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Corruption et malversations : tout le monde y passe !
Publié dans Business News le 04 - 05 - 2011

La Commission nationale d'investigations sur la corruption et les malversations fait couler beaucoup d'encre, ces derniers jours, suite au dépôt d'une nouvelle plainte de certains avocats à son encontre. Cette commission qui, rappelons-le, a levé le voile sur les trésors enfouis dans le palais présidentiel de Sidi Dherif, se trouve actuellement controversée et accusée d'empiéter sur les prérogatives des magistrats et des tribunaux.
Dans un entretien accordé à Business News, Rachid Tmar, expert comptable et membre de cette commission, nous parle de tout ce qui touche à cette Commission, à ses activités actuelles et à son devenir.
Après avoir rappelé que la commission est partie sur un texte juridique, à savoir le décret-loi n°7, donc sur des bases légales », M. Tmar a précisé que ses membres avaient été conviés à une réunion avec le ministre de la Justice, au cours de laquelle, en présence des juges d'instructions et du procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Tunis, le ministre avait indiqué que le nombre des juges d'instruction en Tunisie ne dépassait pas les dix huit, alors que le nombre des plaintes portées par les concitoyens était trop élevé, d'où la nécessité de solliciter l'aide de cette commission.
Les autorités judiciaires ont également salué l'aide apportée par la commission qui a su alléger la charge incombant aux juges d'instruction. « Il ne s'agissait pas d'empiéter sur leur territoire mais plutôt de leur faciliter la tâche ». M. Tmar a rappelé, à cette occasion, que vingt huit pays ont déjà constitué des commissions identiques dans des situations plus ou moins semblables et que dans ces pays là, les commissions ont accompli un travail monumental et ont su démanteler toutes les sources de corruption.
La commission nationale peut apporter, en outre, une aide précieuse à l'intérieur du pays car elle agit en dehors des compétences territoriales des juges d'instruction. Sa démarche permet d'avoir une vue panoramique et permet, de ce fait, de couvrir les infractions sur tout le territoire.
Revenant à la plainte portée contre cette commission, Rachid Tmar a précisé que seuls quinze avocats l'ont fait et que leurs agissements posent plusieurs points d'interrogation. Il déclare ne pas vouloir faire le procès des intentions mais se permet de se poser des questions : « Pourquoi cette commission précisément a fait l'objet de controverse, alors que les autres commissions sont en train d'accomplir leur devoir tranquillement? Pourquoi ces avocats, qui prétendent défendre la loi, n'ont-ils rien fait à l'encontre des gens qui sont en train d'enfreindre la loi par les sit-in illégaux, les manifestations sans autorisation et considérées hors la loi, les grèves, les actes de vandalisme ? Est-ce que cette commission constitue un danger public au point de vouloir arrêter son activité immédiatement …? »
L'expert comptable a révélé disposer d'un dossier, preuves à l'appui, démontrant que ce collectif d'avocats compte dans ses rangs des Rcédistes et qu'il compte remettre tous ces documents aux autorités compétentes. Ce qui laisse entendre que le «Rassemblement» dissout se trouverait derrière cette plainte !
Par ailleurs, Rachid Tmar a déclaré que 6800 dossiers sont parvenus de citoyens réclamant des enquêtes sur des affaires qui les opposent à l'ancien régime et particulièrement à la famille « royale ». Il a ajouté que certains anciens ministres sont actuellement derrière les barreaux grâce à des enquêtes conduites par leur commission.
La fameuse visite au palais de Sidi Dhrif, qui a suscité une vague de protestations, a été effectuée selon lui en toute légitimité et sur la base d'un texte de loi qui fait que cette commission est « en droit d'aller investiguer sans formalité aucune ». L'objectif de cette visite était la recherche de documents présidentiels utiles dans leurs travaux d'investigation.
La découverte des « montagnes » d'argent et de bijoux était une surprise pour tout le monde, y compris la gouvernante et les gardes présidentiels. M. Tmar a déclaré que la découverte des coffres secrets a été rendue possible grâce aux tâtonnements faits sur l'habillage en bois et le capitonnage des murs du palais. A chaque constatation d'écho, il y avait un coffre caché !
M. Tmar a déploré, par ailleurs, la mise sous scellé de tous les palais présidentiels après leur visite. Cette mesure, selon lui, rend difficile la tâche de la commission. Il a cité, à ce propos, le cas d'une voiture « Hummer », garée dans le jardin du palais et dont la clé n'a pas été trouvée lors de leur première visite. Or, suite à la mise sous scellé, ajoute t-il, la voiture n'a pas été ouverte, alors qu'à travers les vitres, on pouvait déjà voir plein de valises, dont le continu reste inconnu !
La commission a pu quand même rassembler des documents importants qui incriminent de hauts responsables, y compris des juges et des ministres, dont le dossier a été transmis, il y a à peine quatre jours, aux autorités compétentes. Deux autres dossiers dont l'un prouve l'admission d'un innocent en prison pour en faire sortir un criminel ! Tout en reconnaissant que la majorité des juges sont intègres et compétents, M. Tmar dit ne pas exclure, toutefois, l'éventuelle existence de juges corrompus, ce qui expliquerait cet acharnement contre la commission.
Rachid Tmar a révélé, également, que la famille « royale » avait l'intention de réaliser des projets qu'elle n'a pu mener à terme, tels que la fusion de certaines banques avec Zitouna Bank et l'autorisation aux Trabelsi de monter des projets au parc du Belvédère en vue d'y construire des chalets.
La stratégie de cette famille, précise Rachid Tmar, se base sur le repérage des meilleures opportunités d'affaires par la consultation des dossiers déposés par leurs promoteurs pour l'obtention des autorisations dans divers domaines et dont la signature passe systématiquement par le Palais.de Carthage. Aux meilleures idées de projets, les membres de la « famille » exigeaient d'y être associés. Et gare à celui qui refuse !
Allant de la « famille royale » et des membres de l'ancien gouvernement à certains responsables des administrations, la liste des personnes soupçonnées de fraude, de corruption et d'abus de pouvoir est bien longue. C'est dire que le travail de la Commission nationale d'investigation sur la corruption et les malversations est loin d'être fini. Dorra Meziou


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