurs, décidément très imaginatifs quand il s'agit de brimer et martyriser leurs concitoyens.
A noter que jusqu'ici la plupart des nouvelles mesures n'étaient pas appliquées avec une rigueur extrême, même les autorités talibanes postent régulièrement des clichés de personnes sur les réseaux sociaux. Le verrou se ferme progressivement à partir de décembre 2021, avec l'obligation du port du «voile islamique», l'interdiction formelle des femmes dans tous les films et celle de voyager seules. Puis en mars 2022 on passe au bannissement des filles dans les collèges et lycées.
Rappelons que les images d'êtres vivants avaient été interdites dans tout le pays quand les Talibans étaient aux manettes, de 1996 à 2001. Ce sera donc un grand saut en arrière, de plusieurs décennies, après l'explosion en plein vol des idéaux démocratiques portés par Hamid Karzai, qui a présidé l'Afghanistan de 2001 à 2014. Il est parti en emportant les derniers espoirs des jeunes et des femmes, peut-être définitivement.

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