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SAMEF : du management à l'emploi sur mesure
Publié dans WMC actualités le 03 - 09 - 2008

Au 23 rue Emir Abdelkarim, quelque part à Mutuelleville, le silence qui règne sur les lieux ne peut ne pas surprendre. Ni va-et-vient. Ni visiteurs. Ni conversations. Pas même le tintamarre du téléphone. Apparemment, d'ailleurs, très peu de bureaux. Et un calme total. Même la secrétaire, le combiné pendu à l'oreille, parle très peu. Presque pas du tout. Tout juste le nécessaire : « D'accord, je vais vous annoncer auprès de lui ». Et lui, petit sourire aux lèvres, reçoit en ouvrant bien grands la porte de son bureau et les bras. Pourtant d'un certain âge, il garde la carrure imposante d'un ancien handballeur qu'il n'avait peut-être jamais été. Salle d'une sobriété étonnante. Pas l'ombre d'un luxe. Mais une bibliothèque à rayons infinis renvoyant quasiment les mêmes intitulés : ‘‘Management'', ‘‘Formation'', ‘‘Développement'', ‘‘Etudes stratégiques'', etc. Et soudain un appel téléphonique : « Oui, je t'ai appelé pour une étude exhaustive sur la filière huile en Tunisie. Je la voudrais pour demain après-midi au plus tard. Merci ». Incroyable ce que le ton peut être doux et péremptoire à la fois. Mais on comprend vite que l'homme est tout simplement un monument en soi. Tout part et revient sur son bureau sur des directives bien gentilles mais à valeur de sommations.

De CEGOS à SAMEF

Créée en 1926, la Société CEGOS, implantée à Paris, est depuis longtemps passée leader européen de la formation professionnelle, du management et du développement des compétences. Parmi ses filiales, elle comptait une à Tunis dans les années 70 avec pour vocation essentielle la formation professionnelle en entreprise. Dans le même temps, lui, le Dr. Taoufik Rabah, était directeur de Cabinet du ministre de l'Education et directeur de la Planification du même département. Il devait en 1974 être détaché par le gouvernement tunisien auprès de CEGOS à Paris en vue de superviser les activités de la Société parisienne dans les pays arabes, tout en assurant la direction technique de CEGOS Tunisie qui finit par être nationalisée en 1977 sous le nom de SAMEF (Société d'Assistance en Management, d'Etudes et de Formation). Profil le mieux indiqué, le Dr. Taoufik Rabah en prend les rênes et développe l'activité « Formation et perfectionnement professionnels » à l'intérieur des entreprises. Mais c'est ainsi qu'ont petit à petit été exprimés les besoins des entreprises tunisiennes en matière de formation professionnelle en entreprise. Elle, la SAMEF, dite de consulting et de développement, est lancée à dessein de créer de nouveaux concepts en management. En gros, elle agit dans les domaines des études stratégiques et sectorielles, de développement, de privatisation, environnementales, de marketing et de développement commercial, cependant que ses départements spécifiques opèrent dans pratiquement tous les domaines touchant au secteur bancaire, à l'hôtellerie, au développement industriel, agricole et agroalimentaire pour ne citer que quelques uns. Société anonyme, elle compte, entre autres actionnaires, son propre personnel, mais aussi la BTKD, la BTEI, la Société Dalmas, l'ONA, etc. Le long de son existence, SAMEF a réalisé plus de cinq mille interventions d'études, d'organisations et de conseils en Tunisie et à l'étranger, l'élaboration de plus de six cents plans de formation pour le compte d'entreprises publiques et privées, et l'accueil de quelque soixante mille cadres et agents en stages de perfectionnement et de formation. Son capital se monte à 220 mille dinars. Soit. Mais son chiffre d'affaires de l'exercice 2007 ?... « Pas mal…, respectable, disons… », répond le Dr. Rabah avec un sourire fort aimable mais qui n'autorise guère la discussion.
Les bébés de SAMEF
En bonne mère de famille, SAMEF a fait des bébés. Et plutôt, bien dodus. Le premier, né en 1989, est baptisé S 2 i (Société d'Ingénierie Informatique et de Communication) et confié à M. Maher Rabah avec un capital de 500 mille dinars et une vocation portée sur les solutions réseaux informatiques et de télécommunications. Ses sept départements spécialisés sont orientés vers la micro-informatique, les réseaux LAN (serveurs d'entreprise…), les réseaux WAN (routeurs et commutateurs, modems…), la sécurité réseaux (anti-virus…), la formation (inter et intra entreprises…), l'ingénierie (stratégies de communication et de technologies de l'information…) et les services à valeur ajoutée (assistance…).
Le second arrive en 1991 sous le nom de Top Ingénierie (Société d'Etudes Techniques et de Promotion Technologique) et est doté d'un capital d'un peu plus de 60 mille dinars. Ses champs d'activités sont liés à l'ingénierie d'entreprise, l'ingénierie informatique, le génie industriel et environnemental, le management industriel, l'ingénierie de la qualité, les études et les audits techniques, ainsi que la formation et le développement des qualifications techniques.
Prospective Institute est le dernier-né de SAMEF. C'est, plus précisément, un Institut supérieur des sciences de la communication, d'ingénierie de la qualité, et de technologies pédagogiques. Ses points forts s'articulent autour de l'ingénierie de la communication, du management des systèmes d'information, de l'ingénierie de la qualité, de l'assistance technique, et du développement de partenariat. On lui reconnaît également la modernisation des entreprises par l'introduction des technologies du numérique : le E-learning, le E-commerce et le E-management.

Vers l'emploi sur mesure

Ainsi, la SAMEF a été une véritable source d'innovation et de développement d'expertise et l'on note aujourd'hui la création de plus de 30 bureaux et cabinet d'études, de conseil et de formation par des promoteurs qui ont fait école à la SAMEF dans de nombreuses spécialités.

Manifestement, SAMEF ne se contentera pas de trois bébés, elle qui s'apprête à accoucher d'une…université. Le Dr. Rabah parle plutôt d'une académie. Un peu chiche, le projet ne se dévoile pas tout à fait pour le moment. Il va s'agir, grosso modo, d'un institut supérieur appelé à dispenser un enseignement à même de garantir l'emploi immédiat à l'étudiant. Ou peut-être ce qui revient au même de garantir à l'entreprise tunisienne le profil qu'il faut à la place qu'il faut. Fort imprégné des faiblesses et des besoins de l'entreprise, le Dr. Rabah pense ainsi atteindre deux objectifs d'un seul coup : limiter autant que faire se peut l'oisiveté des diplômés du supérieur, mais en répondant aux besoins réels et spécifiques de l'entreprise tunisienne. Nous reviendrons un jour sur ce projet qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre et de salive.
Sur les pas de CEGOS ?
Le géant européen CEGOS compte dix filiales un peu partout en Europe mais aussi en Chine, et emploie quelque 1 200 collaborateurs dont 700 consultants. Et tout porte à croire que SAMEF est sur ses pas, elle qui est implantée en Mauritanie, au Maroc, en Libye, en Egypte, à Madagascar, au Mali et en Algérie. Au total, elle compte 120 employés dont une cinquantaine de consultants.
Son projet d'université lui confèrera une tout autre dimension.


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