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Abdallah Rebhi : la Tunisie est sous le seuil de pauvreté en eau
Publié dans Business News le 21 - 03 - 2025

L'ancien secrétaire d'Etat chargé des ressources hydrauliques et de la pêche et expert international, Abdallah Rebhi, est revenu, vendredi 21 mars 2025, sur la situation hydrique du pays et les solutions pour y remédier.
M. Rebhi a estimé, lors de son passage dans l'émission Expresso de Wassim Ben Larbi sur Express FM, que la situation actuelle de la Tunisie en termes de précipitations est très bonne, la plupart des régions ayant dépassé les moyennes, à l'exception du nord-ouest du pays.

Les réserves en eau dans les barrages s'élèvent actuellement à 841 millions de mètres cubes, pour un taux de remplissage de 35,5 %, ce qui, selon lui, représente une bonne saison.
Ainsi, il considère que la situation est globalement en dessous de la moyenne, mais légèrement meilleure que l'année dernière. Il a exprimé l'espoir que les précipitations de fin mars et d'avril permettront de consolider les réserves de certains barrages, comme celui de Sidi Salem, dont le taux de remplissage est d'à peine 20 %. Certes, il estime que la situation hydrique du pays n'est pas critique, mais qu'il faut rester prudent.

L'expert a également indiqué que la part d'eau par habitant dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) est faible, en soulignant que 80 % des pays de cette région sont confrontés à des problèmes d'eau. Il a précisé que les précipitations dans cette zone ne représentent que 2 % des précipitations totales de la planète, alors que sa superficie équivaut à 10 % de la surface mondiale. Il a aussi rappelé que seulement 1 % des précipitations se traduit par des ruissellements.
Concrètement, la part d'eau par habitant en Tunisie est estimée à 420 mètres cubes par an, contre moins de 100 mètres cubes par personne et par an dans certains pays. La Tunisie se situe ainsi en dessous du seuil de pauvreté hydrique (1 000 m³/an/habitant) et assez proche du seuil de pénurie (500 m³/an/habitant).
Concernant l'envasement des barrages, il a cité en exemple le barrage de Sidi Salem, dont la vase représente 29 % de la capacité. Il a précisé que le coût du désenvasement est trois à quatre fois supérieur à celui de la construction d'un nouveau barrage. D'où la préférence accordée à la construction de nouveaux barrages plutôt qu'à leur nettoyage, d'autant plus que leur durée de vie est limitée.
Abdallah Rebhi considère que la Tunisie s'est adaptée au manque d'eau et a trouvé des solutions, au point que certains pays ont suivi son expérience, notamment en matière de transfert de l'eau d'une région à une autre pour combler les déficits.
Cela dit, il estime que « malgré les difficultés rencontrées, les lacunes du système d'approvisionnement en eau et les années de sécheresse, la Tunisie peut faire mieux ». Il a évoqué, dans ce cadre, le lancement du Plan 2050 pour l'eau, qui comprend des financements importants, notamment la construction de 110 barrages souterrains et une meilleure gestion des eaux perdues. Le coût du plan est estimé à 75 milliards de dinars (23 milliards d'euros), pour financer des projets permettant d'équilibrer l'offre et la demande d'ici 2050. Il a insisté sur la nécessité d'activer ce plan dans tous ses aspects.
Pour lui, il n'est plus acceptable de maintenir un modèle agricole inefficace et de tolérer des réseaux entraînant 50 % de pertes d'eau. Davantage de ressources et de détermination seront nécessaires pour faire face à ces problèmes, selon lui.
L'expert estime que la problématique de l'eau doit devenir une priorité, au même titre que l'éducation ou l'énergie, soulignant que des guerres ont éclaté par le passé à cause de conflits liés à l'eau. Il a martelé que la sécurité alimentaire dépend directement de la sécurité hydrique.

S'agissant des solutions, il considère qu'il existe déjà suffisamment d'études et qu'il est temps de passer à l'exécution. Il préconise notamment l'achèvement de trente barrages, la mise en service de stations de dessalement à Sousse, Mahdia et Gabès, la construction de barrages souterrains, ainsi que la réduction des pertes d'eau. Il a également souligné la nécessité d'améliorer la gouvernance, pointant du doigt le retard dans la révision du Code des eaux.
Parmi les réformes envisagées figurent la création d'un Conseil supérieur des eaux au sein de la présidence du gouvernement, la mise en place d'une structure dédiée à la préservation des domaines publics hydrauliques (DPH), l'adoption d'une gestion intégrée des ressources en eau et d'une approche participative impliquant la création de conseils régionaux de l'eau, ainsi que la révision du fonctionnement des collecteurs et des associations d'eau.
Il a rappelé que le Code des eaux avait été établi en 1975, à une époque où l'eau était abondante, mais que la situation a considérablement évolué depuis, nécessitant une réforme en profondeur. Selon lui, il est urgent d'agir.


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