Japon 2027: des bourses d'études ouvertes aux Tunisiens    Eté 2026: retour en Tunisie par bateau à prix réduit    Eté 2026: des billets d'avion moins chers pour les Tunisiens à l'étranger    Tunisie : zéro cas de poliomyélite et une couverture vaccinale record    Sadok Belaïd: commémoration du 40e jour de son décès (Album photos)    Zarzis entre dans le commerce mondial: nouvelle liaison maritime stratégique    EST – CAB: à quelle heure et sur quelle chaîne voir le match ?    Taxis et louages à l'arrêt: une grève générale annoncée    Nouvelair reçoit un nouvel Airbus A320neo    Le journalisme tunisien en deuil : décès de Noureddine Tabka    Recrutement à l'étranger : la Tunisie joue uniquement le rôle de médiation    La Tunisie brille au Meeting international de Rabat en para-athlétisme    Une grande avancée scientifique - Séquençage et publication des génomes complets de deux variétés emblématiques de blé dur tunisien: Mahmoudi et Chili (Album photos)    Journée mondiale de la Terre 2026 : la Cité des Sciences à Tunis organise l'événement Génération Terre    Le Nigérian Michael Eneramo, ancien attaquant de l'Espérance sportive de Tunis, décédé    Météo en Tunisie : cellules orageuses avec des pluies dans les régions du ouest, centre et sud    Nasser Kamel : La Méditerranée nous unit. Ses politiques doivent être à la hauteur    Michael Eneramo : le football africain perd une ancienne star de l'Espérance de Tunis    Projet Qawafel: recommandations pour permettre aux entreprises tunisiennes de saisir des opportunités d'exportation estimées à 2,28 milliards de dollars sur le continent africain    Vient de paraître - «Dictionnaire des féministes: un siècle de féminisme en Tunisie»    Londres : la carte d'identité tunisienne disponible sur place !    Négociation de crise: Entre espoir et désillusion    Transport vers la Foire du livre de Tunis 2026 : la TRANSTU renforce ses navettes vers le Palais des expositions du Kram    Vivez par l'image la commémoration du 40ème du décès de Abderrazak Kéfi    Microsoft Defender suffit sous Windows 11, pas besoin d'installer un anti-virus payant, pourquoi?    Omra 2026 : la date de reprise des visas enfin dévoilée !    Mars : découverte qui relance la question de la vie    Météo en Tunisie : temps brumeux, pluies sur les régions ouest    Palais El Abdelliya organise la 4ème édition de l'initiative 'Un monument... et des enfants'    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    Mare Nostrum Voice Festival en Tunisie pour une 3ème édition au Théâtre de l'Opéra de Tunis    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'opportunité d'exportation vers la Libye
Viandes blanches
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 06 - 2015

Les professionnels du secteur avicole appellent le ministère du Commerce à annuler l'autorisation préalable pour pouvoir exporter vers la Libye.
Les professionnels du secteur de l'aviculture ont demandé la levée de l'autorisation préalable pour l'exportation des viandes blanches vers la Libye qui présente plusieurs opportunités et dispose d'un fort potentiel de consommation. Selon M. Fethi Ben Khélifa, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des éleveurs de volailles relevant de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (Utap), les professionnels tunisiens du secteur sont en mesure d'exporter des quantités de viandes blanches et d'œufs vers un marché prometteur, la Libye, mais sont confrontés au problème de l'autorisation préalable qui prend beaucoup de temps, dans la mesure où il faut contacter plusieurs intervenants dans l'administration tunisienne.
Notre interlocuteur indique que le secteur des viandes blanches était soumis à des quotas de production jusqu'en 2010 avant que des représentants de grandes sociétés aient convaincu le ministre du Commerce à l'époque pour qu'il supprime ces quotas et opte pour la libéralisation, le but étant d'exploiter les opportunités d'exportation. «Cette mesure a été prise, souligne M. Ben Khélifa, sans concertation avec l'ensemble des professionnels, qui se sont trouvés devant le fait accompli».
Les besoins du marché intérieur satisfaits
Depuis 2011, la production des viandes blanches a enregistré une évolution progressive et les besoins du marché local ont toujours été satisfaits. C'est aussi le cas pour les œufs, puisque, depuis 2010, la moyenne de la production est entre 120 et 130 millions d'œufs. Selon les prévisions établies, la production serait en 2015 de l'ordre de 198 millions d'œufs. C'est dire que la production est abondante et il est nécessaire de trouver de nouveaux débouchés pour écouler ce produit très demandé. La Libye est l'un des marchés qui peut absorber une grande quantité d'œufs, à condition de simplifier les procédures auprès des exportateurs et de leur fournir les encouragements nécessaires, d'où l'importance de la levée de l'autorisation préalable.
Pour ce qui est des poulets, M. Ben Khélifa a indiqué que la production est également satisfaisante, dans la mesure où elle a atteint les 12.900 tonnes par mois. Les prix de vente au public au niveau du marché local sont considérés comme abordables et ne couvrent pas, en tout cas, le coût de la production. «Toute la filière des viandes blanches est en train de perdre de l'argent», constate notre interlocuteur avec amertume. Il propose de faciliter l'exportation des poulets vers le marché libyen qui peut procurer à la Tunisie des bénéfices considérables. A ce niveau aussi, il est primordial de supprimer l'autorisation préalable qui constitue, de l'avis de notre interlocuteur, un véritable handicap devant l'exportation.
Les besoins du marché local sont bien satisfaits grâce aux stocks régulateurs et à la production courante. En fait, le stockage coûte cher. A noter que les éleveurs de volailles ne supportent que 15% du coût de la production, le reste étant conditionné par les prix du maïs et du soja, fixés par le marché international. Il suffit que les cours du pétrole augmentent pour voir les prix de toutes les autres matières premières flamber. La conjoncture internationale a des impacts directs sur les prix des différentes matières. Les éleveurs de volailles ne peuvent donc pas maîtriser totalement le coût de la production qui dépend, dans une large mesure, des facteurs extérieurs.
La Fédération nationale des éleveurs de volailles appelle à une restructuration du coût de la production, à la révision de la programmation, en impliquant toutes les parties prenantes comme l'administration, les professionnels et l'Organisation de défense du consommateur. Il s'agit aussi de conclure des contrats de production entre les producteurs et le Groupement interprofessionnel des produits avicoles. Les professionnels proposent, de même, de permettre aux commerçants de s'adonner à l'abattage des volailles en réservant des espaces mobiles — répondant aux conditions d'hygiène et de propreté — ou des abattoirs municipaux en nombre suffisant. Les commerçants doivent avoir la possibilité de créer de petits abattoirs dans le cadre de coopératives, et ce, pour éviter la monopolisation de ce secteur par les grandes entreprises.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.