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Les vacanciers de la 25ème heure
Publié dans Business News le 12 - 07 - 2016

Les vacances d'été approchent. Pour les plus chanceux, elles se déroulent en ce moment même. Pour les autres, elles sont déjà passées où n'auront jamais lieu. Il parait presque indécent aujourd'hui de penser à ses prochaines vacances alors que le pays est au bord du gouffre économique. Presque indécent de planifier des congés et de faire travailler des entreprises au ralenti pour pouvoir se prélasser au soleil alors que le pays entier tourne au ralenti. Mais ne jouons pas aux moralisateurs, nous avons tous besoin de repos après l'année qui vient de s'écouler (et toutes celles qui l'ont précédée). Soit !

Mais ceci ne semble pas être le souci de tout le monde. Pour les vacanciers, ce qui parait indécent en revanche, c'est plutôt les tarifs, jugés exorbitants, qui leurs sont réservés contre une place au soleil et au frais. C'est aussi le traitement des deux poids-deux mesures que des hôtels pratiquent en proposant des tarifs complètement différents aux touristes étrangers et en rembarrant presque la population locale. Tarifs de groupe, arrangements avec les tours opérateurs, tourisme de masse et prix des devises étrangères sont autant d'arguments brandis par les hôteliers pour justifier cet (énorme) écart de prix. Est-il plus cher de passer ses vacances dans un palace tunisien que dans un établissement équivalent dans une capitale européenne ? La réponse est plus compliquée qu'il n'y parait et il y a certainement plus de facteurs à prendre en compte que le prix d'une nuitée simple.

Selon les vacanciers, les prix affichés par les agences de voyage et les établissements tunisiens ont de quoi faire jaser. Il est, toutefois, indéniable que les hôteliers, obéissant à la sacrosainte loi de l'offre et de la demande, ont la liberté (et le droit !) de facturer leurs prestations en fonction des services qu'ils offrent et du prix qu'ils estiment leur convenir. Encore faut-il que la qualité des services suit, ce qui n'est pas toujours le cas. Là encore, ce coût comprend plus de facteurs à prendre en compte qu'il n'y parait.
Mais ceci suscite de nombreuses interrogations. Entre ceux qui estiment que le tourisme tunisien a droit à sa « classe VIP » et ceux qui se sentent « arnaqués » par des prix excessifs. Le consommateur tunisien, râleur par définition, éternel insatisfait et adepte du marchandage, n'en demande-t-il pas trop ? N'est-il pas tout à fait normal pour des palaces de pratiquer des tarifs dignes de leur standing ? N'est-ce pas péter plus haut que son cul (pardonnez l'expression) que de vouloir réserver une suite de luxe au prix d'une chambre dans une auberge de jeunesse ? N'est-il pas, aussi, indécent, de vouloir payer des services de luxe avec un petit salaire ?

L'hôtellerie tunisienne est loin d'être au niveau. Alors que la guerre des prix bat son plein, la qualité du service est loin de suivre. Le prix d'une nuitée comprend généralement plusieurs facteurs dont notamment, l'infrastructure de l'hôtel, la qualité des plats, le nombre de services auxquels on a accès mais aussi le salaire payé au personnel de l'hôtel, ainsi que les formations qu'ils reçoivent. Il n'y a rien à redire lorsque l'on paie le prix fort pour des services dignes de ce nom mais n'est-il pas scandaleux pour certains hôtels, réputés être de luxe, de prévoir pour leurs clients des services bas de gamme ?

Mais ceci suscite également des interrogations quant au traitement, en général, réservé au consommateur tunisien…en Tunisie. Durant le mois de ramadan, mois de privation pour les uns, celui de la frustration pour les autres, certains des quelques cafés et restaurants ouverts, profitant de la situation, ont affiché des tarifs jugés « insolents » pour les « fattaras » tunisiens. Alors que les étrangers ont le droit de boire un verre (d'alcool !) même en terrasse parfois, les Tunisiens sont obligés de se cacher et de partir à la quête des rares établissements durant ce mois qui coïncide pourtant avec la saison estivale et les vacances scolaires.

En Tunisie, certains sont indignés de se voir facturer le prix fort pour les prestations qu'ils demandent. On gagnerait à l'être davantage lorsque la qualité de ces prestations ne suit pas le prix pour lesquelles on paie…


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