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Des dirigeants déconnectés de leurs bases
Publié dans Business News le 15 - 10 - 2012

Samedi dernier, Al Joumhouri a organisé son meeting. Le palais des congrès était plein à craquer, l'ambiance était extraordinairement sympathique et on sentait réellement les militants et amis unis autour de leurs dirigeants.
Il y avait quelques dirigeants d'Al Massar et de Nidaa Tounes et tout ce beau monde était réuni comme pourrait l'être une famille, malgré toutes les différences de ses membres.
Le meeting d'Al Joumhouri, samedi était réussi, c'est indéniable et c'est tant mieux pour les forces progressistes et démocrates. Demeurent deux questions cependant : si ce même meeting était organisé à Sidi Bouzid, à Kasserine, à Siliana ou à Gafsa, aurait-il pu réussir avec autant de succès ? J'en doute.
Deuxième question, combien parmi les dirigeants d'Al Joumhouri qu'on voit régulièrement dans les médias sont aujourd'hui capables d'aller siroter un thé sur la terrasse d'un café de Sidi Bouzid, de Kasserine, de Siliana, de Gafsa voire même de la Cité Ettadhamen ou Intilaka à Tunis ? Il ne devrait pas y en avoir beaucoup. Et ce qui est valable avec Al Joumhouri l'est aussi avec Al Massar et, à un degré moindre, avec Nidaa Tounes.
Le jour où ces partis démocrates et progressistes réussiront leurs meetings en province comme à Tunis, ce jour-là on pourra dire « oui, ils ont réellement des chances de gagner ». Pour le moment, seul Ennahdha et ses dirigeants, à quelques exceptions près, peuvent se targuer d'aller là où ils veulent pour faire ce qu'ils veulent. Je dis bien, pour le moment.
Les présidents de la troïka se sont réunis et ont pondu un communiqué samedi soir. Ils sont finalement tombés d'accord pour proposer un régime mixte et des dates pour les élections, 23 juin pour la présidentielle et les législatives et 7 juillet pour le deuxième tour de la présidentielle. Ce sera donc en plein été, sous un soleil tuant, à la veille du ramadan. Et comme l'ANC est devenue une simple chambre d'enregistrement, les présidents de la troïka n'ont pas estimé bon d'interroger leurs bases et leurs députés avant de proposer ces dates et ce régime. Encore moins le reste des acteurs du paysage politique bien qu'ils représentent (réunis) la moitié des électeurs et les trois quarts des électeurs potentiels.
Le problème touche spécialement Ennahdha puisque ce parti a toujours crié haut et fort qu'il tenait au régime parlementaire. Il a été sur la base de ce programme, rappelons-le. Ses militants et ses fans défendaient cette option et uniquement cette option. Mais tout cela a été rayé d'un trait, un samedi soir, par la seule volonté de Rached Ghannouchi.
Ses militants et sympathisants ? Il s'en moque ! De toute façon, ils gobent tout ce qu'il leur sert !
Vendredi dernier, Moncef Marzouki a reçu Béji Caïed Essebsi, l'ancien Premier ministre. Une fois n'est pas coutume, le président de la République a agi en véritable homme d'Etat qui respecte son poste et l'institution de la présidence. Il se doit d'être le président de tous les Tunisiens, sans exclusion et, vendredi dernier, il a prouvé qu'il l'était.
Que le président de la République joue son rôle de président de la République, on ne va pas s'en plaindre, mais qu'en pensent les bases de son parti CPR ? Celles-là mêmes qui insultent jour et nuit Béji Caïd Essebsi et les militants de Nidaa Tounes. Qu'en pensent ses députés qui préparent une loi visant, justement, à exclure Béji Caïd Essebsi de la course présidentielle ? Qu'en pense son propre porte-parole Adnane Mansar qui n'épargnait pas son venin à l'encontre de Béji Caïd Essebsi, jusqu'à la semaine écoulée ?
En tout cas, Moncef Marzouki, en agissant en président unificateur et rassembleur, a offert aux siens une belle douche froide.
Et pourquoi se priverait-il de ce plaisir ? Sans lui, ils n'étaient rien et sans lui ils ne seront rien. Quand il aura besoin d'eux encore une fois, ils seront donc toujours là.
Vendredi dernier, Mustapha Ben Jaâfar a prononcé un discours et a tapé du poing sur la table. Vendredi dernier, le poing a remplacé son désormais célèbre marteau de l'ANC.
Vous vous rappelez de ce qu'il a dit le sieur Ben Jaâfar ?
Non ?
Moi, non plus !
Encore une fois, le sieur Ben Jaâfar a parlé pour ne rien dire.
Et comme il n'a plus de bases, il se retrouve seul. Il ne lui reste qu'Ennahdha. Et avec ce parti, il ne peut taper ni du marteau, ni du poing…
En bref, et pour résumer les relations entre les partis et leurs bases, Ettakatol a tout perdu. Le CPR continue à se faire entourer d'opportunistes et de niais pensant que le pays des merveilles existe et qu'il suffit juste de mettre les « méchants » en prison.
Ennahdha joue la montre et mène le double discours afin de rassurer ses militants qui restent et garder ceux qui s'apprêtent à quitter.
Restent les trois partis qui représentent l'essentiel de l'opposition et, probablement, plus de 50% des votants potentiels, Nidaa Tounes, Al Joumhouri et Al Massar. Partant de rien ou d'un zéro virgule, ils ont tout à gagner et très peu à perdre.
Il leur faut, cependant, conquérir l'intérieur du pays, toucher les fins-fonds des villages et convaincre les masses populaires.
La situation en cet instant a été résumée par Mondher Bel Hadj Ali (Nidaa Tounes) dans une discussion privée : « La troïka a déjà perdu, mais nous, nous n'avons pas encore gagné !»


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