Arabie Saoudite annonce le début officiel du Ramadan 2026 avec le Qatar et les Emirats    Qui est Anne-Claire Legendre, la première femme à réinventer l'Institut du monde arabe ?    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    Le ministère de l'éducation tunisien interdit la prise de photos à l'intérieur des écoles et la Dakhla du Bac    Où et quand suivre les barrages aller de la Ligue des champions ?    Quart de finale de la Ligue des champions : Les dates clés pour Espérance Tunis contre Al Ahly !    40ème anniversaire du décès du Dr Slimane Ben Slimane : un livre dédié au Comité Tunisien de la Liberté et de la Paix    CIVP : vers une augmentation de l'indemnité des stages en Tunisie    Prix Littéraires COMAR d'Or : appel à candidatures pour la 30ème édition    Sécurité renforcée : 2 953 individus recherchés arrêtés depuis janvier en Tunisie    Ariana : Ramadan, des prix cassés pour tous    Organisation du temps scolaire dans les écoles primaires pour le Ramadan 2026    Avis aux passagers : Modification des horaires du navire ''Carthage''    L'application My Ooredoo élue 'Produit de l'Année Tunisie 2026'    Cite des Sciences: Mercredi dernier jour de Chaabane, jeudi début officiel de Ramadan    Fierté tunisienne : 46 médailles d'or au concours Cléopâtre    Météo en Tunisie : pluies éparses attendues sur le nord et localement le centre    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Conférence de Munich 2026: l'Europe face au duel Washington–Pékin    OPPO A6 5G et A6x 5G lancés par OPPO en Tunisie offrant des avantages de performance, de puissance et de fluidité au quotidien    Férid Ben Tanfous: Le banquier et le consul honoraire    L'odorat des chiens au service de l'oncologie médicale    Hommage à Souad Guellouz: Elle était née pour être écrivaine, romancière, poète    Lancement de la première session de recrutement 2026 : dates et modalités    Météo en Tunisie : nuages passagers sur l'ensemble du pays    Anouar Brahem signe son grand retour en Tunisie avec l'ouverture de la 11e édition de Sicca Jazz au Kef    AWGHO: Une nouvelle dynamique africaine au service de la santé globale de la femme en oncologie    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    Dégradations du VAR : la FTF promet des poursuites et un durcissement disciplinaire    Quand commence vraiment le Ramadan 1447/2026 ?    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et lance les inscriptions (Album photos)    Samsung Zero Trust : Leader dans le domaine de la sécurité mobile pour les entreprises    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Epson Atmix annonce une nouvelle unité de production de poudres d'alliages amorphes    Casa Tarab, les Nuits musicales du Ramadan 2026, reviennent dans une 5ème édition au Théâtre Cléopâtre à Gammarth    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Gestion de l'eau en Tunisie : des points forts, mais surtout des limites
Publié dans Business News le 14 - 08 - 2009

Le secteur de l'eau potable et de l'assainissement dans le milieu urbain et rural a constitué une préoccupation majeure en Tunisie. L'eau potable saine et l'assainissement sont essentiels pour le développement économique et social et sont primordiaux pour la santé. C'est pourquoi ce secteur a toujours été classé parmi les premières priorités dans tous les plans nationaux de développement. Un rapport établi par la Banque mondiale met en relief les efforts accomplis dans le domaine, les actions à mener pour une plus grande efficience et les défis qui se posent. Le rapport intégral (Cliquer ici pour le télécharger du site de la Banque Mondiale) étant bien fourni en informations et en données, nous avons préféré l'étudier longuement avant d'en faire une synthèse pour nos lecteurs.
Le rapport souligne que « le secteur a réalisé des performances remarquables en matière d'alimentation en eau potable et d'assainissement avec des répercussions très positives sur la qualité de vie et l'activité économique ».
Et le rapport d'expliquer : « La bonne performance du secteur est due à la vision et à l'expérience des opérateurs, au dispositif institutionnel mis en place et à la croissance économique soutenue de l'économie tunisienne depuis plusieurs décennies ».
L'étude a été effectuée à la demande de l'Etat tunisien. Elle est menée par la Banque mondiale qui a mobilisé une équipe d'experts multidisciplinaires. Une réflexion stratégique en a résulté sur le secteur de l'eau potable et de l'assainissement en Tunisie. Le rapport dégage certes des performances incontestables. Il se penche également sur les limites du secteur. Plusieurs scénarios sont proposés en vue de palier les insuffisances et d'optimiser les points forts
Aujourd'hui, la totalité de la population urbaine a accès à l'eau potable de manière continue et plus de 90 % de la population rurale sont alimentés par la SONEDE et les Groupements (GIC/GDA). De plus, 80 % de la population urbaine peut maintenant accéder aux services d'assainissement. Cette performance est d'autant plus remarquable dans la mesure où les ressources en eau sont rares, le climat est aride, le milieu est fragile et les moyens financiers requis sont élevés.
La réflexion émise par les experts porte sur les aspects institutionnels, organisationnels et économiques. Elle devra, à partir du diagnostic de la situation actuelle, identifier les options de réformes pour les deux secteurs, en vue de faire face aux défis à venir et d'apporter aux bénéficiaires dans les cités urbaines et le monde rural, le meilleur service au moindre coût, tout en garantissant une large couverture de ce service ainsi que sa pérennité.
Le rapport dégage « une nette amélioration de la qualité de la vie et de l'activité économique, notamment de l'activité touristique et l'amélioration de la santé de la population tel que démontré par une forte diminution de la fréquence des diarrhées chez les enfants. La prestation de services d'eau potable a également eu un impact positif sur le développement intégré, et l'urbanisation de l'espace rural a contribué au renforcement de l'esprit communautaire et a stimulé la création de petites entreprises d'opérations et d'entretien ».
Le rapport de la Banque mondiale envisage tous les cas de figure pour une meilleure efficience de la gestion des ressources hydrauliques et de l'assainissement. La fusion de la SONEDE et de l'ONAS, bien que fortement recommandée, présente des inconvénients.
Les activités de la SONEDE et de l'ONAS étant fortement concentrées dans le Grand Tunis, l'option de sociétés régionales d'eau et d'assainissement entraînerait la création d'une société importante desservant la région de Tunis, des sociétés de taille moyenne pour les deux régions de Sousse et de Sfax, et des petites sociétés dans les autres régions.
L'autre option envisagée par les experts serait la fusion des deux sociétés nationales, SONEDE et ONAS, mais cette formule n'est pas recommandée en raison du nombre élevé d'individus concernés (12 000 employés actuellement). En outre, la fusion risque d'engendrer des problèmes d'ordre social et de gestion du personnel, au vu des différences de statuts du personnel des ces deux institutions. Par ailleurs, cette fusion ne pourrait améliorer l'efficacité et réduire les coûts que par une restructuration et une diminution des frais de personnel, ce qui entrainerait une réduction importante de l'effectif, difficilement envisageable dans le contexte actuel.
L'option de maintenir le système des deux entreprises existantes, avec toutefois une plus grande décentralisation et l'engagement de réformes pour une meilleure efficacité, nécessite une décentralisation efficace par la délégation de certains pouvoirs pour faciliter la prise de décision et améliorer la prestation de services pour les usagers. Elle nécessiterait également une gestion administrative et technique moderne et une comptabilité analytique en tant qu'instrument de gestion. La création d'une structure conjointe entre l'ONAS et la SONEDE permettra d'évaluer les opportunités de synergie qui existent entre l'eau et l'assainissement et de coordonner ces politiques respectives.
Le holding présente l'avantage d'une meilleure coordination entre les services d'eau et d'assainissement en développant leurs effets de synergie. Il permet également d'instaurer une politique tarifaire cohérente qui tient compte des intérêts des deux sociétés et des bénéficiaires. Il aura aussi la responsabilité d'élaborer les options stratégiques pour ces services, notamment en ce qui concerne l'application des nouvelles technologies, la participation du secteur privé, l'optimisation des conditions de financement, la coordination des services nécessaires pour le développement des mégaprojets et la planification technique et financière. Le holding doit avoir une structure simple et compétente dont les frais de fonctionnement sont bas.
Le présent document, note encore le rapport n'a pas la prétention d'être une étude exhaustive de cette problématique pour apporter des réponses à tous les défis à venir de ces deux secteurs, mais il constitue plutôt une réflexion stratégique qui dégage les grands axes de réformes méritant d'être développés par des études spécifiques.
Il est utile de rappeler que les objectifs de ces études et de ces projets sont de mobiliser le potentiel en eau de surface variable et le potentiel en eau souterraine fragile pour satisfaire les besoins en eau sans cesse croissants, tout en limitant les effets négatifs de la pollution et en essayant de préserver la durabilité des ressources.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.