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Tunisie- Manif du 1er Mai : Le CPR célèbre le travail avec tambours et percussions
Publié dans Business News le 01 - 05 - 2013

Ce sont désormais, des images habituelles, à des exceptions près. Chaque événement d'envergure nationale, les membres et partisans de différentes sensibilités politiques sa pavanent sur la grande artère de l'Avenue Habib Bourguiba et longent celle de Mohamed V, célébrant la festivité due.

Et le 1er mai, fête internationale du travail en fait joyeusement et fièrement partie. Aujourd'hui, l'Union Générale Tunisienne du Travail a donné le coup d'envoi de la célébration de cette fête des travailleurs. Du haut d'un balcon du siège de l'UGTT, Houcine Abassi, secrétaire général de la Centrale syndicale, a discouru dignement sur la valeur et l'intérêt de la composante du travail dans la Tunisie post-révolution.

La Place Mohamed Ali, noire de monde, s'enflammait, d'ailleurs et à juste titre, aux mots vibrants de Houcine Abassi, au sens empli de promesses et de remonte-pente quant au processus du travail, en dépit de la conjoncture actuelle. Puis, les présents se sont déchaînés, imprégnés par une « grinta » hors pair, ils scandaient à chaudes gorges : « le peuple appelle à la chute du gouvernement », « la cherté de la vie est une honte pour le gouvernement »… « Vive l'UGTT !»

Avant les douze coups de midi, les manifestants ont investi l'Avenue Habib Bourguiba en partance de la Place Mohamed Ali, ils étaient estimés autour de 70 000 personnes. La marche attrapait d'emblée l'attention de notre caméra, par un détail d'une grande importance : l'organisation quasi minutieuse de la manifestation. En effet, les différents partis politiques y ont pris part, ont défilé les uns derrière les autres, brandissant des drapeaux à l'effigie de leurs mouvements, banderoles aux bras, et des agents en civil et, a fortiori bénévoles, dressaient un dispositif de sécurité afin d'éviter tout débordement ou dépassement quelconque.

En chef de file, le mouvement du Peuple, le parti des Travailleurs, le Front Populaire et puis le parti Al Joumhouri. Dans les premiers rangs, il coule de source de remarquer l'âge très jeune des manifestants qui criaient si haut et si fort leur rage, leur colère, leur indignation mais aussi leur mépris à l'endroit des gouvernants actuels de la Troïka, nous citons, qui selon eux, ne se préoccupent guère des affaires de la jeunesse, celle là même qui a fait la révolution, et qui sont appâtés et assourdis par le pouvoir et ses prestiges.

Coude à coude, Hamma Hammami du Front Populaire, Mongi Rahoui du Parti unifié des patriotes démocrates, et notamment Radhia Nasraoui, Maya Jeribi et Said Aidi ont conduit cette marche aux côtés de leurs sympathisants et à cette occasion, les représentants du Front Populaire ont appelé à la création d'une alliance démocratique ayant pour but de lutter contre la corruption.

Grands absents aux festivités du 1er mai : Nidaa Tounes et Ennahdha. Les manifestants de deux grands adversaires de la scène politique nationale, ont timidement marqué le coup pour cette fois, ils n'étaient que très peu nombreux pour arpenter l'Avenue Habib Bourguiba et la place de l'Horloge. En revanche, le Congrès pour la République a brillé par une présence quasi pastichée toutefois ne pouvant passer sous silence.

Le parti de la Troïka et du président de la République, Moncef Marzouki, a fait installer une tribune dans la partie inaccessible à la manifestation de l'Avenue du côté du ministère de l'Intérieur. D'ailleurs, pour y parvenir, les forces de l'ordre, au travers d'un barrage, obligent les manifestants à effectuer tout un détour. Ce qui est, de même, assez attire l'œil, est qu'un nombre non moindre d'agents de la Brigade d'intervention ceinturait la tribune du CPR.

A notre arrivée, il était au tour de la très controversée ministre de la Femme, Sihem Badi de se prononcer au micro à l'adresse des partisans du CPR, on notera qu'ils n'étaient qu'une petite foule, eux aussi brandissant des drapeaux d'apparence nouveaux avec pour fond la couleur du vert. Sourire jaune aux lèvres, Mme Badi cherchait ses mots, trébuchait dans ses propos quelques fois, et n'avait pas l'air d'être aussi confiante qu'elle ne le clamait haut et fort. Et les propos de Sihem Badi s'articulaient, dans l'essence, autour d'un même sujet : l'opposition, en l'occurrence Nidaa Tounes. Le parti de Béji Caïd Essebsi a été l'objet de virulentes et acerbes critiques, et aux autres membres du CPR à l'instar de Tarek Kahlaoui, Imed Daimi et Slim Ben Hemidène de cautionner, le sourire aux lèvres aussi, le lot d'invectives à la lisière du choquant.

Et puis Sihem Badi n'a pas eu de cesse de répéter qu'en ce 1er mai, il importe davantage de mettre en avant l'avenir du pays et toute la musique que l'on connaît, plutôt que de se lancer mutuellement des injures, car dit-elle « nous sommes bien plus élevés que tout cela et nous ne rendons pas le mal par le mal ». Mais alors madame la ministre, qu'est-ce donc ces rengaines que vos partisans et vous-mêmes scandez en insultant ainsi l'opposition ?

Les Ligues de Protection de la Révolution n'ont pas manqué la fête non plus. Nous avons pu, par surcroît les repérer grâce à leur chef Recoba. Ce dernier était en face de la tribune du CPR entouré de quelques uns de ses acolytes, l'air de rien, soutenir le gouvernement de la Troïka.

Engagés dans leur euphorie, les membres du CPR et leurs partisans ont été interrompus par des manifestants de l'opposition qui passaient par là et ont été interpellé par cette quantité déversée de critiques injustifiées en ce jour de fête. Et c'est ainsi que Sihem Badi a eu droit à son « dégage ».

De la manifestation de la fête internationale du travail, l'on retiendra, a priori, trois choses : une marche bien organisée, pas d'incidents cités et le temps avait grise mine. Mais, l'on retiendra, par-dessus tout, que la Troïka n'est pas prête de céder le pouvoir et encore moins de s'associer à l'opposition. Bonne fête du travail.


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