Une étude de l'IACE a dévoilé que les diplômés de médecine, d'administration des affaires et de l'Informatique trouvent des emplois dans moins de 4 mois en moyenne contre 4 années en moyenne pour les diplômés des universités d'Economie et Gestion, notamment celles qui se trouvent dans les régions interieures du pays. Cette étude qui a généré un guide universitaire pour l'année 2019 a pris en considération un echantillon de 10 mille diplômés de l'enseignement supérieur public et privé entre 2008 et 2018 dans plusieurs spécialités et venant de tout le territoire tunisien selon ce qu'a déclaré la présidente de l'unité des statistiques à l'IACE, Mayssa Louati en marge de la conférence de presse au siège de l'organisation pour présenter cette étude. De son côté, le président exécutif de l'IACE, Majdi Hassen a expliqué que ce guide universitaire que va publier l'Institut pour la cinquième année consécutive et qui se base sur le taux d'employabilité, va démontrer que les universités qui enseignent des spécialités demandées par le marché du travail et qui se basent sur les langues étrangères et l'Informatique offrent plus de chances à leurs diplômés à obtenir un travail. Il a indiqué que plus la capacité d'absorption des universités est grande, plus l'employabilité de ses diplômés est faible. Majdi Hassen a appelé à la nécessité de renforcer les efforts pour travailler à faire correspondre les spécialités des universités avec les demandes du marché du travail et ce en se basant sur des données scientifiques comme des statistiques et ne pas s'arrêter à des réunions de réflexions. Il a révélé que l'Institut a mené une expérience pilote à la Tunis Business School, où ses diplômés ont été contactés au cours des cinq dernières années pour savoir combien de temps ils attendaient pour recevoir du travail, des salaires et à quel point l'apprentissage à l'université leur a été bénéfique au cours de leur carrière. Il a précisé que les employeurs ont été également contactés pour recueillir des informations précises sur ces diplômés recrutés. Il a souligné la nécessité de travailler à la diffusion de cette expérience au reste des universités de la République afin de fournir des données et des statistiques précises sur le fonctionnement et le marché du travail selon lui.