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Livre - Economie : «Tunisie.compagnie» ou un projet exhaustif pour une Tunisie compétitive
Publié dans WMC actualités le 09 - 04 - 2012

Assurer une réelle compétitivité de l'économie tunisienne. Tel est le dessein de M. Fatah Mami, qui a été consultant dans le conseil et audit de gestion, directeur d'une société de négoce international dans le textile, et qui est aujourd'hui actif dans la promotion immobilière et dans la finance internationale.
Sa vision, il vient de l'exposer dans un livre dont le titre est tout un programme: «Tunisie.compagnie»*. Cette vision, l'auteur, né en 1960, dans la coquette ville d'Ezzahra, dans la banlieue sud de Tunis, et diplômé en sciences économiques, en mathématiques et en gestion des universités américaines, l'a exposé d'abord dans une série d'articles. Avant qu'il en fasse un livre qu'il a préféré par la suite abréger pour donner un document plus court, net et précis.
M. Fatah Mami s'insurge, dans le début de son ouvrage, sur le fait que les acteurs de la vie politique n'aient d'yeux, depuis l'avènement de la Révolution du 14 janvier 2011, que pour l'agenda politique. Feignant ignorer «les principales raisons de la révolte: le chômage, la stagnation du pouvoir d'achat, les malversations, la corruption, la marginalisation, les disparités régionales, l'injustice sociale».
Offrir à l'entreprise les moyens de donner le meilleur d'elle-même
Le constat fait, M. Fatah Mami passe à l'essentiel. C'est-à-dire à l'exposé de son projet visant à assurer une compétitivité de l'économie capable de venir à bout des différents problèmes notamment économiques auxquels fait face le pays. Pour cela, il semble dire que ce qui est aujourd'hui urgent c'est précisément de s'atteler au dossier économique laissant de côté, pour l'heure, les grands débats et polémiques sur les choix de société. Qui se doivent d'être tranchés par référendum.
Pour ce faire, l'auteur n'élude aucun débat sur les questions économiques et sociales. Des déficits budgétaires à l'emploi en passant par le rôle de l'Etat, à la nécessité ou non de maintenir la kyrielle d'aides, de primes ou encore des subventions servies aux entreprises, sans oublier la fiscalité et la corruption. Une vision complète qui ne peut être traitée voir évoquée exhaustivement dans ces quelques lignes. Une vision qu'il dessine à travers «des solutions pratiques, des programmes exhaustifs, des idées éclairées et une stratégie judicieuse».
Avec sans doute une idée-maîtresse: offrir à l'entreprise, qu'il semble placer au centre de tout son programme, les moyens de donner le meilleur d'elle-même. On l'aura, du reste, compris dès les premières lignes du livre «Tunisie.compagnie», M. Fatah Mami s'inscrit dans une vision on ne peut plus libérale de l'économie.
Rien d'étonnant dans ces conditions qu'il pense qu'il faut œuvrer en vue de «réduire et limiter la taille de l'Etat». Pour lui, une économie compétitive n'a pas besoin d'un Etat au budget surdimensionné. Et, il annonce la couleur en affirmant qu'il faudra «supprimer les subventions servies par l'Etat, transférer aux privés plusieurs activités assurées par l'Etat, réduire le train de vie de l'Etat, privatiser graduellement les pensions de retraite et l'assurance maladie».
«La subvention réduit la richesse»
Inutile de préciser que M. Mami ne voit pas d'un bon œil les subventions dont bénéficient des pans entiers de l'économie. Il avance dans ce cadre un argument massue: «la subvention réduit la richesse au lieu de l'augmenter; elle augmente la consommation».
Par contre, l'auteur n'est pas défavorable aux aides et aux primes à l'investissement. Mieux encore: il encourage à les servir au plus grand nombre: cela «évite les distorsions entre les secteurs», soutient-il.
Au chapitre de l'emploi, il plaide pour une dynamisation du secteur privé. Qui passe, entre autres, par la liberté du travail. Il estime, à ce juste propos, qu'«avec la liberté de licencier, les entreprises embauchent plus, parce qu'elles n'ont pas peur de se retrouver avec un excédent de main-d'œuvre, si leur activité diminue». Toujours, force est de reconnaître que si cet argument tient en matière de logique économique, dans les conditions socioéconomiques de la Tunisie actuelle, il l'est moins.
Cassant avec les peurs qui inhibent, sans doute, les efforts pour assurer un développement cohérent, il fait sauter le tabou de l'acquisition de biens immobiliers par les étrangers. «Pourquoi, s'interroge-t-il notamment, nous priver des capitaux, des compétences et du savoir-faire étrangers dans l'agriculture?» Et il poursuit: «Devons-nous préserver cette activité aux Tunisiens, alors que les trois-quarts de nos terres domaniales sont sous-utilisées, mal-exploitées ou carrément en friche?». Cette question ne comporte-t-elle pas des énigmes? N'est-elle pas opaque? «Pour exempter les projets de Sama Dubai, Boukhater, et d'autres investisseurs étrangers de la fameuse autorisation? (accordée pour tout étranger désireux d'acquérir un bien immobilier en Tunisie)».
Quid de la politique fiscale? M. Mami a des réponses. Dont, la suppression des droits de timbres et les droits d'enregistrement et leur remplacement par des honoraires de l'administration. Et encore: à part les TVA, les seuls impôts directs qui doivent rester sont ceux sur le tabac, l'alcool, le combustible et les droits de douane.
«Verser plutôt une aide alimentaire aux nécessiteux»
Côté fiscalité, l'auteur affirme et nous semble qu'il a raison- que «un régime démocratique, juste, ouvert, honnête, avec une fiscalité intelligente, simple et modérée, sera moins exposé à l'évasion et fraude fiscales».
Sur un sujet, sans doute lié, l'auteur pense que le meilleur moyen de combattre la corruption consiste à «augmenter la transparence et simplifier les formalités administratives; supprimer le contact direct entre le citoyen et le fonctionnaire; améliorer le service postal et développer l'administration virtuelle; et réduire les affaires et les ressources gérées par l'Etat».
Dans ce même ordre d'idées, il refuse les subventions servies dans le cadre de la Caisse de compensation pour les produits alimentaires et le maintien de l'assurance maladie dans le giron de l'Etat. Pour la première proposition, il affirme qu'il est préférable de verser «une aide alimentaire aux nécessiteux». Pour la seconde proposition, il soutient qu'il serait meilleur de voir les compagnies d'assurance remplacer la CNAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie).
Des propositions et bien d'autres que nous ne pouvons traiter, comme annoncées plus haut dans leur intégralité- pour faire réussir les projets salutaires de «Tunise.compagnie».


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