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Le général lance sa bombe sur Ettounsiya : je quitte l'Armée
Publié dans Business News le 25 - 06 - 2013

Dans une premier rendez-vous-télévisé en direct depuis le 14 janvier 2011, le général Rachid Ammar, chef d'état major interarmes, a choisi l'émission de 9 heures du soir avec Moez Ben Gharbia sur Ettounsiya.
L'émission s'est terminée –événement oblige- par un coup de théâtre avec l'annonce-surprise faite par le général Ammar de son départ de la tête de l'armée. Il a précisé à ce propos qu'il aurait dû partir à la retraite depuis le 1er octobre 2006. Et de ce fait, il a présenté une demande écrite au président de la République réclamant sa dispense de toute autre prolongation et que sa décision est irrévocable.
Pour revenir au reste de la rencontre spéciale d'une durée de près de trois heures, le chef d'état major abordé, bien entendu, la situation à Jebel Chaâmbi qu'il a qualifiée comme étant sous contrôle sans pour autant dire que tout danger est écarté dans le sens où des mines peuvent être encore découvertes ou sauter.
En effet, tout en étant sûr que les terroristes ont quitté la zone concernée, les groupes incriminés semblent s'être redéployés un peu partout ailleurs puisque la région de Chaâmbi leur servait, juste, de lieu de regroupement, de formation et d'entraînement. Le général Ammar estime la durée de leur « séjour » au Jebel à près d'une année, ce qui est assez long et ce qui impliquait des complicités dans les zones environnantes.
La Tunisie souffre d'un manque flagrant d'un service de renseignements
Et au général Ammar de préciser que nos militaires ont fait et font ce qui leur demandé sur le terrain, mais le problème et la grande lacune vient d'un manque flagrant d'un service de renseignements pour service de base aux éventuelles opérations de poursuites et de ratissage. Il a mis en cause, à ce propos et en termes voilés, les négligences voire les implications de certaines parties
D'ailleurs, à maintes reprises, le chef de l'Armée reprend cet argument massue pour expliquer et justifier la lenteur, voire l'inefficacité des actions entreprises par les militaires, et fait allusion aux incidents de Soliman dans la mesure où, selon lui, les groupes terroristes à Chaâmbi sont de la même famille jihadiste d'Al Qaïda qui ont, en projet, l'affaiblissement de l'Etat tunisien. Le général Ammar est allé jusqu'à évoquer une probable « somalisation » de la Tunisie !
En effet, la Tunisie ne peut supporter longtemps de souffrir d'un grand affaiblissement économique et sécuritaire suite à l'arrêt de la production des phosphates, à la rareté des touristes, ce qui constituerait un terrain favorable pour les ces groupes jihadistes terroristes qui ont pour objectifs l'effondrement de l'Etat et la chute du régime.
Le général Ammar a tenu, ensuite à reprocher, subtilement, à Mohamed Abbou ses critiques gratuites et injustifiées. « Moi, je dis Si Mohamed Abbou ou Maître Mohamed Abbou, en parlant de lui, mais lui, il a parlé de Rachid Ammar, sans même dire ‘le général'. En tout cas, je ne suis pas au dessus des critiques, mais il ne fallait pas les faire de cette manière et sans connaissance de cause », a-t-il dit en substance et sur un ton amer.
Le chef d'état major a fait orienter la discussion sur ce qui s'est passé avant, pendant et après la révolution qu'il a qualifiée de « révolution de la Tunisie » et non celle du « printemps ou du jasmin ».
On m'a proposé la présidence de la République, le 15 janvier 2011, mais j'ai refusé
« En cette journée du 15 janvier, on m'a proposé, lors de la fameuse réunion au ministère de l'Intérieur, d'assumer la tâche de président de la République, mais j'ai refusé car j'ai le sens du respect de la constitution et du principe de l'Etat de droit », a-t-il révélé avant d'ajouter que pour lui, il a compris que Ben Ali et son régime étaient finis dès le 10 janvier 2011, et depuis, l'Armée a choisi de se mettre du côté du peuple.
« Durant les premiers jours de la révolution, je n'ai misé que sur les moyens de notre Armée et, lorsqu'un responsable militaire français m'a proposé de l'aide, je lui ai réclamé d'avoir un œil sur notre voisin du sud-ouest, car je craignais une réaction négative de Kadhafi qui, sans la révolution qui l'avait emporté, s'apprêtait à faire marcher 15 mille de ses mercenaires sur notre pays », indique encore le général Ammar.
Autre révélation du chef d'état major est celle fait sur cette fameuse journée au ministère de l'Intérieur au cours de laquelle, l'ex-ministre Farhat Rajhi a dû quitter le département par une brèche faite dans un mur lui permettant de se retrouver dans un logement mitoyen avant de quitter les lieux «En ce jour-là, j'ai sauvé l'institution sécuritaire et le ministère de l'Intérieur d'un vrai désastre », a-t-il indiqué en substance.
L'initiative de Hamadi Jebali, le 6 février était ; en réalité, la mienne
Continuant dans la série des révélations, le général Ammar a tenu à préciser que le 6 février 2013, l'assassinat de Chokri Belaïd constituait une sorte de certificat de décès de l'Etat tunisien. D'où l'annonce par Hamadi Jebali de sa décision de former un nouveau gouvernement de technocrates. « En réalité, il s'agit de mon idée et de mon initiative pour sauver le pays du chaos dans lequel il allait sombrer. C'est une option qui n'a pas abouti, malheureusement», indique encore le chef d'état major.
Le général Ammar a parlé de nombreuses autres questions dont notamment l'arrestation des membres du clan des Trabelsi par Samir Tarhouni, la détention pendant 15 jours et l'interrogatoire de Sik Salem, la remise de Baghdadi Mahmoudi aux autorités de Tripoli et les déclarations accusatrices lancées par Ayoub Messaoudi à son égard qu'il considère comme inacceptables. A t-o idée d'accuser le général Ammar de haute trahison, s'est il interrogé ?
A la fin, il a tenu à dire que la décision de son départ n'est nullement due aux critiques de Mohamed Abbou ou autres voix qui se sont élevées contre l'Armée et ses chefs dans la région de Kasserine, mais que le temps est venu pour faire passer le flambeau surtout que la relève est bien là grâce à des cadres et des compétences bien formés, en bonne partie, par ses soins.


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