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Est-on sûr que la principale victime c'est bien la femme ?
Violence familiale
Publié dans Le Temps le 27 - 11 - 2010

Il n'y a pas si longtemps encore, la violence conjugale était considérée comme normale ? du moins comme légitime par l'inconscient collectif et protégée par le mutisme de nos sociétés patriarcales. Aujourd'hui, il n'est plus question de se taire. On bat en brèche les tabous sur la question de la violence conjugale pour impliquer les jeunes dans cette sphère de violence. Etre exposé à la violence d'un parent envers l'autre est tout aussi traumatisant que de la vivre soi-même. Cela se répercutera sur le comportement du jeune, que la violence le vise ou non.
Hier au siège de l'Office national de la famille et de la population, (ONFP) la quatrième rencontre du cercle de la population et santé de la reproduction s'est penchée sur le thème « Jeunes et violence : vécu familial et social ». L'occasion est bien entendu, la tenue de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes qui coïncide cette année avec la célébration de la journée internationale de la jeunesse. Il s'agit en effet de décliner la question de la violence conjugale au-delà des sentiers battus et loin d'enfermer la femme dans le statut de la victime et son conjoint dans celui du bourreau. C'est parce qu'on s'est rendu compte que les jeunes témoins de violence qui s'exerce au sein du couple sont également victimes de cette violence. En ce sens qu'ils vont reproduire par la suite les mêmes schémas violents. Cette thématique qu'il convient d'examiner dans ses différentes facettes a réuni une pléiade de spécialistes et d'experts en la matière appelés à brosser le tableau avilissant du vécu familial quand il verse dans la violence.
Enfants témoins de violence
A commencer par l'intervention du Dr Héla Ouenniche, Expert en santé de l'adolescent qui a décortiqué la question de la violence juvénile à travers l'analyse du vécu familial du jeune pour proposer par la suite des méthodes de prévention de la violence chez les jeunes. « Sont réputées violence juvénile, les infractions intentionnelles ayant pour auteurs des personnes de moins de 18 ans et commises soit contre la vie et l'intégrité corporelle, soit contre la liberté ou contre l'intégrité sexuelle » avance-t-elle en préambule à son exposé pour détailler par la suite ce qu'elle appelle les « déterminants des comportements violents » qui sont selon la conférencière individuels ( faible ou trop grande estime de soi, impulsivité, relations interpersonnelles peu développées, stress intense) scolaires ( échec académique, effritement des relations maître-élève..), sociaux ( niveau socio-économique faible, exploitation de la violence dans les médias commerciaux et banalisation de l'agression, banalisation culturelle de la violence, violence vue comme un moyen de régler un conflit, vertu de l'individualisme) et familiaux. Et c'est là que le bât blesse, car un modèle parental faible ou inexistant, une communication insuffisante et la violence conjugale, forment un modèle favorable aux écarts du comportement chez l'adolescent. « Un enfant témoin d'histoires marquées d'actes de violence répétés » dit-elle devient à son tour violent. Selon un rapport du Centre national canadien d'information sur la violence dans la famille, « Les enfants qui voient leur père ou le partenaire de leur mère user de violence à l'encontre de celle-ci sont victimes de violence psychologique. On estime que 30 à 40% des enfants qui sont témoins de violence infligée à leur mère subissent le même sort. » Selon le même document des études ont même démontré que les filles qui sont témoins d'actes de violence ont « davantage tendance à être renfermées et déprimées tandis que les garçons dans la même situation tendent plutôt à faire preuve d'agressivité. Les enfants qui vivent dans un milieu où règne la violence apprennent très tôt qu'ils peuvent exercer un pouvoir et un contrôle sur les autres par la force. Les garçons qui ont vu leur mère brutalisée par leur père risquent plus que les autres de faire preuve de violence à l'endroit de leur partenaire, que ce soit pendant les fréquentations ou dans le mariage. De leur côté, les filles-témoins ont davantage tendance à accepter les mauvais traitements infligés par l'homme qu'elles fréquentent ou qu'elles épousent. »
Miser sur l'éducation
Ce qui mérite d'être relevé en guise de conclusion est que la violence entraine la violence. Les jeunes qui en sont victimes risquent fort de reproduire les mêmes schémas. Pour y remédier, le Dr Héla Ouenniche propose quelques principes d'intervention préventive efficace qui vise à aller à la source du problème pour l'éradiquer. Comme par exemple « réduire le nombre des facteurs de risque durant la petite enfance via des programmes de visites à domicile et en donnant aux individus des compétences et des possibilités d'adopter des comportements positifs au cours des années scolaires et de l'adolescence…
Pour faire de la prévention, il faut comprendre le sens que les jeunes donnent à leurs actes. » souligne notre conférencière.


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