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L'Algérie, la crise, le FMI, la Banque mondiale et l'OMC…
Publié dans WMC actualités le 14 - 06 - 2014

Il paraît vraisemblablement à travers les faits constatés, les discussions entamées et les analyses effectuées par les érudits en la matière et les politologues que l'Algérie est en train vraiment d'entrer de plein fouet en période crise.
Depuis bien peu de temps, «le temps social» nous a habitués de causer sans trop de complexe de crises, de problèmes socio-économiques de politique et de “boulitique“. Des analyses s'opèrent subjectivement et individuellement, basées sur des références de tous bords portant sur les origines des différentes sortes de marasmes.
Nous nous sommes également forcées par la routine de notre inculture d'essayer de déterminer les conséquences afin d'amoindrir notre conscience et se faire dire qu'on est connaisseur en la matière sans vraiment l'être.
Tout cela est bien beau, les médias (radios- tv- internet- journaux- revues -livres..) nous ont abreuvés de diagrammes en bâtonnets, circulaires en graphes et courbes portant sur des statistiques et leur évaluation.
Pour nous indiquer et nous expliquer selon leur vision, les tenants et aboutissants de cette situation économique sociale et politique, pour enfin nous endormir de conclusions qui ne trouvent point d'ancrage sur le terrain. Par contre, ils se sont bien défendus pour nous faire dire ou pour nous dire que leur courant politique économique est dans la voie du salut merci Madame la rente, le désastre social est déjà à deux doigts…
Pour le lambda algérien, il ne s'agit point de trop se gratter les méninges, ni philosopher, ni analyser, ni prendre tout au comptant.
Les «donnes» réelles sont bien simples et il suffit de bien les palper et de les voir se manifester sans pour autant être un monsieur versé dans le «domaine». Nous entrons vif dans le «domaine».
La consommation chez nous dépend de l'ampleur et la disponibilité de la rente. Cette fameuse rente fait fonctionner le flux dans un sens de «l'import-import». Si ce flux se dévalorise ou se déprécie (prix et quantité baissent), c'est toute l'économie nationale qui se grippe fortement, suivie avec toutes les conséquences désastreuses et prévisibles.
Je me limite à un produit stratégique dont l'effet d'entraînement porterait des risques magmatiques: la consommation intérieure d'énergie. Soutenue par l'Etat, elle a pris une courbe ascendante, et dans un très proche avenir, la part destinée à la consommation intérieure provoquera une déformation certaine de la structure d'exportation dans le sens de la diminution de l'exportation (diminution de la rente) au profit d'une augmentation de la demande interne. La dette extérieure serait certes, après assèchement des réserves de changes, un palliatif, mais ses tenants et aboutissants sont bien trop connus par l'Algérien lambda (Bonjour Mister Plan d'Ajustement. Structurel = recette FMI et Banque mondiale; situation déjà vécue durant la décennie 90).
Par ailleurs, le parc auto qui a subi une augmentation vertigineuse (import) consomme sans rationalité une part très importante de la rente nationale (production de gaz et de pétrole).
Quant à nos marchés intérieurs de capitaux, de biens, de services, de main-d'œuvre, monétaire, technologie, aucune structure d'un équilibre n'est en vue, ni envisagée dans ces marchés suscités (inflation-chômage-bureaucratie…). Les mécanismes économiques ne fonctionnent pas selon des normes d'équilibre entre les différents marchés et même à l'intérieur du marché lui-même.
“C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches“ (Victor Hugo).
Par ailleurs, une adhésion probable à l'OMC (Organisation mondiale du commerce), tant décriée par nos décideurs, provoquera une hémorragie dans nos marchés où l'effet d'entraînement des coûts comparatifs (théorie de Ricardo) détruirait le ciment de la classe sociale ou la classe moyenne chutera vers le fond du puits, et ceux qui sont au fond du puits creuseront encore un autre double fond car la réalité des coûts et l'ouverture de tous les marchés plongerait le pays dans une crise insoluble.
Notre économie est dépendante des hydrocarbures (rente) et l'OMC a pour but principal de:
- La mise en place d'une procédure de déréglementation de tous les mécanismes modulant la sphère économique;
- Le libre-échange est d'essence idéologique, donc il faut une économie capitaliste = un marché libre = concurrence (théorie d'Adam Smith division du travail coûts et marché).
- Absence de barrières douanières sur les importations (Algérie pays musulman, APN a voté une motion pour l'interdiction des boissons alcoolisées que je sache! Résultat: l'Algérie est devenue le plus grand importateur de boissons alcoolisées). Une maxime livrée par un canard algérien: “la quantité de bière importée en une année par l'Algérie suffirait à remplir trois barrages… de bière.
- Les prix administrés ne seront plus envisageables (prix d'hydrocarbure, d'électricité, d'eau…, les prix alimentaires, pain, lait farine…).
- Notre économie (le peu d'industries existantes) n'est pas compétitive, la concurrence internationale les dévore d'un seul trait sur son passage (El Hallabas des frontières vous expliquerons mieux le système!).
- Le protectionnisme protège quand il y a une production nationale.
- Les subventions ont été tout le temps mal gérées et détournées de leur objet, car le seul bénéficiaire n'a jamais été le nécessiteux.
Si l'on regarde du côté de l'Amérique (exemple un peu trop utopique!) dans le marché des biens, la voiture n'est plus un symbole mais une nécessité. Cette nécessité devenue, à force des choses, quantifiable et donc pouvant être rationalisée. Cette culture de la rationalité américaine a permis de diminuer la consommation de carburant (en une dizaine d'années, la consommation d'énergie a chuté de près de 70%, par conséquent, l'importation a diminué de ce taux et les capitaux financiers n'ont pas subi une sortie importante, ceci pour ce qui concerne un seul et unique produit.
“Le libéralisme contemporain profite aux riches; et à personne d'autre“, Gilbert Keith Chesterton (poète et écrivain anglais). En Algérie, le sens inverse se produit de plus belle, la croissance de la demande interne incite fortement à augmenter l'importation, soit des sorties supplémentaires de capitaux et pour ceux qui nous procurent la rente; la consommation augmente par une diminution de la rente et l'effet de la crise se profile de plus beau.
Par conséquent, notre valeur ajoutée en dehors des hydrocarbures ne nous permet pas d'être digne d'un pays créateur de richesse. La faute, la responsabilité, l'inexactitude et l'incompétence reviennent à nos politicards autistes et infatués. Devant ce manquement, la seule issue pour eux est ce libre-échange que l'OMC s'en chargerait de mettre en place après les dévastations du FMI et la Banque mondiale de la décennie noire.
L'OMC nous dictera exactement comme ce que le FMI a déjà fait auparavant:
- une admonestation directe pour la «Sonatrach» afin de cesser tout monopole et donc facile pour l'absorber,
- la défense sans limite du système privé au détriment de l'intérêt public,
- le libre-échange avec des règles de jeux imposés par l'OMC au profit des détenteurs de capitaux,
- moins d'Etat et plus de privé dans toutes les sphères (économique sociale - politique).
Enfin, la situation antérieure avec le FMI se reproduit cette fois-ci autrement mais dans la même direction avec l'OMC et les dégâts de ce nouveau libre-échange ne ferait point avancer le pays vers la prospérité.
Le marché de capitaux serait privatisé, le marché monétaire ne dépendrait plus de l'Etat… le riche s'enrichit très bien et le pauvre s'appauvrit très mal.
L'autisme des gouvernements successifs a banni toute énergie, partant du pacte du 1er Novembre à aujourd'hui. Nos élites fonctionnaires sont devenues de simples carriéristes, nos élites élitistes sont hors du jeu et nos élites éloquentes sont trop passives pour procéder à un éventuel changement.
Source : reflexiondz.net


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