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Hizb Ettahrir veut libérer la Tunisie
Publié dans Business News le 15 - 06 - 2015

Hizb Ettahrir, parti islamiste controversé mais parfaitement légal, a tenu son 4ème congrès dans la mythique coupole d'El Menzah à Tunis. Dans une ambiance survoltée et sur fond de Takbir, présents et organisateurs ont appelé à l'instauration d'un califat islamique, seule manière, selon eux, d'honorer la parole de Dieu et de sortir la Tunisie de la crise dans laquelle elle s'est embourbée. Une crise causée par les laïcs, accusés, et non à demi-morts, d'être un ennemi « criminel, assassin et pécheur ».

Le parti islamiste a organisé son congrès à Tunis, à la Coupole d'El Menzah, samedi 13 juin 2015. Le choix du lieu n'est pas fortuit étant donné que cette coupole a réuni les meetings des plus grands partis politiques et possède une importante capacité d'accueil. C'est justement ce roulement de mécaniques que tente d'opérer aujourd'hui le parti islamiste, plutôt controversé.


Alors que l'islam politique est en crise, et que le terrorisme bat son plein en Tunisie, Hizb Ettahrir continue d'avoir des adeptes. La salle n'était, certes, pas à sa capacité maximale et le parti avait, visiblement, surestimé sa popularité. Cependant, quelques centaines de personnes se sont réunies sous la Coupole d'El Menzah pour scander des slogans appelant au retour de la chariâa et à l'instauration d'un califat islamique en Tunisie. Des slogans d'un autre temps qui trouvent tous leurs échos auprès d'adeptes d'une constitution basée sur les préceptes du coran et consacrant « les paroles de Dieu ». Sur fond de takbir et de chants religieux, le califat était le mot d'ordre. Force est de constater que les présents avaient l'air d'y croire.



C'est en costume gris et cravate assortie que le leader du parti Ettahrir a prononcé son discours devant une foule déchaînée. Acclamé par les présents, il a déclaré que la Tunisie était au bord du gouffre et que la solution était simple : le califat. Dans ce marasme, les pointés du doigt ne sont autres que les « criminels, assassins, menteurs et pécheurs », autrement dit les laïcs qu'il accuse d'être des ennemis. Ridha Belhaj a appelé, dans son discours, à ce qu'une révolution éclate de nouveau contre ces ennemis qui n'en ont que faire des doléances du peuple et de sa souffrance. Trouvant des brèches dans la crise économique actuelle, le leader du parti affirme qu'il est le seul à être honnête et à dire la vérité et qu'il pensera aux vrais problèmes des citoyens oubliés, contrairement aux autres
« La prochaine étape politique dans le pays devra se faire conformément à la parole de dieu, étant donné que la précédente s'est basée sur les principes des laïcs et des colonisateurs », pouvait-on également entendre.

Le congrès tenu samedi par Hizb Ettahrir n'est pas son premier. C'est plutôt le quatrième. Il s'agit d'un événement annuel que le parti organise depuis 2012. Le parti avait opéré à ses débuts, après 2011, dans une parfaite illégalité étant donné que son agrément, il ne l'obtiendra qu'en juillet 2012 sous le gouvernement provisoire de Hamadi Jebali, ancien secrétaire général d'Ennahdha.
Mais ce n'est pas cette légalité qui l'empêchera aujourd'hui de piétiner les bases de l'Etat en rejetant son caractère civil, sa constitution non basée sur la Chariâa ainsi que l'écrasante majorité de sa classe politique.


Lors de cet événement, des cortèges ont été organisés pour transporter les partisans de ce discours intégriste des villes tunisiennes vers la capitale. Les voitures ne portaient pas de plaques d'immatriculation, remplacées par l'inscription « Etat du califat ». Une manière de faire un pied de nez à l'Etat tunisien et aux autorités qui est pourtant passée dans l'impunité la plus totale et n'a suscité aucune contravention. Elle a, cependant, fait réagir. Questionné sur les abus, et il y en a eu plusieurs, commis lors du congrès de Hizb Ettahrir, samedi, le porte-parole de la présidence de la République, a déclaré que ceci était « inadmissible ». S'exprimant ce matin sur Express Fm, Moez Sinaoui a affirmé que « la présidence prendra les mesures nécessaires contre ce genre de dépassements », appelant la présidence du gouvernement à réagir de son côté. Dépassements commis pourtant par un parti politique en situation parfaitement légalisée par l'Etat tunisien et ayant un cahier des charges qui lui impose, noir sur blanc, de respecter les lois de l'Etat au sein duquel il opère. Mais est-ce suffisant ?


« Nous sommes bons mais nous ne sommes pas faibles ». Telles sont les paroles du leader de Hizb Ettahrir, Ridha Belhaj, aujourd'hui sur Express Fm. Défiant ses détracteurs, notamment ceux qui appellent à ce que l'agrément du parti lui soit retiré, il a affirmé que le parti respectait l'Etat de droit ainsi que ses lois et était en faveur d'élections démocratiques et de la primauté de la Constitution. Un discours qui tranche complètement avec celui tenu à peine 48 heures plus tôt par un leader qui appelait à détruire les bases de l'Etat pour y dresser un califat islamique. Mais que voulait dire au juste Béji Caïd Essebsi en affirmant que « l'Etat doit se défendre ? »…


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