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les banques tunisiennes à la rescousse
Publié dans WMC actualités le 30 - 10 - 2008

Les pertes n'en finissent pas, il y en a tous les jours. Celles des produits financiers dérivés des subprimes sont évaluées à 60 mille milliards, quand à celles enregistrées au niveau des bourses à l'échelle internationale, elles sont de l'ordre de 25 mille milliards de $. Ces chiffres de la désolation représentent un pâle reflet des conséquences de la crise qui décidemment n'a rien d'ordinaire. Les 4 mille milliards de $ en plans de sauvetages mis en place tant aux USA qu'en Europe ne pourront pas ralentir son avancée et ses répercussions sur l'économie réelle et la croissance dans le monde.
La question obsédante qui revient toujours reste qui a pu déclencher une crise pareille ? Seraient-ce ces golden boys, jeunes surdoués de moins de trente cinq ans, qui, dans leurs ambitions démesurées de s'enrichir, ont créé autant d'armes financières de destruction massive sous forme de dérivés des produits de titrisation plus sophistiqués les uns que les autres? Serait-ce les guerres menées par les USA contre le terrorisme, l'Afghanistan et l'Irak et où ont été englouties des sommes d'argent phénoménales ? Serait-ce la défaillance des organismes de contrôle, les agences de notation ? Le laisser faire, laisser passer credo de la politique économique libérale ? Serait ce le manque de discernement des dirigeants des grandes banques américaines et européennes qui n'ont pas su évaluer le fossé qui se creusait de plus en plus entre le secteur financier et l'économie réelle et qui avaient laissé libre cours à la fraude et à la spéculation?
« Les banques sont en état de faillite par la faute de banquiers incompétents et malhonnêtes qui ont orienté l'investissement vers la spéculation financière l'éloignant de l'économie réelle a déclaré Roosevelt parlant de la crise 29» rétorque Rchid Khleifi, Professeur universitaire et expert international. M.Khleifi qui cite à ce propos, Aristote qui, en son temps déjà, parlait de la différence entre l'économie signifant en grecque la bonne gestion des affaires de la maison et « chrématistique » qui désignait l'accumulation de la richesse pour elle-même et qui, selon lui, est contre nature et déshumanisent ceux qui s'y livrent. Cette quête de la richesse s'est traduite aujourd'hui par le développement rapide d'un secteur financier qui s'est complètement détaché de la sphère économique réelle et qui, en tombant, l'a menée à sa perte.
Aucun pays ne pouvant prétendre être épargné par la crise dans un tel contexte de mondialisation, que doivent faire les pays émergents ?
Pour M.Khleifi, il est grand temps que le monde entier revoie les principes sacro-saints du capitalisme et que les Etats assument plus leurs rôles de régulateurs de l'économie.
Il appelle à prohiber la spéculation dans les secteurs de l'immobilier, de l'agriculture et de l'énergie. « Pour pouvoir résister aux contrecoups de la crise, il faudrait, dit-il inviter nos diasporas partout dans le monde à investir et épargner dans leur pays, tout comme il faudrait accorder au secteur agricole l'importance qu'il mérite pour garantir la sécurité alimentaire et renforcer les activités agroalimentaires ». Sans parler, concernant la Tunisie, de la nécessité de développer ses relations économiques avec ses voisins et se constituer en groupements pour être plus forts et plus résistants par rapport aux mutations économiques en train d'être opérées partout dans le monde.
« Il faut reconnaître, affirme Mohamed Saleh Souilem, directeur des Marchés et de la Gestion des réserves à la BCT que la démarche prudente entreprise par la Tunisie tout d'abord au niveau de la gestion du secteur financier et ensuite dans sa réactivité par rapport à la crise lorsque ses prémices ont commencé à apparaître sur les marchés asiatiques en 2007, a été efficace pour contenir ses effets. Il a affirmé parlant de la Bourse de Tunis, approuvé par Mohamed Bichiou, son directeur général que cette institution financière solide et proche de l'économie réelle n'a pas vraiment souffert de la crise. La baisse enregistrée en octobre a été la conséquence de quelques actes individuels de vente de titres de la part d'investisseurs étrangers et qui ne pèsent pas lourd par rapport au potentiel de la Bourse. La Bourse de Tunis a affirmé, M.Bichiou reste largement bénéficiaire à ce jour.
Les sociétés off shore non résidentes pourraient contracter des prêts en Tunisie
«Dans le but de préserver notre outil de production et protéger l'emploi, nous avons proposé au gouverneur de la banque centrale de mettre en place une réglementation nous autorisant à accorder des prêts aux entreprises étrangères non résidentes dont les sociétés mères trouvent des difficultés à contracter des prêts auprès de leurs banques nationales » a déclaré Moncef Dakhli, PDG de la BNA. La condition serait que ces sociétés rapatrient une partie de leurs chiffres d'affaires en Tunisie afin qu'elles s'acquittent de leurs dettes auprès des banques tunisiennes. « Les autorités sont très réceptives par rapport à nos propositions, nous voulons tous protéger le tissus entrepreunerial existant dans notre pays » affirme M.Dakhli.
Des mesures pareilles iraient dans le sens du renforcement du secteur privé tunisien et de la sécurisation de ses partenaires stratégiques outre mer.
Car qu'on le veuille ou pas, le secteur privé vit un malaise fait de doutes et d'appréhensions par rapport à l'impact d'une crise qui n'est qu'à son début. « Avons-nous les moyens et les capacités nécessaires pour y faire face. Comment devrions nous réagir par rapport à ses retombées sur notre économie ? Pour l'instant, tout ce que je peux dire, c'est qu'il faut être prudents et préparer différents scénarios pour parer à toutes les éventualités en suivant de près l'évolution de la crise à l'échelle de nos partenaires traditionnels européens » a déclaré Hédi Djilani, Président de l'UTICA. Le problème de l'emploi ne pourrait et ne saurait en aucun cas être résolu sur un niveau purement national. D'où l'importance des IDE a déclaré M.Djilani et d'où la gravité de la crise financière dans les conséquences qu'elle peut avoir sur eux. « Notre économie est en partie dépendante de l'économie européenne et à mesure que les pays européens souffriront de la crise, il y a risque pour que nous en souffrions également. Car dans un climat de récession, le consommateur européen par réflexe de défense tempère ses achats ce qui se répercute directement sur les entreprises ». Les secteurs qui seront les plus touchés par la récession économique européenne ? Ce sont le tourisme, les textiles et l'industrie des composantes automobiles car les carnets de commande des sociétés tunisiennes seront certainement touchés, répond le patron de l'UTICA.
Pour contenir les effets de la crise, il est important de développer des stratégies de communication ciblées grand public, secteur privé afin de les éclairer sur ses origines et de les préparer à riposter du mieux qu'ils peuvent.
La cellule de veille placée sous la responsabilité de la banque centrale a pour mission de préserver les acquis de l'économie tunisienne et de prendre les décisions qui s'imposent pour le faire.
La prudence est mère de toutes les vertus et la vigilance reste de rigueur, car les faits pourraient contredire l'assurance affichée par un député quant au fait que notre pays puisse être touchée par la crise
Juste un rappel historique, la crise 29 à l'origine de la deuxième guerre mondiale, a démarré aux States, les soldats allemands et alliés ont débarqué sur le sol tunisien. En ces temps, on ne parlait même pas de globalisation


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