Banque de Tunisie : une institution en avance de cycle    EST–CSS : des absences de poids des deux côtés avant la 12e journée retour    EST–CSS : où suivre le 146e classico ?    Streaming & TV : où voir le choc EST – CSS en direct ?    Mai sous tension en Tunisie : salaires, examens et échéances clés    Ciel partiellement nuageux et faibles pluies au sud    La souveraineté biologique: le nouveau front invisible de la souveraineté alimentaire    Moncef Ben Slimane: Zohra Ben Slimane, une vie d'engagement au service des femmes et de la Tunisie    Assemblées Générales de l'UBCI: des fondamentaux solides et une stratégie en marche    Epson et Healthy Snacks: Quand l'impression à la demande booste l'entrepreneuriat alimentaire    MTS Auto Center inaugure son nouveau showroom à Gabès et renforce sa présence dans le sud de la Tunisie    Salaires 2026 : entre 4% et 6% d'augmentation... ce que les Tunisiens vont réellement toucher    Pic des perturbations vendredi : plusieurs régions en vigilance    Météo en Tunisie : températures en hausse, pluies éparses    Changement à la tête de la Poste tunisienne : Yassine Faria nommé PDG    iPhone 17 : un bug inquiétant empêche le redémarrage après une décharge totale    Inscription en ligne des élèves de première année primaire au titre de l'année scolaire 2026-2027    Gabès Cinéma Fen 2026 : Expo Vivre Encore de Nicolas Wadimoff, quand la caméra fait surgir les mots    Tunis vers le ''zéro papier'' : une révolution numérique dès 1er juillet 2026    Réunion décisive à Carthage : salaires, emploi et changement au gouvernement    Après le limogeage de Fatma Thabet Chiboub, qui gérera le ministère ?    Le Dahar entre dans l'UNESCO : une fierté tunisienne et africaine historique    Arabie saoudite : sanctions strictes contre les pèlerins sans autorisation    À voix basse de Leyla Bouzid : le cinéma tunisien bientôt à l'affiche en salles    Gabès Cinéma Fen 2026 : Hend Sabry ouvre le festival en présence de Dhafer L'Abidine et de nombreux invités de marque    Météo en Tunisie : pluies faibles et éparses sur les régions du nord et du centre    Rumeur démentie : la Syrie n'a imposé ni visa spécial ni "kafala" aux pays du Maghreb    Sadok Belaïd: commémoration du 40e jour de son décès (Album photos)    Le Nigérian Michael Eneramo, ancien attaquant de l'Espérance sportive de Tunis, décédé    Météo en Tunisie : cellules orageuses avec des pluies dans les régions du ouest, centre et sud    Nasser Kamel : La Méditerranée nous unit. Ses politiques doivent être à la hauteur    Négociation de crise: Entre espoir et désillusion    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un premier film en deçà des attentes
Héritage de Hiam Abbas
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 09 - 2015

Un premier long métrage signé par Hiam Abbas qui aurait pu être très intéressant.
A chaque fois que Hiam Abbas présente son film, elle insiste sur cette appellation «arabe israélien» contre laquelle elle semble se battre. «C'est absurde comme appellation, dit-elle, on ne dit jamais par exemple , arabe algérien ou arabe tunisien...» une stigmatisation péjorative pour cette communauté qui vit en Israël où se déroule le drame du film de Hiam Abbas... Son premier film en tant que réalisatrice.
Un premier film qui ne constitue pas ce qu'on appelle un «foudre de guerre»...vu les différentes parties qui ont pris part dans la production , et disons-le, le film ne semble pas avoir eu de problèmes de financement grâce au nom de l'actrice qui a fait ses preuves. On s'attendait à un meilleur traitement sincèrement ! Le public belge attendait plus de la réalisatrice ce soir-là d'autant plus qu'elle avait un sujet facilement malléable et possiblement émouvant, même si l'histoire de la fille arabe ( campé par Hafsia Herzi ) qui veut épouser un non-musulman est déjà usité. En voici le synopsis. «Alors qu'Israël et le Liban sont en guerre, une famille palestinienne se rassemble autour du mariage de l'une des filles. Pour personne, la vie n'est simple. Hajar, de retour de Londres, n'ose pas annoncer à ses parents qu'elle est éprise d'un Anglais, Matthew. Ahmad est candidat aux élections municipales. Il a fait le choix de travailler avec les Israéliens. Majd cache son endettement alarmant au reste de la famille. Marwan se désespère de ne pouvoir avoir d'enfants. Hajar finit par raconter à son père, Abu Majd, son amour pour Matthew. Le père courroucé réagit en demandant au cousin Ali de mettre tout en œuvre pour persuader sa fille de l'épouser... «En toile de fond il y a la guerre entre Israël et le Liban. Une guerre qu'on entend beaucoup et Hiam Abbas a dit avoir travaillé avec des effets spéciaux pour l'image des avions et les bruits des explosions. Voici un côté très réussi du film qui réussit à créer quelquefois du suspense car on sent l'approche du danger.
Il y a dans le film une interrogation des traditions familiales arabes qui refusent qu'une de leurs filles épouse un chrétien et, de surcroît, anglais, «mais c'est à cause des Anglais que la Palestine est dans cet état !», lance l'oncle lorsqu'il apprend que sa nièce allait se marier avec le jeune étranger. Un arrière- fond politique qui trace assez bien la plus grande déchirure du Moyen-Orient. Trois personnages retiennent l'attention : Hajar, Hafsia Herzi, la jeune fille amoureuse qui tente d'échapper à l'autorité familiale, le frère médecin, honteux de se découvrir stérile, et l'oncle, avocat accusé de traîtrise et de collaboration avec Israël lorsqu'il tente de se présenter aux élections. La réalisatrice, elle-même, joue le rôle de la tante de Hajar, un rôle qu'elle réussit magistralement. Mais dans tout cela, le film pèche par un ensemble de situations introduites sans souplesse narrative aucune et par une mauvaise circulation de la passion et des sentiments entre les différents personnages. Mais la réalisatrice y a beaucoup mis d'elle-même, du moins assez pour nous faire sentir la déchirure de la double identité.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.