Commémoration des événements du 26 janvier 1978 : Saïed s'entretient avec Taboubi    Tunisie-Coronavirus: Le couvre-feu prolongé de deux semaines    Précisions à propos du champ d'application de l'amnistie fiscale    L'étrange "évasion" d'Abdelkoddous Saâdaoui, qui en plus nargue sa patrie    L'Algérie supprime la liste des produits exclus du bénéfice des avantages fiscaux accordés dans le cadre de la GZALE (CEPEX)    CAN 2021 : Motsepe invite un président d'un club tunisien pour la finale    Ligue 1 Pro : l'Etoile du Sahel battue en amical    Kaïs Saïed reçoit Najla Bouden    Selon 57,8% des familles tunisiennes, l'avenir de leurs enfants serait meilleur hors du pays    Elloumi: Le gouvernement de Bouden est le pire gouvernement depuis l'époque coloniale( Audio)    Le prix de la meilleure recherche scientifique féminine, pour l'année 2021 décerné à la professeure de neurologie, Dr Iman Kacem Nhili    César 2022 : l'acteur Sami Oitalbali nominé pour le César du meilleur espoir masculin    Match Côte d'Ivoire vs Egypte : Les chaines qui diffusent le match Choc de la CAN 2022 du 26 janvier    Land'Or obtient un nouveau prêt d'environ 4 millions $    Sommet Ligue arabe : Les beaux et bons mots de Tebboune, que répondra le Maroc? [Vidéo]    La vraie chambre noire, c'est le palais de Carthage !    EN : un joueur testé négatif, deux autres encore positifs !!    Les salariés de Cactus prod menacent d'une grève de la faim    Côte d'Ivoire vs Egypte : Sur quelle chaîne regarder le match en direct et live streaming ?    salon des créateurs MOOD TALENT: 6e anniversaire du 4 au 6 février 2022 à l'hôtel Dar El Marsa    Corruption : La Tunisie au 70e rang mondial    Tunisie Telecom en chiffres    Kasserine: Mandat de dépôt contre un ancien gouverneur, pour corruption    Indice de perception de la corruption : la Tunisie classée au 70ème rang mondial    Moody's évoque la Tunisie    Le chanteur Florent Pagny annule sa tournée à cause d'un cancer, sera-t-il présent à The Voice?    Google Doodle rend hommage à l'actrice Egyptienne Souad Hosni, la Cendrillon du monde arabe    AS Soliman : l'Algérien Frifer Boumedyen engagé pour deux ans et demi    Tunisie : Grève générale à...    Entreprises publiques en difficulté | Crises en cascade    REMERCIEMENTS ET FARK : Mongi BEN AMOR    Echo Afrique    High-tech | Tout connaître sur le métavers    Groupe Chimique Tunisien à Mdhilla 2: Levée d'une grève entamée depuis 2 ans    CAN 2021 | Huitièmes de finale – Suite et fin – Côte d'Ivoire-Egypte : La guerre des étoiles    CAN 2021 | Une qualification significative : ls ont changé leur destin…    Exposition au musée de l'Institut du Monde Arabe : Slimen Elkamel à cœur ouvert    Le comité scientifique recommande la prolongation des mesures préventives contre le covid    Dilou : Saied est en train de démanteler l'Etat Tunisien    Covid-19 | 17 décès et 9706 contaminations recensés le 24 janvier 2022    Tunisie : Départ des vols depuis l'aéroport d'Istanbul via une seule piste    Le film documentaire "Angle mort" de Lotfi Achour primé au Fipadoc à Biarritz    Kaïs Saïed souhaiterait appliquer un modèle proche du Velayet-e faqih iranien, selon Hatem Mliki    Centenaire du cinéma tunisien : Zoom sur un pionnier nommé Albert Samama Chikly    Gordon Gray commente la démission de Nadia Akacha et parle des causes probables de cette décision    Ukraine : les USA évacuent livrant le pays à Poutine, l'UE spectatrice    Rabat pourrait-il "voler" à Alger l'organisation du sommet de la Ligue arabe?    Un astéroïde "potentiellement dangereux " passera prés de la terre mardi soir    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Précaire accalmie des mouvements sociaux
Le Ftdes présente ses rapports du mois de mai
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 06 - 2015

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (Ftdes) a tenu, hier matin, une conférence de presse, avec pour ordre du jour trois dossiers d'actualité, à savoir le rapport du mois de mai sur les mouvements sociaux, le déblocage de la situation au bassin minier et le sort des derniers refugiés coincés en Tunisie, suite à la fermeture du camp de Choucha
Il ne passe pas un jour sans que la fièvre des protestations monte d'un cran, prenant, parfois, de mauvaises tournures. Après des mois records entegistrés, celui de mai a été, légèrement, perturbateur, mais non sans mouvements populaires. Et ce malgré le rôle de bons offices qu'avait joué et le font encore les militants du Ftdes dans les régions de hautes tensions. Au sud du pays notamment, l'observatoire social tunisien relevant du forum initiateur vient de dresser un bilan relativement réduit à quelque 225 mouvements sociaux seulement par rapport aux chiffres alarmants du mois d'avril (plus de 400 cas). Il y a eu à Gafsa, Kébili, Médenine, Kairouan, Sidi Bouzid et Tataouine autant de mouvements de protestation de toutes sortes dont le quart se rapporte aux suicides et tentatives de suicide, avec peu de grèves observées. Trop de manifestations revendicatives d'ordre purement socioéconomique : amélioration des conditions de vie, emploi et développement régional. Ces mouvements ont connu leur apogée dans les régions d'El Faouar (Kébili) et du bassin minier, ayant trait respectivement aux sociétés d'exploitation pétrolière et leur politique de gestion du personnel et aux décisions relatives au plan de réforme issues du Conseil ministériel spécifique à Gafsa.
Et le rapport de signaler certains rebondissements à ce niveau. C'est que ces mouvements ont tourné à la violence à divers degrés: sit-in, blocage des routes, grèves générales. De même, les gouvernorats de Tunis, Gabès, Tozeur et Béja ont été, au cours du mois écoulé, le théâtre de manifestations réclamant la régularisation de la situation professionnelle de certains travailleurs de municipalité, d'établissements de tourisme et de conducteurs de taxi. D'autres ont été déclenchées à Bizerte et à Nabeul pour des raisons dues essentiellement à l'étalage anarchique et à l'interdiction de vente de volaille hors abattoir. Le chargé d'observation au sein du Ftdes, M. Abdessattar Sahbani, est intervenu pour prévenir d'éventuelles manifestations sociales attendues cet été. Comme ce fut le cas la saison dernière, où des régions telles que Jendouba et Kasserine ont revendiqué le droit à l'eau potable et à l'électricité. Il y aurait, aussi, prévoit-il, des protestations contre la pollution et la propagation des incendies.
Arrivé à un point de non-retour, la crise du bassin minier semble voir le bout du tunnel. La médiation à la base d'un dialogue social réunissant les parties en conflit a joué ainsi un rôle capital dans le déblocage de la situation, pourvu que les autorités concernées tiennent leurs promesses. Cependant, les alternatives proposées sont tributaires de l'engagement du gouvernement à prendre les choses au sérieux. Maintenant que l'accalmie règne l'on s'attend à ce que les demandes d'emploi soient satisfaites pour que la machine se remette au travail. Quitte à revenir à la case départ d'ici la rentrée scolaire. Autre dossier jusque-là en suspens depuis la révolution, celui des réfugiés en Tunisie. La fermeture en juin 2013 du camp de Choucha n'a pas résolu ce problème qui n'a fait que perdurer. Au point de devenir de plus en plus compliqué, en l'absence de décisions claires que le gouvernement doit prendre dans ce sens. Le président du Ftdes, M. Abderrahmane Hedhili, a relevé qu'il y a encore 70 réfugiés coincés à Ras Jedir, sur la frontière tuniso-libyenne. Sur le pavé, sans vivres ni couvert, cette population est livrée à elle-même. D'après M. Hedhili, ces réfugiés demandent leur réinstallation ailleurs. Et d'ajouter que leur situation appelle à une intervention urgente, vu qu'ils souffrent de violations et de dépressions mentales. Leur présence non protégée sur les frontières risque d'empirer la situation. Quant à l'affaire des disparus en mer depuis 2011, M. Hedhili a mis en exergue l'importance de la mise en place, tout récemment, d'une commission d'enquête sur le sort des migrants tunisiens vers l'Italie. Il a insisté sur les moyens à adopter pour rétablir la situation et mettre un terme aux souffrances de leurs mères et familles en détresse, depuis 4 ans. Revenant sur les mouvements sociaux, il a prévenu que les protestations risquent de s'amplifier, si la population vivant à la marge ne voit rien venir dans l'immédiat. Car, ouvriers des chantiers, diplômés chômeurs et régions dépourvues sont sur le point de se révolter. Il est temps de se pencher sur leurs revendications qui traînent depuis quatre ans.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.