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Le tourisme et l'autorisation du gouverneur !

Le tourisme est sans doute un des secteurs clé de l'économie Tunisienne. Il a joué le rôle de secteur moteur pour le reste de l'économie pendant plusieurs années. Il a été et il demeure un des secteurs les plus importants en termes d'emploi et de revenus en devises. La Tunisie a choisi, dés le début, de porter ses efforts sur le tourisme de masse. Ce choix, critiqué de toutes parts, a eu le mérite de créer une tradition de tourisme dans un pays qui n'en avait pas. Il a eu surtout le mérite de mettre la Tunisie sur la carte du tourisme mondial et d'en faire une des destinations touristiques les plus importantes de la méditerranée.
Nous sommes donc en présence, d'un secteur qui représente en moyenne plus de 5% du PNB et plus de 25 % des recettes en devises. Nous sommes aussi en présence d'un parc d'hôtels qui constitue un formidable atout pour l'avenir, qui nous permet de repenser la stratégie et de se doter de nouveaux moyens.
Il est clair que le tourisme de masse n'est plus rentable. La concurrence entre les destinations ayant fait le même choix (tourisme de masse) est telle que les prix pratiqués peuvent être qualifiés de «prix destructeurs». Ils détruisent la qualité, dévalorisent l'image de la destination et surtout compromettent sérieusement l'avenir en favorisant entre autres une situation d'endettement excessif de certaines unités hôtelières.
L'erreur n'est donc pas d'avoir fait le choix du tourisme de masse pendant les années 70, 80 et 90. L'erreur serait de s'entêter à garder la même stratégie et de continuer à faire un marketing cher et qui n'atteint pas toujours le résultat escompté. Il suffit pour cela de considérer deux chiffres. Le premier chiffre est celui de la très faible dépense moyenne par touriste. Le deuxième est plutôt un ratio : il s'agit du taux de retour qui exprime un échec en matière de fidélisation de la clientèle qui, de par sa nature même, est difficile à fidéliser.
Quelle est la solution ? Et d'ailleurs y a-t-il une solution ou plusieurs ? Difficile à savoir ! Ce qui est par contre certain est qu'une réflexion doit être engagée afin de définir une nouvelle stratégie et doter le secteur de nouveaux moyens. La nouvelle stratégie pourrait être élaborée autour de deux idées, voici quelques suggestions :
La première, consiste à se concentrer sur les spécificités du produit touristique Tunisien. Ces spécificités sont heureusement nombreuses :
- Les 3000 ans d'histoire et les sites archéologiques ;
- La diversité des paysages naturels : les côtes, les montagnes, le désert, les oasis, etc…
- Les spécificités culturelles ;
- Le climat et notamment la douceur de nos hivers.
Se concentrer sur les spécificités du produit est souvent la meilleure stratégie face à la mondialisation. Axer une stratégie autour des spécificités du produit implique une montée en gamme afin de changer, progressivement et de manière sagement dosée, l'image du produit : d'un tourisme de masse vers un tourisme de luxe. Il est évident que cela implique un fort encadrement du secteur pour que l'intérêt national soit protégé dans ce domaine et pour que l'on déplace la concurrence vers l'extérieur. Ensemble, les opérateurs seront en concurrence avec l'extérieur au lieu de se livrer une concurrence à l'intérieur.
Un programme d'amélioration de la qualité peut être tracé avec tout ce qu'il implique comme effort de formation, d'encadrement, de rénovation des unités hôtelières et de développement d'un environnement capable de favoriser l'émergence d'un produit touristique luxueux et spécifiquement Tunisien.
La deuxième, concerne la fidélisation du client étranger et le renforcement du rôle du tourisme en tant que secteur moteur avec de puissants effets d'entraînement sur le reste de l'économie.
Je me réfère ici à la fameuse autorisation du Gouverneur qui semble bloquer un développement vertueux du secteur du tourisme.
L'accès des étrangers non résidents à la propriété immobilière dans les zones touristiques, ou ailleurs en excluant les terres agricoles si l'on veut, peut être un facteur de forte impulsion à ce secteur.
L'étranger qui possède un appartement, un bungalow, une villa ou un palace en Tunisie est un client fidélisé de fait, il revient plus d'une fois par an, « il est chez lui ». De ce fait il contribue à la création d'emplois, il achète des biens et des services de toutes natures sur le marché local (ce qui équivaut à des exportations). Il s'agit là par définition d'une clientèle à fort pouvoir d'achat qui contribuera au passage rapide vers un produit touristique luxueux.
Où serait le risque pour notre pays ? Peut- on continuer à avoir peur de voir des étrangers accéder à des propriétés de ce genre ?
Les effets d'entraînement d'une telle mesure peuvent être extrêmement positifs. Imaginons l'impact sur les secteurs de la construction, de l'ameublement, du para touristique etc. Essayons d'en mesurer l'impact au niveau du rythme de croissance économique et à celui de la création d'emplois.
Cependant il est important de souligner qu'il faudrait pour cela une stratégie qui va jusqu'au bout de la logique de cette nouvelle attitude. Il ne peut pas y avoir de demi mesures. Il faudrait en effet :
- Supprimer purement et simplement l'autorisation du Gouverneur pour l'accès à la propriété (ou pour les transactions sur ce type de propriété en général) sans chercher à la remplacer par autre chose ;
- Ne pas chercher à limiter cette propriété à certaines zones touristiques. Il y aurait lieu de laisser le choix aux promoteurs et aux clients étrangers ;
- Mettre en place des techniques de financement de cet accès à la propriété afin de le faciliter et de l'encourager au maximum ;
- Elaborer une stratégie marketing appropriée. L'accès à la propriété de ce genre d'actifs immobiliers est devenu prohibitif en Europe et dans d'autres pays. Il peut être beaucoup moins cher et de bien meilleure qualité chez nous.
La baisse des coûts du transport aérien est, d'ailleurs, de nature à renforcer notre avantage compétitif.
Les emplois que nous risquons de perdre à cause du démantèlement des AMF (Accords Multi Fibres) peuvent être remplacés par un développement des secteurs du tourisme, de l'agriculture et de l'agroalimentaire basé sur nos spécificités.


07 - 01 - 2005 :: 07:00
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