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Le diviseur commun
Publié dans Business News le 18 - 03 - 2012

Ils sont venus, ils étaient tous là, vendredi dernier au Bardo. Ils voulaient la Chariâa et ils l'ont crié de toutes leurs forces. Et, avec toute la bonne volonté du monde, ils ont été moins de 10.000 personnes.
Intimement convaincus qu'ils sont plus croyants que leurs compatriotes, plus raisonnables et plus intelligents, ils veulent instaurer la loi de Dieu en lieu et place de la loi des hommes. «Non à la constitution, non à la démocratie, non aux libertés qui enfreignent les lois divines», ont-ils crié. Ils pensent que c'est là l'intérêt suprême du pays et ils ont le mérite d'être clairs. Plus clairs que Ben Ali qui, lui aussi, ne voulait pas de la démocratie et des libertés individuelles.
La manifestation des Salafistes a réussi à obtenir le soutien de quelques députés d'Ennahdha.
D'un côté, les dirigeants d'Ennahdha vous disent qu'ils sont démocrates et républicains. De l'autre, ils vont soutenir les manifestations de ceux qui se proclament ouvertement, et sans ambigüité, être les ennemis de la démocratie et de la République. Là aussi, c'est clair, Ennahdha reste fidèle à son double discours.
La sortie du vendredi a ce mérite d'avoir été spectaculaire. Mais aussi spectaculaire soit-elle, elle a été moins fédératrice que la manifestation de l'UGTT.
A la différence que les manifestants de l'UGTT sont tous Tunisois, alors que les Salafistes ont été ramenés, par bus, des quatre coins du pays.
A titre indicatif, l'Espérance sportive de Tunis, l'Etoile du Sahel ou le Club Africain arrivent à rassembler six fois plus pour leurs matchs.
Si, en multipliant tous leurs efforts et en obtenant le soutien discret du parti au pouvoir, les ennemis de la démocratie et des libertés n'ont pu mobiliser que moins de 10.000 personnes, c'est qu'il y a encore de l'espoir pour que la Tunisie demeure républicaine, musulmane, tolérante et démocratique.
Ce triptyque doit être préservé, car c'est ce qui fait l'unité de ce pays.
Seulement voilà, le symbole de la République, le drapeau, a été profané tout comme le symbole suprême de l'Islam, le Coran. Reste la démocratie, encore fragile et fortement menacée.
Piètre bilan pour ce gouvernement, élu démocratiquement, sous lequel deux symboles suprêmes ont été souillés. Du jamais vu.
Mais que peut faire le parti au pouvoir, lui qui se trouve entre le marteau et l'enclume? Lui qui est attaqué de toutes parts, par sa droite et par sa gauche? Les uns refusent de l'aider et les autres le menacent d'user de la violence. Ses amis arabes ont été décevants et ses partenaires occidentaux veulent des garanties.
Comme un funambule, il est perdant à tous les coups s'il dévie d'un côté comme de l'autre.
Et si le gouvernement dévie, le risque de voir sombrer le pays devient certain.
Or, au lieu de calmer le jeu pour fédérer un maximum, ce gouvernement ajoute de l'huile sur le feu.
Les agresseurs de Zyed Krichen et Hamadi Redissi se déplacent librement. Tout comme celui qui a profané le drapeau et tout comme le ou les assassins du prédicateur Lotfi Kallel.
Quel signal donne-t-on si ceux qui usent et appellent ouvertement à la violence demeurent impunis ?
Quel signal donne-t-il en soutenant le sit-in devant la Télé?
Quel signal donne-t-il en supportant, discrètement, une manifestation appelant à la fin de la démocratie et des libertés?
Quelle image présente-t-il en criant à un complot qui n'existe que dans sa tête?
A la présidence, le locataire de Carthage ne fait pas mieux et semble avoir oublié ses propres principes.
Ceux qui le critiquent sont exclus. La sélection des journalistes (ou des bloggeurs mardi dernier) le prouve amplement.
Ses opposants sont dénigrés en Tunisie et à l'étranger. Les discours de Marzouki et de quelques uns de son entourage ne seront pas oubliés de sitôt.
Et on tire même sur son propre camp en critiquant, publiquement et sévèrement le gouvernement, comme l'a fait un de ses conseillers (bien qu'il ait parfaitement raison sur le fond) en qualifiant le projet de la Loi de finances de bidon.
Si le gouvernement échoue, c'est la Tunisie qui sombre. Or, en mettant de l'huile sur le feu, en dressant les Tunisiens les uns contre les autres ou en fermant les yeux sur certaines agressions, le gouvernement ne fait que se tirer des balles dans le pied.
Un bon gouvernement se doit d'être rassembleur et unificateur de toutes les composantes de la nation, y compris ceux qui le critiquent et qui s'opposent à sa politique.
C'est au gouvernement d'incarner la RAISON, d'appeler à l'Union et d'inviter à la construction.
Or c'est l'inverse que l'on voit. En excluant les uns et en dénigrant les autres, le gouvernement et la présidence de la République ne font que diviser et se créer de nouveaux ennemis.
Les extrémistes, de part et d'autre, ne demandent pas mieux pour tisser leur toile d'araignée. Ils sont en train de la tisser et ils gagnent du terrain.


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