L'université générale de l'enseignement supérieur, affiliée à l'UGTT, rejette le projet de loi visant à nommer les présidents d'universités au lieu de les élire. Risque pour les acquis : la syndicat considère ce projet comme un recul dangereux sur le principe de l'élection des présidents, acquis majeur depuis 2011, et avertit que cela pourrait réintroduire un système de nomination et de loyautés dans les universités. Le projet de loi : déposé le 30 janvier, il propose que le ministre de l'enseignement supérieur nomme les présidents après ouverture des candidatures, avec un plafond de mandat de deux gouvernorats. Différence avec la loi actuelle : le décret 31/2011 prévoit l'élection du président parmi les enseignants ou équivalents, avec possibilité de nomination uniquement si l'élection échoue, et un mandat de trois ans renouvelable une fois. Conséquences redoutées : la centrale syndicale met en garde contre la politique des loyautés et appelle à une concertation avec les structures pédagogiques élues pour créer un système électoral transparent, garantissant indépendance et qualité dans la gestion des universités.