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Le silence du ténor
Publié dans Tuniscope le 02 - 06 - 2009

Le Temps : Publié le 03/06/09 Livre : " Le Silence du ténor " d'Alexandre Najjar L'attachement aux origines " Tout écrivain est le fils de son environnement. " Telle est la réponse d'Alexandre Najjar, écrivain libanais de langue française, à une question d'un journaliste qui lui demandait s'il se considérait comme un écrivain français ou libanais. Là-dessus, il n'y a pas l'ombre d'un doute.
Le Temps : Publié le 03/06/09
Livre : " Le Silence du ténor " d'Alexandre Najjar
L'attachement aux origines
" Tout écrivain est le fils de son environnement. " Telle est la réponse d'Alexandre Najjar, écrivain libanais de langue française, à une question d'un journaliste qui lui demandait s'il se considérait comme un écrivain français ou libanais. Là-dessus, il n'y a pas l'ombre d'un doute.
Tous les écrivains libanais d'expression française, même ceux vivant en exil, ont emprunté le chemin de leur aïeul gibrane Khalil Gibrane qui n'a vécu qu'une partie de son enfance au Liban, pourtant toute son oeuvre postérieure, tous ses tableaux sont le reflet du Liban. En effet, l'écrivain ne peut pas faire abstraction du pays où il est né, où il a grandi. Il est donc tout à fait normal qu'on trouve les traces de leur pays natal dans les œuvres des écrivains libanais qui reflètent explicitement ou implicitement leur propre vie, leurs expériences personnelles, leur attachement à leurs origines et à la mère patrie. Tous ces souvenirs d'enfance ou de jeunesse qui ont des répercussions sur leurs œuvres. Peu importe la langue dans laquelle ces œuvres sont écrites.
Alexandre Najjar est l'un de ces écrivains libanais qui a choisi de s'exprimer dans la langue de Molière pour parler de son pays, de son enfance, et de ses origines. " Le Silence du ténor " est son dernier livre : un hommage rendu à son père décédé suite à une longue maladie. Au-delà du deuil provoqué par ce drame familial dont on trouve sans doute l'écho dans ce livre, l'écrivain ne manque pas néanmoins d'évoquer les moments de drôleries, d'amour et de bonheur qu'il a partagés avec son père. " Je n'ai pas voulu me laisser submerger par la tristesse pour ne pas altérer le propos du livre. ", a-t-il déclaré un jour à un journaliste. Le livre est également un témoignage de l'autorité paternelle, de la maladie et de la guerre au Liban et c'est aussi l'expression de l'espoir malgré la brutalité des faits (guerre, maladie, mort...) " L'essentiel pour moi, ce sont les années que j'ai vécues avec lui entre tendresse et émotion, malgré son côté strict et autoritaire. Même quand je parle du drame, il reste une lueur d'espoir qui lui ressemble ", a-t-il expliqué. Un livre sans pessimisme ni désespoir pour ne pas trahir l'image d'un père qui, de son vivant, a toujours été plein d'espérance et d'optimisme dont il disait : " Quand je suis né, il a planté un cèdre dans son jardin comme s'il m'aimait autant que son pays. J'insiste beaucoup sur l'attachement et la passion qu'il a pour son pays. Au pire moment de la guerre, il défendait à ses amis d'abandonner le navire et les exhortait à rester sur place. Mon père est indissociable du Liban. "
Homme de convictions, Alexandre Najjar s'est investi pour les causes qui lui tenaient à coeur. Après avoir étudié au Liban au collège Notre Dame de Jamhour, il se rend à Paris où il suit les cours de droit des universités d'Assas et de la Sorbonne. Cette formation le conduit à se lancer dans une carrière d'avocat, spécialisé dans les domaines de la banque et de la finance. Peu à peu, Alexandre Najjar mobilise ses talents d'orateur pour défendre ses idéaux de justice sur la scène internationale. Il est actuellement avocat à Beyrouth. Il a aussi initié une nouvelle version d'un journal, " L'Orient littéraire ", un supplément de " L'Orient le jour ", qui est le seul quotidien francophone au Liban et qui a pour vocation d'être un trait d'union entre les cultures tout en mettant en valeur la littérature orientale, malheureusement peu connue, et en voulant défendre certaines valeurs de liberté et d'expression contre la censure. Alexandre est l'auteur de plusieurs ouvrages dans tous les genres (roman, théâtre, poésie, essais...) dont les principaux sont : A quoi rêvent les statues? (poésie, 1989), La honte du survivant (roman, 1991), Les Exilés du Caucase (roman,1995), L'Astronome (roman,1997), L'école de la guerre (roman,1999), Le crapaud (théâtre, 2001), Le Roman de Beyrouth (roman, 2005), Awraq Jubbrania (en arabe, 2006)


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