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Noureddine Taboubi, futur homme fort de l'UGTT
Publié dans Business News le 25 - 01 - 2017

Le nom de celui qui succédera à Houcine Abassi, au poste de Secrétaire général de la centrale syndicale, semble être connu d'avance. Noureddine Taboubi, secrétaire général adjoint en charge du règlement intérieur à l'UGTT, est aujourd'hui le favori des candidats en lice pour ce poste. Si les élections auront lieu lors du congrès, tout semble avoir été résolu bien avant et sauf grande surprise, Taboubi sera l'homme fort du syndicat. Il aura, ainsi, la charge de conduire l'UGTT dans la période complexe que traverse le pays.


Cette année, pas de guerre de succession à l'UGTT. Le nom de celui qui sera le prochain Secrétaire général à la place de Houcine Abassi est connu d'avance. Sauf grande surprise, ce sera Noureddine Taboubi, secrétaire général adjoint chargé du règlement intérieur (RI), qui suscite un large compromis autour de lui.
En effet, historiquement, les secrétaires généraux adjoints, en charge du RI, sont les favoris au poste de SG et ont donc le plus de chances d'accéder au poste lors des élections. Ceci a été le cas pour les deux derniers SG, en l'occurrence Houcine Abassi, et avant lui, Abdessalem Jrad.
Dans l'histoire de l'UGTT, seulement deux SG chargés du RI ont été évincés de ce poste lors des élections. Il s'agit de Hédi Ghodhbani et Ali Romdhan, le premier pour des lacunes liées à ses compétences et le deuxième pour des raisons purement politiques.

Trois candidats sont en lice aujourd'hui pour prendre la place de Houcine Abassi. Il s'agit de Bouali Mbarki, Hfaiedh Hfaiedh et Noureddine Taboubi. Tous les trois appartiennent à la liste dite « consensuelle ». A cette liste consensuelle, s'oppose celle, dite « alternative » de Kacem Afia, secrétaire général adjoint chargé des relations extérieures. Cette deuxième liste contient des noms comme Lassaâd Yaakoubi, secrétaire général du Syndicat de l'enseignement secondaire, Mastouri Gammoudi, secrétaire général du Syndicat de l'enseignement primaire, Mongi Ben Mbarek, des télécommunications, la militante Wassila Ayachi, etc.
Si l'élection de la première liste, consensuelle, présage peu de changements sur le positionnement politico-syndical de l'UGTT, la deuxième promet de se démarquer. En effet, Kacem Afia, qui accuse la centrale syndicale d'être « infiltrée par des courants politiques », axe son programme sur « un recentrage sur l'activité syndicale » et promet d'apporter des changements à la politique du syndicat.

Favori des élections qui se tiendront ce soir du mercredi 25 janvier 2017, Noureddine Taboubi présente le profil classique du syndicaliste « achourien » [ndlr : en référence au leader syndicaliste Habib Achour]. Il est connu comme étant un conservateur aux valeurs traditionnelles. Faisant partie de la direction depuis 2012, il a monté peu à peu les échelons grâce à un travail acharné. Ceux qui le connaissent disent de lui qu'il « ne quittait pas son bureau de 7h du matin jusque tard dans la journée » et qu'il « répondait toujours au téléphone ».
L'ascension de Noureddine Taboubi remonte aux derniers jours de la direction d'Abdessalem Jrad et a été marquée par la « guerre » avec l'ancien secrétaire général de la section de Tunis de l'UGTT, Taoufik Touati. Noureddine Taboubi a pu asseoir sa popularité dans le bureau de Tunis, la plus importante section régionale du syndicat et celle ayant la plus grande présence au congrès, en nombre de députés.

Dans les faits, mais aussi dans les statuts de l'UGTT, Noureddine Taboubi est le numéro 2, après Houcine Abassi. Malgré les rumeurs persistantes quant à sa proximité avec Ennahdha, Tabboubi serait un conservateur certes mais aux positions apolitiques. Il ne serait proche d'aucun mouvement politique.
Par ailleurs, la popularité de Noureddine Taboubi auprès de ses confrères serait notamment due aux liens personnels solides qu'il a pu tisser avec eux au fil des années. Il est, en effet, connu pour être proche des syndicalistes et de leurs doléances personnelles. C'est ainsi qu'il s'est tissé de solides liens sociaux avec ses confrères en étant très présent « pour résoudre leurs problèmes » et pour les accompagner lors des étapes de leur vie personnelle. De très bons rapports qui lui ont servi afin de bien s'introduire dans le milieu et d'être connu mais aussi apprécié dans le milieu syndical. Ce trait de caractère lui a aussi été profitable afin de se garantir un score confortable aux élections mais aussi d'installer ses proches au sein des structures syndicales. Il s'est ainsi offert une assise populaire assez confortable, auprès des députés du congrès.
Le différend qui l'oppose à Kacem Afia remonte à plus d'un an. Il est aujourd'hui très peu probable que les deux hommes arrivent à s'entendre même s'ils devaient être unis au sein du bureau exécutif.

Même si elle se prétend apolitique, la centrale syndicale joue aujourd'hui un rôle de grande importance sur la scène politique nationale. Un rôle certes très critiqué que certains veulent voir disparaitre au profit d'une action « purement syndicale ». Peu de choses risquent de changer avec l'élection de Noureddine Taboubi étant donné que Houcine Abassi lui-même, lors de l'ouverture du congrès, a affirmé que l'UGTT compte maintenir son orientation et ne pas dévier de sa ligne conductrice.
Cependant, le nouveau secrétaire général aura un rôle primordial à jouer. D'un point de vue purement structurel, le nouveau SG devra donner un sérieux coup de frais à l'UGTT, à travers l'intégration des jeunes et des femmes et une modernisation de ses structures.

Par ailleurs, tout comme Houcine Abassi, qui a été nommé à la tête du syndicat en ces années post-révolutionnaires, Noureddine Taboubi, s'il est élu, devra composer avec un bras de fer avec le gouvernement, longtemps engagé par l'UGTT. Choisira-t-il de continuer sur la même lignée ou d'insuffler une nouvelle culture à la centrale syndicale à la réputation pas toujours glorieuse ?
Socialement, penser à la mise en place d'un nouveau contrat social qui permettra de donner à l'UGTT un rôle qui dépasse celui de « fouteur de trouble » et de « demandeur d'augmentations », ne serait pas du luxe compte tenu de la fragilité, sociale et économique, de la période actuelle…


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