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Il y a un an, un attentat frappait la sécurité présidentielle. Quel hommage pour les victimes ?!
Publié dans Business News le 23 - 11 - 2016

Il y a un an jour pour jour, plus précisément le 24 novembre 2015, un terroriste de Daech se fait exploser en plein coeur de la capitale. Cet attentat, qui a frappé la Tunisie de plein fouet, est survenu dans un bus de la Garde présidentielle à l'arrêt tout près de l'Avenue Mohamed V, c'est-à-dire à quelques centaines de mètres du ministère de l'Intérieur.
Cette attaque-suicide, revendiquée par la suite par le mouvement jihadiste Daech, avait été perpétrée par un terroriste muni d'une ceinture explosive après être parvenu à monter à bord du bus qui s'apprêtait à assurer le transport des membres de l'équipe chargée de prendre la relève.
En effet, cet attentat du mardi 24 novembre 2015 est l'un des plus graves que le pays a connu. Il a non seulement eu lieu en plein centre ville de Tunis, à une centaine de mètres à peine du ministère de l'Intérieur, mais a aussi ciblé la Garde présidentielle, réputée être la plus performante du pays et représentant un symbole de souveraineté et de rigueur. Il aurait donc pu être évité.
Les points d'interrogations quant à un manque de précautions étaient nombreux puisque ledit attentat est survenu, à peine une semaine après qu'un projet d'attaque ait été déjoué en plein centre ville, à l'avenue Habib Bourguiba. Et durant la première quinzaine du même mois de novembre 2015, un autre attentat d'ampleur avait été déjoué à Sousse.

D'autre part, le même attentat a eu lieu dans une conjoncture régionale et internationale marquée par une recrudescence d'attaques terroristes d'envergure. Qu'on en juge…
Cet attentat a lieu une semaine après l'arrestation de 17 jihadistes qui planifiaient une vaste attaque contre des hôtels et des commissariats. Il a eu, également, lieu douze jours après le double-attentat de Beyrouth, onze jours après les attentats du 13 novembre à Paris et quatre jours après la prise d'otage du Radisson Blue de Bamako.
De nombreux indices laissaient donc entendre que notre pays se trouvait dans le collimateur des mouvements terroristes puisqu'il s'agissait là du troisième attentat d'envergure dans une zone urbaine en Tunisie, depuis le début de l'année 2015. Il y a eu d'abord l'attentat du Bardo du 18 mars 2015 faisant 23 morts et 47 blessés et celui de Sousse du 26 juin qui avait fait 39 morts et 39 blessés.

Il s'agit, donc, d'un attentat pas comme les autres de par sa symbolique, ses circonstances et la cible choisie. D'où la nécessité de marquer ce triste événement par des cérémonies d'hommage aux victimes parmi les agents sécuritaires tombés en martyrs alors qu'ils assumaient le devoir de la défense de la présidence de la République.
Or, jusqu'aujourd'hui, soit la veille de la commémoration du premier anniversaire de cet attentat, on n'a rien entendu sur une éventuelle manifestation dans ce sens. Il en était de même pour les commémorations des deux autres attentats du Bardo et de l'Hôtel Imperial de Sousse avec une absence totale de la moindre manifestation.
C'est dire qu'il est temps pour les autorités d'organiser un minimum de manifestations avec des veilles, des plaques commémoratives et, pourquoi pas un mémorial aux victimes du 18 mars, du 26 juin et du 24 novembre 2015 !

A titre de comparaison, nous prenons l'exemple de la France et des attentats du Bataclan et du Stade de France survenus le 13 novembre de la même année. En effet, c'est le président de la République, François Hollande, en personne qui a présidé des cérémonies sur les lieux des attaques, en présence de nombreuses personnalités officielles et de nombreux citoyens.
Voici, d'ailleurs, ce qu'écrit le journal « Le Monde » sur ces événements. « C'est une date à jamais gravée dans les mémoires. Ce sont aussi des lieux : le Stade de France, les bars du 10ème et 11ème arrondissement, la salle de spectacle du Bataclan. Un an après avoir été l'épicentre d'une nuit d'horreur, ces lieux ont accueilli, dimanche 13 novembre 2016, les cérémonies de commémoration aux 130 victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis. François Hollande, qui n'a tenu aucun discours à la demande des associations de victimes, a présidé la cérémonie, marquée par une constante sobriété. Du Stade de France au Bataclan, quasiment le même cérémonial dépouillé, voire austère : six plaques dévoilées « en mémoire des victimes blessées et assassinées » par les commandos du groupe jihadiste Etat islamique (EI). Dans chaque lieu, les noms des victimes ont été lus, avant une minute de silence et le dépôt d'une gerbe de fleurs ».
« Le Monde » a choisi, aussi, de publier les portraits des hommes et des femmes tués afin de conserver la mémoire de ces vies fauchées.

Qu'a-t-on fait en Tunisie pour honorer la mémoire des victimes ? Y a-t-il de cérémonies prévues pour marquer à jamais ce triste événement ? A notre connaissance, rien. A moins d'une reprise de conscience de dernière minute en vue de rendre hommage à nos sécuritaires et nos militaires qui paient de leurs vies pour la quiétude de leurs concitoyens et pour la sécurité du pays.
Cette commémoration constituerait, par ailleurs, une opportunité pour tirer les enseignements et retenir les leçons des erreurs et des bavures qui auraient eu lieu chez les services sécuritaires. L'attentat contre le bus de la sécurité présidentielle constitue une bavure de taille, surtout au vu des circonstances précédemment indiquées.

Heureusement que, depuis, une nette amélioration a été enregistrée chez les services sécuritaires et de renseignements après leur décapitation par l'éphémère ministre de l'Intérieur, Farhat Rajhi. Ce dernier avait, par un trait de stylo, éjecté plus de quarante hauts cadres du ministère et causé l'effervescence due à ces limogeages incompréhensibles, injustifiés et précipités. Est venu ensuite l'islamiste Ali Laârayedh qui a recruté massivement des agents, vite infiltrés dans tous les services. Il ne faut pas oublier que c'est bien le même Ali Laârayedh qui a laissé fuir le terroriste le plus célèbre et le plus recherché de Tunisie, Abou Iyadh.

Heureusement qu'on n'en est plus là. Mais un devoir de reconnaissance et d'un minimum d'hommage s'imposent pour les victimes des divers attentats terroristes, en général, et ceux du 24 novembre 2015, en particulier.


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