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La concurrence s'échauffe à la Kasbah !
Publié dans Business News le 16 - 01 - 2020

Avec 134 voix contre, le gouvernement de Habib Jamli n'a pas réussi à obtenir la confiance des députés imposant un passage systématique au « gouvernement du président ». C'est désormais à Kaïs Saïed qu'incombe la tâche de désigner un chef du gouvernement parmi les noms que les différents partis politiques lui ont proposés. Des propositions qui ont commencé à être annoncées depuis hier, mercredi.
Sans grande surprise, le gouvernement de Habib Jamli, candidat d'Ennahdha à la Primature n'a pas pu passer, approuvé uniquement par 72 élus essentiellement des blocs d'Ennahdha et de la Coalition Al Karama. Après l'échec des concertations avec les partis politiques et les organisations nationales, Habib Jamli a décidé de mettre en place un gouvernement loin des tractations partisanes.
Ce gouvernement apolitique de compétences nationales, comme il l'avait appelé, était incapable de convaincre les députés du Parlement. Ces derniers ont fait part de leurs réserves quant à sa composition, contestant principalement son aptitude, son indépendance et son intégrité. Au final, leur refus s'est concrétisé et le gouvernement a fini par être rejeté.

Conformément à l'article 89 de la Constitution, le président de la République est le seul qui pourra tranchera sur la question. Kaïs Saïed doit, ainsi, établir des concertations avec les différents partis politiques et nommer, dans un délai de dix jours de la date du rejet du premier gouvernement, un chef du gouvernement. Ce dernier devra constituer son gouvernement dans un délai n'excédant pas un mois.
Cependant, le chef de l'Etat a choisi une méthode assez inhabituelle quant au processus de formation du gouvernement. Au lieu de passer de longues semaines en concertations, accords de principe, tergiversations et désistements comme le cas Jamli, M. Saïed a opté pour une procédure plus simple, précise et efficiente que les négociations directes.
Il avait, en effet, adressé 38 correspondances aux présidents de partis politiques, des coalitions ainsi que des blocs parlementaires les appelant à présenter leurs candidats à la Primature par écrit, à justifier leurs choix et à détailler les critères adoptés. Ces correspondances ne concernent que les formations politiques représentées sous l'hémicycle du Bardo et n'excluent pas les propositions individuelles des élus non-partisans ou qui n'appartiennent à aucun bloc parlementaire.

Les premiers à avoir présenté leurs propositions étaient le parti Errahma et la Coalition Al Karama qui ont respectivement proposé Saïd Jaziri, chef du parti, et l'ancien élu Al Harak, Imed Daïmi qui a été désigné après des élections internes portant sur huit noms proposés.
Imed Daïmi est, également, l'un des deux candidats proposé par le mouvement Amal de Yassine Ayari. L'autre candidate étant l'ancienne présidente de l'Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine.
Le parti La Voix des agriculteurs de Fayçal Tebini a proposé l'ancien ministre, Mongi Hamdi, l'économiste Jamel Eddine Gharbi ainsi que l'élu de la liste indépendante « Nahnou Houna », journaliste et auteur, Safi Saïd.
D'autres formations politiques ont pris plus de temps à se mettre d'accord sur leurs candidats vu que certains ont fait le choix de présenter des candidats conjointement avec d'autres partis. Attayar, à titre d'exemple qui aurait présenté son secrétaire général, Mohamed Abbou, s'est concerté avec les partis étant concernés par les négociations autour de la constitution du gouvernement de Habib Jamli à savoir Ennahdha, Tahya Tounes et Echaâb avec lequel il forme le Bloc démocrate.
Naturellement, la proposition d'Echaâb serait conforme à celle d'Attayar et sera présenté au nom du Bloc démocrate selon le secrétaire général du Mouvement, Zouhair Maghzaoui. Toutefois, ce dernier avait précisé que le futur chef du gouvernement doit être indépendant et non-partisan, des qualificatifs qui ne s'appliquent pas sur M. Abbou. En effet, selon des sources bien informées, le choix d'Echaâb se porterait plutôt sur l'ancien ministre Elyes Fakhfakh.
Pour ce qui est de Tahya Tounes, ayant pris part aux négociations avec Attayar et Echaâb, le parti avait précisé qu'il ne présentera aucun candidat à la présidence du gouvernement y compris son président et chef du gouvernement sortant, Youssef Chahed.
Néanmoins, Tahya Tounes pourrait présenter une femme à la tête du gouvernement bien que le nom le plus probable pour l'instant soit celui de l'ancien ministre, Ridha Ben Mosbah.
Un choix partagé par Qalb Tounes ayant jugé que « l'idéal serait de nommer une femme qui peut se montrer plus diplomate et plus apte à apaiser les tensions », d'où le nom de l'ancienne présidente de l'Utica, Wided Bouchamaoui qui circule déjà.
Les anciens ministres, Fadhel Abdelkefi et Ridha Ben Mosbah, le président du Mouvement démocratique, Ahmed Néjib Chebbi, le président du Centre financier aux entrepreneurs (CFE Tunisie), Radhi Meddeb ainsi que la CEO Chief Strategy Officer de One tech holding, Lamia Fourati figurent, également, sur la liste de Qalb Tounes qui négocie essentiellement avec les blocs parlementaires de la Réforme nationale et d'Al Mostakbal.
Pour Ennahdha, parti vainqueur aux législatives, les noms les plus probables sont les anciens ministres Elyes Fakhfakh, Mongi Marzouk et Habib Kchaou, ancien conseiller dans le gouvernement Hamadi Jebali. Marzouk et Kchaou étaient sur la même liste définitive d'Ennahdha des candidats à la Primature qui comportait Habib Jamli. Ennahdha avait relevé, dans ce sens, qu'il soumettra à Kaïs Saïed trois noms à qui n'appartiennent pas au parti islamiste.
Ennahdha avait, de surcroît, exprimé son attachement à un gouvernement politique de compétences nationales basé sur les partis politiques et traduisant la volonté du peuple exprimé par les urnes.
Ses critères pour le futur chef du gouvernement consistent primordialement en la compétence et la vision. Il doit, aussi, être une personnalité fédératrice et consensuelle afin de réussir à constituer un gouvernement englobant un maximum d'acteurs politiques, d'après les critères formulés par le parti.
L'ancien ministre de la Justice, ex gouverneur de l'Ariana et candidat à la présidentielle, Amor Mansour ainsi que le président de l'Inlucc, Chawki Tabib figurent, par ailleurs, parmi les noms proposés pour occuper le poste du chef de gouvernement.

Cependant et selon la présidence de la République, seules les formations politiques représentées au Parlement sont concernées par ces propositions. Ainsi, les suggestions des listes partisanes, indépendantes ou de coalitions qui n'ont pas remporté de sièges à l'Assemblée ne seront pas retenues.
Kaïs Saïed est appelé à examiner les propositions et à en choisir une seule à la tête du gouvernement dans les quatre jours à venir, comme il peut théoriquement nommer une personnalité qui n'a pas été proposée. Une décision qui sera imprudente et irréfléchie car le futur chef du gouvernement doit bénéficier d'un soutien parlementaire et populaire et faire l'unanimité, ou du moins, obtenir la majorité dans les rangs des élus.

La même décision compromettrait le vote de confiance au gouvernement et engendrerait la dissolution de l'Assemblée aussi bien que la convocation de nouvelles élections législatives dans un délai de trois mois au plus tard. Un scénario que la Tunisie ne peut pas se permettre de vivre notamment dans cette conjoncture socio-économique délicate et les défis sécuritaires à affronter dans la région.


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