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Les petites échoppes victimes des grandes surfaces
COMMERCE DE DETAIL
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 08 - 2015

Les supermarchés qui foisonnent partout et n'importe comment n'ont pas que des avantages.
Dans toutes nos villes, grandes et moyennes, il y a toujours eu des épiciers de quartier. Ils faisaient partie du décor et sont souvent complètement intégrés au milieu dans lequel ils exercent leur métier. Ils rendent d'éminents services aux habitants, en leur fournissant tout ce dont ils ont besoin. Ils veillent à la tranquilité du voisinage, jouant souvent les gardiens avec cet œil vigilant qui détecte les intrus. Ils accordent toutes les facilités qu'on peut imaginer aux clients auquels ils font confiance avec ces petits et fameux carnets de crédit. Ils sont aussi une source inestimable de renseignements pour tout le monde.
Combien de fois, il nous est arrivé, à nous tous, d'avoir recours à eux pour avoir l'adresse de telle ou telle personne qu'on n'arrive pas à trouver et ils étaient là pour nous renseigner.
Ces épiciers-là sont en train de disparaître lentement, mais sûrement. Viendra le temps où il n'y aura plus le moindre petit commerce dans nos cités et quartiers.
Ils sont victimes des grandes surfaces qui naissent partout où on va; pourtant, ces bons citoyens, qui gagnent leur vie au prix de tant de sacrifices et de privations, font vivre de leur labeur des milliers de familles, voire des dizaines de milliers. Leur disparition est synonyme d'un déséquilibre social dont les incidences négatives et non des moindres sont des chômeurs en plus et des familles qui seront dans la précarité. A l'ouverture d'un supermarché, il y a au moins une dizaine de petits commerces qui mettent la clé sous le paillasson. L'attrait de tout ce qui est nouveau avec ses devantures et enseignes alléchantes, est incontestable sur les consommateurs qui, tels les moutons de Panurge, se ruent sur ces magasins aux rayons bien agencés et aux produits savamment exposés.
Ceci sans regarder le moins du monde du côté des prix affichés. On ne voit souvent que ces promotions trompe-l'œil faites pour appâter la clientèle et l'entraîner à acheter d'autres produits aux coûts surelevés. La comparaison avec les petits commerces en atteste. Et il n'y qu'à faire une petite tournée du côté de ces grandes surfaces et de jeter un coup d'œil sur les prix qu'elles affichent et ceux pratiqués ailleurs et plus exactement par les petits commerçants. Aucune comparaison, car on est souvent sidéré devant la différence qui peut aller jusqu'à quarante, voire cinquante pour cent.
Ce comportement du consommateur est à l'origine de cette déferlante des enseignes aux grands noms et la cause de la mort lente d'un petit commerce à l'utilité multiple. Mais il n'y a pas que le consommateur qui en soit responsable. Les pouvoirs publics ont leur part dans la situation qui prévaut actuellement du côté des petits commerces.
Responsabilité partagée !
L'extinction de cette catégorie de commerces de détail, et on s'en rendra bientôt compte, aura des conséquences négatives sur les équilibres du marché ainsi que sur ceux de la société. Mais il sera trop tard pour y remédier. Leur disparition, outre son aspect négatif sur ceux qui le pratiquent, laissera le champ libre au grand capital via ses enseignes pour se jouer des prix à sa guise et finir par imposer sa propre logique que nous vérifions chaque jour à nos dépens. Les pouvoirs publics, qui semblent impuissants face à ces mastodontes du commerce, disposent toutefois d'autres moyens pour réglementer le secteur, du moins au niveau des autorisations qu'on accorde pour l'installation et l'ouverture d'un supermarché. L'Etat pourra ainsi dresser une carte et indiquer clairement les zones où ces grands peuvent exercer leurs activités. Comme on dispose de zones industrielles, on peut en créer pour les supers et hypermarchés. Ceux-ci doivent impérativement s'installer en dehors des villes et sur les grands axes routiers, même pas en banlieue du milieu urbain. Or, mis à part un seul qui répond à ce critère, tous les autres de moyennes ou de grandes dimensions ont élu domicile en plein milieu résidentiel. Créant ainsi un encombrement supplémentaire à celui vécu par nos cités, ajouté à ce qu'ils ont causé comme tort à la catégorie du commerce de pauvres.
Et c'est à l'Etat d'agir pour fixer les règles du jeu, en décrétant des lois qui n'autorisent aucune interprétation pour mettre fin à ce mélange de genres, si j'ose dire.
Les grandes surfaces en dehors des centres urbains et les petits qui ne perturbent point les équilibres de la vie citadine dans les centres villes. Chacun son espace et on aura ainsi fait d'une pierre deux coups: redonner de l'espoir aux petits commerçants et épiciers des quartiers et décongestionner aussi la circulation qui en pâtit chaque jour surtout après les sorties des bureaux. L'exemple le plus frappant pour étayer ce constat est celui de cette grande enseigne se trouvant sur la nationale une et pour laquelle on a improvisé un sens giratoire qui favorise son accès au détriment du flux de véhicules allant vers le sud de la capitale et du pays. Les bouchons que cause ce sens giratoire peuvent aller jusqu'à deux, voire trois kilomètres. Qui a autorisé l'ouverture de ce supermarché ? Qui a fait l'étude de faisabilité ? Et a-t-on au moins prévu ce que cela pourrait engendrer comme problèmes aux alentours plus ou moins proches, avec toutes leurs conséquences que nous venons d'énumérer, à commercer par le nœud de la question objet de notre sujet, qui est celui du petit commerce qui a complètement disparu des environs.
Encore une fois, c'est au gouvernement de prendre en main ce dossier qui ne devra plus rester du ressort unique des communes qui font souvent dans l'erreur et sont la cause de tant de désagréments aux citoyens.


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