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Réalisent-ils ce qu'ils ont fait?
Chronique du temps qui passe
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 10 - 2015


Par Hmida BEN ROMDHANE
En marge de la 70e assemblée générale de l'ONU, le président français a tenu une conférence de presse, le lundi 28 septembre, dans laquelle il est revenu sur la question de la «zone d'exclusion aérienne» au nord de la Syrie. «Dans les jours qui viennent, Laurent Fabius (ministre des Affaires étrangères) va se pencher sur la question de la démarcation, voir comment cette zone pourrait être sécurisée et qu'en pensent nos partenaires», a affirmé le président français selon une dépêche de l'agence «Reuters». M. Hollande ajoute : «Ceci ne va pas seulement protéger ceux qui vivent dans ces zones, mais permettrait également le retour des réfugiés». Enfin, le président français estime qu'une telle proposition «pourrait être officialisée par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui donnerait à cette zone une légitimité internationale»...
On n'a pas besoin de l'intelligence d'Albert Einstein pour comprendre que répéter plusieurs fois la même chose et attendre à chaque fois un résultat différent relève de la stupidité absolue, pour ne pas dire de la pure folie. Visiblement, certains dirigeants dans ce bas monde, dont François Hollande et Recep Tayyip Erdogan, ont justement besoin de l'intelligence d'Einstein pour comprendre qu'on ne peut répéter la même chose et en attendre à chaque fois un résultat différent.
Ne parlons pas de l'Irak où les années de sanctions paralysantes et d'exclusion aérienne au nord et au sud étaient le prélude à la destruction programmée du régime. Non, ne parlons pas de l'Irak où les scénarios les plus cauchemardesques restent bien en deçà de ce qui s'y passe aujourd'hui, plus de douze ans après sa «libération» par Bush II.
Parlons plutôt de la Libye, plus proche de nous et dont les effets de l'anarchie qui y sévit depuis 2011 sont dévastateurs pour le peuple libyen bien sûr, mais aussi pour des millions de Tunisiens en termes de sécurité, de commerce et d'économie. Les auteurs des deux attaques les plus dévastatrices dans l'histoire du pays, celles du Bardo et de Sousse, ont été formés au maniement des armes dans les camps d'entrainement terroristes qui pullulent en Libye. Et il y a juste quatre jours, deux voitures pleines à craquer d'armes et de munitions ont été saisies par les forces de l'armée et de la garde nationale, et une troisième a réussi à faire demi-tour et à s'enfuir vers la Libye. Tout ça pour dire que les malheurs qui pleuvent sur nos têtes depuis quatre ans ont pour origine l'anarchie terrifiante qui sévit chez notre voisin du sud-est.
Si l'on va plus loin dans la réflexion, on peut dire que l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, n'est totalement innocent des malheurs qui s'abattent sur nous, du délabrement économique du pays et de son recul de la 40e à la 92e place en quatre ans, selon le classement de Davos. Car Sarkozy était aussi obsédé par la destruction du régime du colonel Kadhafi que l'est aujourd'hui son successeur Hollande par la destruction du régime de Bachar Al Assad. Il était un défenseur acharné de la création de zones d'exclusion aérienne visant à clouer au sol l'aviation de Kadhafi, et un fervent avocat de l'intervention militaire de l'Otan pour « libérer le peuple libyen ». On connaît la suite. Ni démocratie, ni liberté, ni progrès, mais les portes de l'enfer ouvertes par l'Otan et ceux qui l'ont poussée à détruire le régime de Kadhafi, dont, entre autres, Nicolas Sarkozy.
Voilà qu'aujourd'hui, un autre président français rêve de rééditer en Syrie ce que son prédécesseur a contribué à réaliser en Libye : la destruction de l'Etat national et l'instauration de l'état d'anarchie. M. Hollande peut invoquer la protection des réfugiés et la nécessité de leur retour, mais la vraie raison qui l'anime est son désir ardent de voir l'aviation syrienne clouée au sol afin de priver Bachar de son principal moyen de défense contre l'hydre terroriste et précipiter ainsi sa chute. Quant à la possibilité de voir sa zone d'exclusion aérienne «légitimée par une résolution du Conseil de sécurité», on reste pantois, car on ne sait pas comment le président d'un aussi grand pays que la France puisse nourrir de telles idées, alors que tout le monde sait que la Russie et la Chine ne laisseront jamais passer une telle résolution.
Le plus étonnant est que ces idées lumineuses du président français ont été exprimées à New York juste après le discours du président russe qui équivaut à un cours magistral à l'intention des dirigeants occidentaux qu'il a interpellés par cette terrible question : «Avez-vous réalisé ce que vous avez fait ?» Mais visiblement, ni le grand discours de Poutine ni sa question terrible n'ont secoué un tant soit peu le président français et ses homologues d'Occident qui s'entêtent à vouloir répéter la même chose tout en escomptant un résultat différent.
Il faut croire que si nous vivons aujourd'hui dans cet état d'anarchie indescriptible, c'est parce qu'il y a une pénurie de grands hommes et une inflation de nains politiques. L'ère des nains fut inaugurée par le plus petit d'entre eux, George Walker Bush. Quatorze ans après sa guerre contre le terrorisme en Afghanistan, les talibans sont plus combatifs que jamais et se permettent même d'occuper Kunduz, l'une des plus grandes villes afghanes. Douze ans après sa guerre contre le terrorisme en Irak, les terroristes occupent Mossoul la deuxième ville du pays, Al Anbar, la plus grande province du pays, et la moitié de la Syrie.


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