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Tunisie - Nouvelles projections pour l'industrie pharmaceutique
Publié dans Business News le 17 - 12 - 2009

Suite à notre article, concernant le secteur de l'industrie pharmaceutique et la problématique de l'exportation, paru récemment, sur notre site, nous avons été contactés par le président directeur général de la SIPHAT, Maher Kammoun, qui nous a apporté un complément d'informations et certaines précisions à propos de cette question.
Il a commencé par brosser un tableau exhaustif de l'historique du secteur. Vers la fin des années quatre vingt et début des années quatre vingt-dix, la Tunisie comptait, seulement, trois unités de production, toutes publiques : la SIPHAT, la SOVETEX, et l'Institut Pasteur. Ces trois établissements ne couvraient que 7% des besoins du pays.
De nos jours, notre pays compte pas moins de 42 unités, entre publiques et privées, employant près de quatre mille personnes dont plus du tiers sont des diplômés de l'enseignement supérieur, pour la plupart, des pharmaciens
Parmi ces 42 entreprises, plus de vingt cinq sont spécialisées dans la fabrication de médicaments pour les êtres humains, sans compter les antennes des firmes multinationales qui fabriquent les médicaments sous licence, indique M. Kammoun.
Ces unités produisent localement, en valeur, 293 millions de dinars (MD) dont 54% de médicaments sous licence et 46% de médicaments génériques (identiques ou équivalents à ceux d'une marque). La couverture en valeur et en volume de la consommation nationale par ces deux catégories de médicaments est respectivement de 47% et 57%.
La Tunisie tient à booster l'investissement privé dans ces industries qui ont cumulé, toujours selon le PDG de la SIPHAT, plus de 400 millions de dinars, sachant que le secteur de l'industrie pharmaceutique a été au centre d'intérêt des travaux d'un Conseil ministériel, présidé, dernièrement par le Chef de l'Etat, et qui a projeté d'atteindre la couverture de 60% de la demande nationale et d'impulser les exportations à l'horizon 2016.
Une unanimité se dégage pour affirmer que l'essor des industries pharmaceutiques, en Tunisie, a commencé depuis la privatisation du secteur en 1989, ajoutant à ceci un cadre juridique bien conçu entouré d'une panoplie de mesures incitatives d'ordre fiscal, commercial et réglementaire.
Le secteur de l'industrie pharmaceutique a connu, effectivement, un développement, grâce à la mise en place d'un arsenal de mesures qui ont eu un impact certain sur ledit secteur. On citera entre autres:
- Un cadre légal et réglementaire régissant la fabrication (règles de bonne pratique de fabrication GMP), l'enregistrement (AMM), et la commercialisation des médicaments.
- Des structures administratives de gestion, d'analyse, de contrôle des produits pharmaceutiques, des médicaments (Direction de la pharmacie et du médicament, Laboratoire National de Contrôle des Médicaments qui sont des centres collaborateurs de l'OMS) et d'inspection des unités de fabrication.
- Des mesures d'incitation à l'investissement avec un cadre réglementaire en matière d'investissement qui permet aux investisseurs étrangers de détenir 100°/° du capital et garantit la liberté de transfert et la protection de la propriété intellectuelle.
Des mesures d'encouragement avec la réduction des droits de douane au minimum pour les équipements, l'exonération des droits de douane pour les matières premières et les articles de conditionnement ainsi qu'un taux avantageux de la TVA (6°/°)
Tout en reconnaissant que le Centre de bioéquivalence n'existe pas encore en Tunisie et que des efforts sont entrepris pour le créer, M. Kammoun affirme qu'il n'y a pas de relation de cause à effet en matière d'efficacité thérapeutique ou non dans la mesure où seuls près de 35% des médicaments nécessitent une étude de bioéquivalence.
Et au PDG de la SIPHAT d'ajouter que l'exportation en matière de médicaments nécessite une procédure spécifique, compliquée et lourde qui coûte énormément en temps et en argent. Ainsi, pour obtenir le feu vert d'exporter un médicament quelconque, cela peut prendre deux ans et demi voire trois ans avec tout ce que cela implique comme dépenses pour la constitution des dossiers, les études et les voyages de et vers le pays destinataire
Malgré cela, la Tunisie parvient à exporter, déjà, pour une valeur de 30 millions de dinars, soit 10% de la production nationale. Noureddine HLAOUI


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