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Hafedh Caïd Essebsi dans sa maison de verre…
Publié dans Business News le 27 - 05 - 2018

Dans sa lutte acharnée pour remplacer Youssef Chahed, Hafedh Caïd Essebsi estime que le gouvernement a eu un bilan négatif et qu'il est dans l'intérêt du pays de le changer. Ces propos tenus par le directeur exécutif autoproclamé d'un parti politique lui-même en pleine déconfiture, convainquent peu. Surtout si ce même parti étale, depuis des mois dans l'opinion publique, sa grande difficulté à consacrer les règles démocratiques qu'il prône tant…

« Malgré les répercussions négatives du faible rendement du gouvernement, la position de Nidaa Tounes n'a nullement été dictée par des considérations personnelles ni politiques mais est basée sur un diagnostic clair de la situation. Diagnostic qui nous a alertés sur la gravité de la situation et le fait que le gouvernement est un facteur intégrant de l'échec » a écrit Hafedh Caïd Essebsi sur sa page Facebook aujourd'hui, dimanche 27 mai 2018. Difficile de le croire tant les arguments brandis par Hafedh Caïd Essebsi dans sa guerre contre Youssef Chahed ne sont pas les bons.
Dans leur diagnostic, les détracteurs de Youssef Chahed estiment sommairement que le chef du gouvernement a « échoué dans sa mission » et on l'accuse d'avoir conduit le pays à « la crise économique, aux tensions sociales et au déclin de la confiance politique qui a engendré une peur de l'effondrement de l'expérience démocratique en Tunisie ».
Un argument qui devrait être difficile à assumer pour ceux qui prônent, en parallèle « la stabilité du pays ». Si le parti Ennahdha estime que la crise actuelle peut être surmontée à travers un remaniement partiel du gouvernement, tout en maintenant Youssef Chahed, Nidaa Tounes campe sur ses positions réclamant le départ du chef du gouvernement après 1 an et 8 mois de sa prise de fonction. Du moins, une partie de Nidaa suivant la logique de Hafedh Caïd Essebsi.

« Faisons d'abord le ménage au sein de notre parti », avait écrit la députée Nidaa et membre fondatrice du parti Wafa Makhlouf sur sa page Facebook il y a deux jours. « Depuis 2015, Nidaa a dévié des principes sur lesquels il a été bâti. Aujourd'hui, c'est malheureusement devenu un parti sans boussole, sans compétences, sans leadership, sans valeurs et surtout sans démocratie », soutient-elle.
Alors qu'il est aujourd'hui difficile de dire qui commande et qui prend les décisions au sein de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi affiche ses positions comme si elles faisaient l'unanimité au sein du parti et tente de les faire passer pour la volonté collective du tout Nidaa.
« Alors qui décide chez Nidaa ? Quelles sont les instances qui prennent les décisions au nom du parti : AUCUNE. Les décisions se prennent entre Hafedh et son entourage propre sans consultations aucunes avec qui que ce soit. Nidaa n'est pas contre Youssef. C'est Hafedh qui veut la peau de Youssef. Pourquoi ? Les considérations sont nombreuses et connues de beaucoup. A qui profite cette guerre que mène Hafedh conte Youssef, qui est issu de Nidaa et qui n'a cessé de l'affirmer ? », s'interroge le militant Nidaa Karim Baklouti Barketallah.
En effet, Youssef Chahed, lui-même issu de Nidaa Tounes, continue à être soutenu par une partie de Nidaa notamment par ses ministres issus de son parti même si le parti lui-même ne sait plus où donner de la tête.

Depuis les élections de 2014, Nidaa Tounes a, en effet, perdu une trentaine de députés au Parlement. Alors qu'il était le parti vainqueur aux législatives, et la formation la mieux représentée au Parlement, il finit par céder la place à Ennahdha et se place deuxième en nombre de députés à l'ARP. Nidaa s'est aussi vu dépouiller des 2/3 de ses électeurs aux Municipales de 2018. Nidaa Tounes est passé de 1.279.941 électeurs aux législatives de 2014 à 404.134 électeurs en 2018 (d'après sondage sortie des urnes).
En plus d'avoir perdu sa première place aux Municipales du 6-Mai, encore en faveur d'Ennahdha, Nidaa a enregistré un échec cuisant lors des législatives partielles d'Allemagne. Yassine Ayari, qui a remporté le scrutin, s'était d'abord présenté pour « barrer la route à Hafedh Caïd Essebsi » qu'on avait au début annoncé, à demi-mot, comme candidat Nidaa au poste de député dans la circonscription d'Allemagne. Hafedh finit par abandonner le poste et Yassine Ayari remporte la manche avec 263 voix contre 246 pour Nidaa Tounes. Un score dérisoire, et ce même malgré la campagne menée par Ennahdha en faveur du candidat nidaïste.

Force est de reconnaitre que le parti fondé par Béji Caïd Essebsi est parti en vrille depuis qu'il est dirigé par son fils Hafedh Caïd Essebsi. Plusieurs de ses hauts cadres ont décidé de quitter le navire protestant contre la politique de ce dernier. Parmi eux, Said Aïdi, Mohsen Marzouk, Sahbi Ben Fredj, Bochra Belhaj Hamida, Hassouna Nasfi et bien d'autres encore. L'opacité règne toujours au sein du parti, proclamé comme le plus fort du pays depuis sa victoire aux législatives, et il n'existe pas de données fiables concernant le nombre exact de membres qu'il compte jusqu'à présent.
Plusieurs cadres de Nidaa estiment que le parti glisse vers l'inconnu et a dévié de son idéologie originelle. Des usurpateurs ont pris la place des bâtisseurs du parti et les lois intérieures continuent à être violées en toute impunité.

Difficile donc de croire que le « diagnostic » fait par Hafedh Caïd Essebsi contre le gouvernement actuel, conduit par Youssef Chahed, est basé sur des données honnêtes et est totalement désintéressé. Si HCE critique aussi ouvertement le bilan de Youssef Chahed c'est qu'il s'en prend aussi à celui de l'ensemble de ses ministres. Le chef du gouvernement ne peut être rendu responsable, seul, du bilan de son équipe. Le gouvernement Chahed étant constitué en partie de ministres issus de Nidaa Tounes, c'est son propre parti que Hafedh critique et dénigre. Une position qui ne semble pas plaire aux ministres qu'il a invités à un iftar pas complètement désintéressé ce soir afin de sortir ses dernières cartes. Un proverbe germanique dit « celui dont la maison est de verre doit se garder de jeter des pierres aux autres ».


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