Fatma Mseddi : où est l'Etat ?    Incendie à l'usine de tabac de Grombalia : un député pointe l'indifférence des responsables    Trafic international avorté : saisie de drogue et arrestation de plusieurs suspects    Rafaâ Ben Achour: Sur l'illégalité de la révocation par les Etats-Unis des visas des représentants de la Palestine    Une piqûre de scorpion tue une femme enceinte : comment réagir dans de tels cas ?    Libye : des troupes armées déployées autour de Tripoli, l'ONU lance l'alerte    Croix-Rouge : L'évacuation de la ville de Gaza en toute sécurité est « impossible »    Evacuation d'un demi-million de Pakistanais au Pendjab à cause de fortes pluies    Les remorqueurs stoppent leurs activités face à une crise financière    Gabès : face au système oasien en péril, l'Union régionale de l'agriculture réclame l'intervention du ministère    Ooredoo Music Fest by OPPO 3.0 : Un succès éclatant à Sfax    Le spectacle « Ragouj »' à Carthage rend hommage aux icônes de la scène artistique    Mondial U21 de volley-ball : la Tunisie termine dernière après sa défaite face au Maroc    Eliminatoires Coupe du Monde 2026 : Le sélectionneur national, Sami Trabelsi, dévoile sa liste    Le ministère des Domaines de l'Etat lance un concours pour recruter des ingénieurs    Tunis : arrêt du remorquage et de l'assistance routière dès le 1er septembre    Quand les mots perdent leur sens : Faouzi Ben Abderrahman décortique la novlangue du pouvoir    Réorientation universitaire : la liste des résultats publiée    TMM : une stabilité à 7,50 % en août    Kaïs Saïed : malgré les manœuvres des comploteurs, les choix du peule se concrétiseront    Championnats du monde d'athlétisme : la Tunisie sera représentée par quatre athlètes à Tokyo    Météo : chute des températures et orages attendus    Hammamet et Golfe de Gabès: deux secousses telluriques ressenties    Le président Saïed : La Tunisie résolue à aller de l'avant malgré les dysfonctionnements de certains services publics    L'INM prévoit un automne plus chaud et plus sec que la normale    Mandat de dépôt en prison à l'encontre de la femme accusée d'avoir brûlé des chats vivants    Washington refuse des visas à des responsables palestiniens avant l'Assemblée générale de l'ONU    Sejnane : le blocage foncier du projet de village artisanal bientôt levé    Le ministre de la Défense reçoit une délégation du congrès américain : le développement de la coopération militaire au coeur de la rencontre    Mohamed Abbou : il faut arrêter les contre-vérités sur le recrutement des diplômés chômeurs    ATL Leasing : bénéfice net en hausse de plus de 10% au premier semestre 2025    Kais Saied : La nationalité et le dévouement, critères essentiels pour les recrutements    Soldes d'été : légère baisse de la fréquentation    Journée du Savoir : le Président honore l'excellence et la mémoire des élèves disparus    Les larmes de Kaïs Saïed    Kamel Néji quittera la présidence du conseil d'administration de l'UIB à la fin de l'année    Trump réduit le séjour des étudiants et journalistes étrangers aux Etats-Unis    L'Ambassade de Tunisie à Bagdad dément l'annulation du visa ordinaire pour les Irakiens    Le lion de Chemtou retrouvé au Vatican ? Que sait-on de ce trésor tunisien ?    Match CAB CA  : la FTF annonce une tolérance zéro face aux agressions    Oscars 2026 : Kaouther Ben Hania représentera la Tunisie avec « La Voix de Hind Rajab »    Jet de projectile contre un arbitre : le match CA-CAB suspendu    Brad Pitt et Joaquin Phoenix soutiennent le film de Kaouther Ben Hnia sur Hind Rajab    Djerba : la Mosquée Maazouzine a bénéficié d'un Chantier-Ecole de restauration exemplaire    Djerba abrite le Festival des Littératures du Sud "Kotouf Sud Festival" en octobre    JCC 2025 : ouverture des inscriptions pour la section Carthage Pro et les ateliers Chabaka et Takmil    Zaineb Naoui offre 3 médailles d'or et 3 médailles d'argent à la Tunisie aux Championnats d'Afrique d'haltérophilie 2025    Eya Hosni et Yasmine Radhouani offrent une pluie de médailles d'or à la Tunisie aux Championnats d'Afrique d'Haltérophilie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le dinar ne cesse de se déprécier
Publié dans WMC actualités le 13 - 09 - 2006


Est-ce la bonne solution ?
Par Abou Sarra

Le dinar a tendance à connaître un trend baissier. Cette situation semble s'inscrire dans la durée. Au regard des chiffres de change des deux dernières décennies, la dépréciation de la monnaie nationale a tendance à prendre, de plus en plus, une dimension «structurelle», et partant, à conférer au dinar le statut de monnaie faible, c'est-à-dire une monnaie qui se déprécie régulièrement face aux monnaies fortes.
Selon des statistiques de la Banque centrale de Tunisie (BCT), en 2005, le dinar s'est déprécié à un rythme plus rapide, vis-à-vis des deux principales monnaies d'endettement et d'investissement du pays : l'euro et le dollar.
En effet, par rapport à l'euro, le dinar s'est déprécié de 1,3%, passant de 1,590 à 1,611 dinar pour un euro. Cette tendance à la dépréciation s'est accélérée en 2006. Actuellement, un euro s'échange contre 1,677 dinar.
Depuis 2001, le dinar se déprécie par rapport à la monnaie européenne à un rythme moyen de 5% par an, avec une pointe de 8,6% en 2003 et une baisse de 4,1% en 2005.
A titre d'exemple, cette dépréciation est perceptible à travers la hausse croissante des prix des voitures populaires importées en euro. Au regard d'ensemble sur les prix affichés chez les concessionnaires, de nos jours, ces véhicules n'ont rien de populaire.
Idem face au dollar, le dinar s'est déprécié, à un rythme beaucoup plus rapide, soit -9,6%. Son cours est passé de 1,229 dinar à 1,359 dinar pour un dollar. En 2006, le dollar s'échange en moyenne contre 1,305 dinar.
Les observateurs de l'économie tunisienne, tels que la mission économique française en Tunisie, expliquent «cette accélération de la baisse de la valeur internationale du dinar par une volonté de la BCT de préserver les parts de marché du pays dans le commerce international». A titre indicatif, ils mettent à l'actif de cette politique de change de la BCT «la bonne résistance des exportations de textile/habillement de la Tunisie».
Décryptage : la dépréciation du dinar favorise les exportations. Elle est utilisée par les autorités tunisiennes pour doper les produits tunisiens et améliorer leur compétitivité à l'exportation.
Globalement, cette tendance baissière est donc le résultat d'une politique délibérée de la BCT, une tendance que les bailleurs de fonds (Banque mondiale et Fmi) s'en félicitent en raison de la souplesse de change qu'elle favorise.
En 2006, le Fonds monétaire international (FMI) a plébiscité l'économie tunisienne. La mission qu'il avait dépêchée en mai dernier en Tunisie a notamment écrit, à ce propos : «les réformes fondamentales, alliées à une politique de change souple, ont contribué à la consolidation de la compétitivité de l'économie tunisienne et au développement des exportations».
Ce plébiscite est un gage de reconnaissance internationale de la justesse de la politique de change menée par la Tunisie. Moralité : il n'y a pas de dérapage majeur.
Officiellement, à travers cette politique de change, la BCT vise, effectivement, à préserver la valeur de la monnaie en maîtrisant l'inflation, à corréler la croissance de la masse monétaire avec celle de l'activité économique et à booster les exportations, l'ultime objectif étant la réalisation d'un meilleur équilibre de la balance des paiements.
Néanmoins, cette ‘'dépréciation-dopage'' a tendance à durer dans le temps. Elle n'est plus dictée par des exigences conjoncturelles telles que le temps matériel exigé pour passer d'une économie régulée à une économie de marché.
Pour mémoire, le dinar n'a cessé de baisser depuis le début des années 80. Deux périodes méritent d'être signalées. De 1983 à 1991, le taux de change effectif nominal (TCEN) du dinar a connu une période de dépréciation d'un peu moins de 5% par an. A l'inverse, tout au long des années 90, le taux de change effectif réel (TCER) du dinar est resté beaucoup plus stable, avec une dépréciation moyenne d'environ 1% par an.
Au-delà de toutes ces indications rébarbatives, un débat sur l'avenir du dinar mérite d'être enclenché autour de trois alternatives majeures.
Faut-il opter pour un dinar faible aux fins de favoriser les exportations pour conquérir des parts de marché ? Ce dossier se défend bien. Est-il nécessaire de rappeler ici, à titre de référence, que les miracles allemands et japonais n'ont été rendus possibles que par la dévaluation du mark et du yen sur la période 49-65 pour le premier et jusqu'au milieu des années 80 pour le second !
Faut-il, au contraire, opter pour un dinar fort qui favorise les importations et la crédibilité du pays auprès des investisseurs étrangers et des marchés financiers ? Ceux-ci sont attirés par une monnaie "forte" car elle a comme corollaire une montée des taux d'intérêt, lesquels taux d'intérêt se traduisent par la rentabilité accrue du capital, qui peut ainsi se (re-)valoriser.
Faut-il enfin opter pour le modèle américain qui laisse le taux de change aux aléas du marché ?
Le débat est ouvert.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.