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Les sociétés d'assurances et le mépris de la loi
Publié dans WMC actualités le 29 - 08 - 2006

Un chauffeur de taxi qui va souscrire un contrat d'assurances dans une société tunisienne se voit refuser sa demande au prétexte que ces sociétés ont dépassé le quota qui leur a été alloué. Le problème est tellement ancien, connu par tous les chauffeurs de taxi et louages (taxis grandes distances) qu'il est totalement inutile de l'aborder de nouveau.
Il semble que cette politique ait été étendue à d'autres catégories de véhicules : les camionnettes ! Désormais, les agences d'assurance ne les assurent plus et renvoient les clients vers le siège où l'on est à jour question quota.
La mesure est valable pour toute souscription de nouveau contrat que ce soit pour un véhicule neuf ou d'occasion. Et si vous êtes déjà client, que vous avez vendu votre camionnette et que vous voulez transférer ce contrat sur le nouveau véhicule acquis, on vous dit que le transfert est interdit. On accepte, à la limite, de vous rembourser le reliquat de vote ancien contrat (s'il reste plus que trois mois), mais il est hors de question de transférer le contrat d'assurances d'un seul client d'un véhicule ancien vers un véhicule neuf.
Il se trouve que ces mesures sont totalement hors la loi et contraires aux réglementations du code du commerce qui interdit le refus de vente ou encore la vente conditionnée (qui serait appliquée également chez certains assureurs). L'ODC fait (comme d'habitude) le silence radio et refuse d'obliger les assureurs à assumer leur rôle. Car ce qui motive les décisions de ces assureurs, c'est qu'ils accusent des pertes énormes à cause des chauffeurs de taxi et des camionnettes, responsables, selon eux, de la majorité des accidents. Il y aurait également du trafic et des accidents fictifs.
Enfin, nul ne nie le montant exorbitant des pièces détachées. Seulement voilà, il y a lieu de s'interroger sur le rôle d'un assureur ? Y a-t-il un assureur dans le monde qui refuse de faire son travail sous prétexte que le nombre d'accidents est élevé sur une niche particulière ? Mais passons.
Suite à de longues discussions entre le ministère des Finances (autorité de tutelle) et la Ftusa (Fédération des assureurs), on a fini par trouver cette porte de sortie des quotas. Il faut dire que le ministère des Finances a tout fait pour trouver cette solution mi-figue mi-raisin qui ménage la chèvre et le loup. Mais la solution prouve déjà ses limites puisque le citoyen se trouve renvoyé d'une compagnie à une autre à la recherche de celle qui n'a pas atteint son quota. Il pense aller dans une agence régionale et résoudre son problème de contrat, mais on le renvoie vers le siège (et la majorité des sièges des assureurs se trouvent au centre ville) avec tout ce que cela cause en pertes de temps, d'énergie et d'argent.
Le problème souvent évoqué par les assureurs est la question des primes qui ne couvrent pas le risque. Autrement dit, on veut que l'autorité de tutelle les autorise à pratiquer les prix qu'ils désirent ! Ceci peut sembler logique dans une économie libérale et ouverte.
Seulement voilà, la logique exige aussi que les assureurs fassent bien leur travail et limitent leurs dépenses avant de penser à la solution facile d'augmenter les primes (comme si elles n'avaient pas augmenté suffisamment ces dernières années).
Quand on nous dit qu'il y a des accidents fictifs commis par des assurés pour obtenir réparation aux frais de la princesse de leur véhicule, l'assureur se doit obligatoirement de bien faire son enquête avant de passer aux remboursements. Exiger par exemple le témoignage de personnes ayant assisté à l'accident. Dresser une liste noire de ces personnes qui essaient d'arnaquer les assurances et leur imposer (via la Ftusa) des tarifs élevés pour leurs tentatives d'arnaque. Pourquoi faut-ils que les bons conducteurs paient toujours et éternellement pour les autres ? Si les sociétés d'assurances sont incapables d'enquêter sur les accidents qu'elles reçoivent, ce n'est pas à leurs clients de payer cette incompétence !
L'autre point lié à la gestion de la société est relatif aux ressources humaines de ces propres entreprises. Au lieu des salaires élevés, des primes et des confortables marges bénéficiaires que reçoivent les agents généraux, on peut penser à une petite réduction de ce côté afin d'équilibrer les budgets. On peut également penser à utiliser les nouvelles technologies pour réduire certains frais (pourquoi par exemple exiger de développer des photos argentiques au lieu de se suffire de photos numériques ?).
Taper éternellement sur le client, lui imposer son diktat en profitant de l'absence de compagnies étrangères sur le terrain et l'absence de réaction de l'ODC n'est pas digne d'un pays comme le nôtre. Nos avancées sont nombreuses, il faut que ce secteur soit également touché par ces avancées.
R.B.H.


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