Hédi Riahi, inspecteur général retraité de la jeunesse et de l'enfance, a affirmé que le phénomène des agressions commises par des enfants et des adolescents contre les moyens de transport public est aujourd'hui lié à plusieurs facteurs psychologiques, sociaux et éducatifs, soulignant que les enfants et les adolescents constituent la catégorie la plus impliquée dans ces comportements. Fragilité psychologique et marginalisation à l'origine des comportements violents Hédi Riahi a expliqué que ce phénomène résulte de plusieurs facteurs imbriqués, en premier lieu les dimensions psychologiques, précisant que la fragilité psychologique des enfants, la marginalisation, la pauvreté et le besoin matériel poussent souvent l'enfant ou l'adolescent à chercher à s'affirmer et à démontrer sa force. Il a ajouté que l'exclusion précoce de l'école ouvre la voie à la déviance et oriente les réactions des enfants vers la violence, notamment contre les bus, le métro et les trains. Il a également indiqué que ces agressions ont presque triplé entre 2025 et 2026. La désintégration familiale et le divorce parmi les causes directes Hédi Riahi a insisté sur le fait que la désintégration familiale constitue un facteur déterminant, rappelant que la Tunisie enregistre environ 15 000 affaires de divorce par an, soit deux divorces par heure. Selon lui, cela reflète une fragilité familiale croissante, qui favorise des comportements violents chez les enfants et engendre des difficultés familiales ayant un impact direct sur eux. Il a souligné que l'enfant vivant dans ce type de contexte réagit souvent par la violence. Les réseaux sociaux alimentent quotidiennement la violence L'intervenant a également attiré l'attention sur le fait que les enfants sont exposés chaque jour à une accumulation massive de contenus violents via les réseaux sociaux, en plus de ce qu'ils observent dans la rue. Il a expliqué que cette exposition répétée conduit souvent l'enfant à reproduire à son tour des comportements violents.