Thalassothérapie : La Tunisie, deuxième destination mondiale après la France    Fitch Ratings maintient la notation souveraine de la Tunisie à «B+» avec perspectives «négatives»    Tunisie : L'Etat a payé 1609 Millions de Dinars d'intérêts aux banques, en 2019…    Zamalek – Espérance de Tunis : Découvrez la formation de l'EST    Nouveau Livre de Mansour Moalla: Sortie de crise et union nationale : pourquoi et comment ?    Libye: 60 missiles Grad tirés par l'armée de Haftar sur différents quartiers à Tripoli    Carthage Cement : reprise du processus de cession des participations détenues par l'Etat tunisien dans le capital de la société    Zamalek d'Egypte vs Espérance de Tunis: où regarder le match des 1/4 de finale de la ligue des champions d'Afrique du 28 février?    Natation – Dopage : Huit ans du suspension pour le nageur chinois Sun Yang    Mourad Chaaba à Sidi Bou Saïd : l'exposition à ne pas rater, dès ce samedi (Photos)    En vidéo : Huawei présente son AppGallery et annonce le lancement du Y7p    Cérémonie de passation de pouvoir à Dar Dhiafa à Carthage    TGM : Des travaux de rénovation de la station « Kheireddine » du 29 février au 6 juin 2020    CONDOLEANCES    Ligue des champions | Ezzamalek-Espérance – Quarts de finale aller au Caire (17h00) : Tout dépendra de ce match !    A la Maison de l'Image: une démarche de qualité    Bady Chouchane à l'espace Aïn: variations sur un thème    Chemins de l'herméneutique: le tournant heideggérien II    Tir | Championnat arabe en Egypte : De l'or et du bronze pour Olfa Cherni    Tennis | Open de Doha : Ons Jabeur n'aura pas démérité !    « Luxury Wedding Days » L'endroit idéal pour planifier un mariage de rêve ! Les 22 & 23 Février À l'Hôtel Le Palace Gammarth    Fakhfakh: J'ai pensé à Youssef Chahed depuis 2011 pour travailler ensemble    Risque d'infiltration du Coronavirus en Tunisie: Inquiétude aux frontières terrestres !    Riposte turque : Ankara ne stoppera plus les migrants en route vers l'Europe    Mécontentement des surveillants et surveillants généraux : Boycott des tâches administratives et pédagogiques    Omra et Coronavirus : Annulation de 42 charters Tunis/Djeddah et Tunis-Medina    Orange et SES ouvrent une nouvelle ère d'innovation en matière de connectivité par satellite avec le système de communication O3b mPOWER    Remonter la pente    Associations de microfinance Délai supplémentaire pour régulariser la situation    Coronavirus : Analyses négatives pour la citoyenne de retour de Milan    Une commission de la Fifa s'oppose à la délocalisation de matches    Foot-Europe: le programme du jour    Maghzaoui: Il faut revaloriser la formation professionnelle    Les neuf remerciements de Abdoo Saadaoui    Photo du jour : la Tunisie au rendez-vous avec la démocratie    Elyès Fakhfakh et son équipe déclarent leurs biens et intérêts à l'INLUCC    Plus de 30 militaires turcs tués dans une frappe syrienne à Idlib, la Turquie riposte    Tunisie : Les nouveaux ministres déclarent leur patrimoine    Le groupe Harkan sort son nouveau clip : « Farha » !    Météo : Prévisions pour aujourd'hui, vendredi 28 février 2020    (Idioracy) quand tu nous tiens    Coronavirus en Iran: prière du vendredi annulée, cinéma et théâtre fermés    Tunisie: un défilé unique à l'FT “Over fifty… et alors ?” avec des personnalités tunisiennes et françaises    La cinéaste canadienne d'origine tunisienne HEJER CHARF annonce que son film « BEATRICE UN SIÈCLE » sera projeté au Théâtre auditorium Poitiers    Coronavirus en France: le dernier jour du carnaval de Nice annulé (maire)    Kasserine : Un terroriste abattu par la garde nationale        Coronavirus : trois nouveaux morts en Iran    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les Révolutions populaires aux temps Néolibéraux : Succès, Echecs et Alternatives
Publié dans Tunivisions le 15 - 01 - 2019

A l'occasion de la commémoration du 8e anniversaire de la Révolution Tunisienne (17-10-2010 / 14-01-2011), le FTDES et la fondation Friedrich-Ebert organisent conjointement un séminaire sur le thème : « Les Révolutions populaires aux temps Néolibéraux : Succès, Echecs et Alternatives », le vendredi 18 Janvier 2019, à l'hôtel Majestic, à partir du 9h00 du matin.
Programme
08.30 – 09.00 : Acceuil et Enregistrement des participants
09.00 – 09.15 : Mots de Bienvenue du FTDES
09.15 – 09.30 : Mots de Bienvenue de Friedrich Ebert
09.30 – 10.00 : Chokri Mabkhout – La Révolution Tunisienne : Rupture et Continuité
10.00 – 10.30 : Habib Ayeb – Acteurs de la révolution, Oubliés de la révolution
10.30 – 10.45 : Pause Café
10.45 – 11.15 : Asef Bayat – Le printemps arabe : Révolutions aux temps néolibéraux
11.15 – 11.45 : Messaoud Romdhani – Le soulèvement du peuple Tunisien: des protestations et l'absence de projets politiques
11.45 – 13.00 : Discussion
Proposition de communication. Séminaire FTDES. 18 Janvier 2019
Habib Ayeb, géographe et réalisateur OSAE
Acteurs de la révolution…, Oubliés de la révolution…
Huit années après la chute de la dictature, à la suite d'un long et complexe processus révolutionnaire né dans les régions les plus marginalisées et les plus dépossédées du pays (les zones rurales, les régions frontalières, le grand « Sud », les quartiers populaires des grandes villes…), on est en droit de se poser les questions suivantes : 1) Mais où sont donc passés les premiers acteurs de la révolutions que les ouvriers des mines, les paysans de Sidi Bouzid et d'ailleurs, les jeunes chômeurs ? 2) Ou sont passées les revendications principales de ses acteurs et de l'ensemble des milliers de manifestant.e.s qui ont occupé les rues entre le 17 décembre et la 14 janvier : le pain, la justice sociale et la dignité ? 3) Sommes nous incapables d'imaginer des alternatives politiques, économiques, sociales et écologiques, ou sommes nous devenu.e.s complètement sourd.e.s aux différents signaux d'alarmes et cris de détresse ??
Ma communication tentera d'avancer quelques réponses à ces diverses questions pour alimenter le débat que certain.e.s ne veulent pas voir se développer. Pour se faire, je concentrerai ma réflexion sur quelques points précis qui me semblent particulièrement importants :
– Les questions paysannes et leurs relations avec la révolution (oubliés, inaudibles, invisibles)
– L'autre Mohamed Bouazizi
– Penser la Souveraineté alimentaire pour répondre –partiellement- aux attentes des plus exclu.e.s et invisibilisé.e.s
– Quelles alternatives concrètes ? Quelques pistes de réflexions.
Chokri Mabkhout, Ecrivain, Ancien Doyen de la Faculté de Manouba
La Révolution Tunisienne : Rupture et Continuité
La Notion de la révolution dans l'imaginaire social en général, et même dans les perceptions théoriques a toujours été associée à la rupture avec le système politique en place.
Les slogans scandés au cours de la révolution tunisienne, tournant autour du droit au travail, la liberté et la dignité nationale, synthétisent l'objectif et le programme de la révolution dans une formule générale sujette à plusieurs interprétations.
Cependant, la rupture ne s'est concrétisée en réalité que partiellement, essentiellement en ce qui concerne la structure politique, ce qui a suscité un sentiment de déception d'une part et confirmé l'existence d'une forme de continuité dans différents domaines d'autre part.
Sommes-nous devant une impasse du processus révolutionnaire ou devant l'absence de « vraies » forces révolutionnaires ? Est-ce le retour de la contre révolution et de l'ancien régime?
Cette intervention ne traite pas ces questions directement, mais le conférencier a choisi une méthode qui relie l'histoire du slogan : « Le peuple veut faire tomber le régime » à l'histoire de la Tunisie contemporaine et à ses changements fondamentaux afin d'appréhender le lien entre la dimension culturelle avec les promesses « en standby » de la révolution et pour mettre en exergue les explications de la forme de la continuité.
La révolution n'est pas seulement un acte spontané déclenché volontairement. C'est un processus soumis à des conditions historiques oscillant entre le possible et l'impossible
Asef Bayat, Ecrivain et penseur
Le printemps arabe : Révolutions aux temps néolibéraux
La remontée des soulèvements dans le monde arabe a donné lieu à un optimisme sans précédent face à la démocratie et le développement dans le monde arabe. Mais cela a très rapidement été suivi d'un fort sentiment de pessimisme et de désespoir en observant l'évolution de ces soulèvements populaires. Pourquoi les révolutions arabes ont-elles vécu une telle expérience? Comment expliquer la nature des révolutions dans le monde arabe? Pour comprendre les expériences des révolutions arabes, nous devons les analyser d'une perspective historique. Je suppose que les évènements en Tunisie, en Egypte ou au Yémen en 2011 n'étaient pas des révolutions radicales au même sens que les révolutions radicales du 20e siècle, comme ceux en Iran ou au Nicaragua en 1979. Les évènements survenus en Tunisie, en Egypte ou au Yémen étaient des « solutions réformatrices », ce qui implique plutôt des mouvements de révolution pour forcer les régimes à se reformer. Ces révolutions, comme en Egypte ou en Tunisie, ont bénéficié de résultats plus ou moins ordonnés, pacifiques et pluralistes; elles ont ouvert la voie pour des initiatives locales. Cependant, ces mouvements ont créé peu de changements réels au niveau structurel, notamment au niveau économique, et demeurent vulnérables aux procédures contre les révolutions. Les défis clés à présent, pour le cas de la Tunisie, sont d'approfondir la transition démocratique et convoquer la voie pour une justice sociale, tout en conservant la sécurité du pays des menaces et interventions externes.
MESSAOUD ROMDHANI, Président du FTDES
Le soulèvement du peuple Tunisien: des protestations et l'absence de projets politiques
Le commencement:
Les nouveaux mouvements sociaux qu'a connus la région du Maghreb ont émergés par des initiatives citoyennes, indépendamment des parties politiques et des motifs idéologiques. L'ampleur de ces mouvements et leurs stratégies innovatrices de résistance ont surpris les régimes en place qui ont cru que la stabilité est garantie non seulement grâce aux approches sécuritaires et au contrôle de la vie publique mais aussi grâce aux désaccords entre les élites politiques et les dirigeants syndicaux et la société civile alimentés par les conflits intérieurs et la répression de leurs activités de mobilisation par le gouvernement.
Je crois que les groupes associés aux mouvements syndicaux et de droits dans la région du Maghreb ont réussi à combler cette lacune à travers leur participation aux forums sociaux mondiaux.
Ces forums sont un point de rencontre et d'échange entre les mouvements sociaux et les mouvements contre le modèle néolibéral de globalisation. Ces forums ont aussi permis à ces groupes de comprendre et de s'adapter à ces nouvelles formes de mouvement et de tisser des réseaux entre eux.
Est-ce que le soulèvement du peuple Tunisien était une révolution ou un mouvement social révolutionnaire ?
Quels sont les impacts de l'absence d'un projet politique sur le processus de transition en cours ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.