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L'aviation des alliés frappe en profondeur
Libye
Publié dans Le Temps le 25 - 03 - 2011

«Situation très grave» à Misrata - Le Temps-Agences - Les avions de combat occidentaux ont continué de pilonner des objectifs en Libye pour la sixième journée consécutive hier, sans parvenir à déloger les blindés des forces régulières de Misrata.
Dans la journée, plusieurs bases militaires ont été bombardées à Tripoli. Selon un responsable du gouvernement libyen, des cuves de carburant ainsi qu'un relais de télécommunications ont aussi été visés dans la capitale, où les autorités évoquent une pénurie de carburant.
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Khaled Kaïm, a parlé pour sa part d'attaques contre des cibles militaires mais aussi civiles dans la région de Djoufrah (centre), à Misrata et au sud de Benghazi.
Selon Al Arabia, des raids ont également été menés par les avions occidentaux sur la ville de Sebha, dans une région désertique du centre qui abrite une importante base aérienne.
Pour les responsables militaires de la coalition, les vagues de frappes successives ont neutralisé les défenses antiaériennes et l'aviation du colonel Kadhafi.
La zone d'exclusion aérienne, ajoutent-ils, est de facto en place dans le ciel libyen, même si un Rafale de l'armée française a détruit un avion militaire libyen qui venait d'atterrir sur la base aérienne de Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli.
Mais ces frappes aériennes ne suffisent pas à déloger les blindés de l'armée libyenne qui occupent toujours le centre de Misrata, la troisième ville du pays avec 300.000 habitants et l'une des dernières tenues par les rebelles dans l'Ouest.
Joint par téléphone, un habitant a rapporté que plusieurs chars des forces pro-Kadhafi avaient été détruits mercredi soir à l'entrée de la ville mais que des blindés se trouvaient toujours hier dans le centre.
"La situation est très grave", a déclaré un médecin de la ville joint avant que la liaison téléphonique ne coupe.
Selon un habitant, les forces loyalistes auraient également envoyé des renforts maritimes pour prendre ce dernier bastion de taille pour les insurgés dans l'Ouest libyen, où plus de 6.000 travailleurs immigrés, originaires d'Egypte ou d'Afrique subsaharienne seraient piégés.
L'aviation ne peut rien non plus contre les tireurs embusqués pro-Kadhafi qui se trouvent dans Misrata et continuent d'y semer la terreur, disent des habitants.
Le gouvernement libyen dément que son armée conduise des opérations offensives et affirme que ses troupes ne font que se défendre face aux attaques des insurgés.
Tripoli accuse en outre les forces occidentales d'avoir tué des dizaines de civils et, pour la première fois depuis le début de l'intervention, des journalistes présents dans la capitale ont été conduits hier dans un hôpital de la ville pour qu'ils voient les cadavres de 18 soldats et civils tués au cours de la nuit, selon les autorités, par l'aviation occidentale.
Dans l'Est, les insurgés, mal équipés et sans véritable chaîne de commandement, restent bloqués devant Ajdabiah, porte d'entrée de la Cyrénaïque aux mains des insurgés, à 160 km du fief rebelle de Benghazi.

Les Occidentaux en quête d'un compromis
Le Temps-Agences - Les pays européens et occidentaux tentaient hier à Bruxelles de surmonter leurs divergences sur l'intervention militaire déclenchée en Libye, un compromis semblant se dessiner à l'Otan sur le rôle exact conféré à l'Alliance Atlantique dans l'opération.
Le conflit en Libye est au menu à la fois d'une réunion de deux jours des chefs d'Etat et de gouvernement européens, qui devait débuter vers 17H00 (17H00 HT), et d'une nouvelle réunion prévue dans l'après-midi des représentants des pays de l'Otan, dont la plupart des pays de l'UE font partie.
Depuis plusieurs jours, les pays de l'Alliance Atlantique négocient d'arrache-pied, mais en vain, pour s'accorder sur la place précise qu'occupera l'Otan.
Le sujet est très sensible. La France, à l'origine avec la Grande-Bretagne des frappes en Libye, est d'accord pour que l'Alliance prenne le commandement des opérations militaires, mais pas du pilotage "politique".
Paris redoute, à défaut, de s'aliéner les pays arabes et entend garder une marge de manœuvre pour pouvoir mener des frappes au sol, sans avoir à demander l'autorisation de tous les pays de l'Alliance.
La France a donc obtenu que le pilotage politique soit confié à un "groupe de contact" des pays participant à l'intervention en Libye, avec la Ligue arabe et l'Union africaine. Une première réunion de ce forum est prévue mardi à Londres.
Toutefois, selon un diplomate allié, il n'est pas exclu au final que les pays de l'Otan y soient représentés d'une manière ou d'une autre.
Car le commandement bicéphale irrite plusieurs pays, à commencer par la Turquie. "Nous ne souhaitons pas un commandement à deux", a déclaré mercredi son chef de la diplomatie, Ahmet Davutoglu.
L'Otan a déjà commencé à s'occuper de l'embargo maritime sur les armes à destination de la Libye. Mais Ankara refuse encore d'autoriser l'Alliance à passer à l'étape suivante en prenant en charge la zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen. La Turquie demande, en préalable, que la coalition cesse ses bombardements.
Or, la France a affirmé hier que la coalition allait "continuer les frappes aériennes" sur des cibles militaires. "Cela va continuer le temps nécessaire", a déclaré son chef de la diplomatie, Alain Juppé.
Le temps presse. Les Etats-Unis veulent se désengager le plus rapidement possible de la conduite des opérations. Le président Barack Obama fait face à de virulentes critiques dans son pays à propos du rôle des Etats-Unis dans les frappes contre la Libye, de l'incertitude sur l'issue de l'intervention et le coût de la guerre, alors que le pays est déjà lourdement engagé en Afghanistan et en Irak.
La guerre en Libye a mis à rude épreuve la cohésion des pays membres de l'UE et fait voler en éclat sa politique étrangère commune. L'UE veut aussi se préparer à un éventuel afflux d'immigrants clandestins d'Afrique du Nord et cherche à augmenter son aide économique à la région.

Offre de médiation de l'UA
Le Temps-Agences - Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a affirmé hier que son organisation maintenait son offre de médiation entre le régime Kadhafi et l'opposition lors d'un Sommet sur la Libye officiellement prévu pour aujourd'hui à Addis Abeba, en Ethiopie.
"Nous souhaitons une chose, c'est qu'on réponde aux aspirations du peuple libyen, à la démocratie, à la liberté, à l'état de droit. Et pour y arriver, nous pensons qu'il faut engager une négociation, mais n'allez surtout pas imaginer que nous voulons que les choses restent en l'état: ce n'est pas possible", a-t-il déclaré sur Radio France Internationale (RFI).
M. Ping a affirmé que Tripoli avait donné son accord pour des négociations sous l'égide de l'UA. "Nous attendons l'acceptation formelle des gens de Benghazi pour venir à Addis Abeba, (sinon) on leur a proposé de les rencontrer soit à Benghazi, soit au Caire, soit à Tunis", a-t-il précisé, estimant qu'il ne voyait pas de raison de reporter le Sommet pour l'instant.
Il est cependant "tout à fait possible" que Tripoli refuse toute concession (mais) parlons avec eux" pour le savoir, a plaidé l'ancien chef de la diplomatie gabonaise, ajoutant: "Je ne suis ni pour la précipitation, ni pour la diplomatie du mégaphone."

La coalition dément avoir visé des civils
Le Temps-Agences - Le contre-amiral américain Gerard Hueber a assuré que les frappes aériennes au sol de la coalition contre les forces pro-Kadhafi qui attaquent les villes d'Ajdabiya, Misrata et Zawiyah n'ont pas fait victimes civiles. «Nous ciblons sur les moyens militaires et sur rien d'autre», a confirmé hier Alain Juppé pour qui les «frappes sur des cibles militaires continueront le temps nécessaire»

Le ministre français de la Défense : «le combat de Kadhafi n'a pas d'issue»
Le Temps-Agences - La présidence française a encouragé mercredi soir les Libyens à «rejoindre» l'opposition, sous peine d'avoir à rendre des comptes au Tribunal pénal international. «Il n'y a pas de solution purement militaire» en Libye, a affirmé l'Elysée.
Alain Juppé s'est dit convaincu hier que certaines personnes proches de Mouammar Kadhafi, «commencent à se poser des questions (...) est-ce qu'on peut continuer avec un dictateur, je ne vais pas utiliser des termes excessifs, mais fou ?». «Je n'imagine pas (...) qu'un régime incarné par une telle personne puisse perdurer, mais nous voulons que ce soient les Libyens qui le décident», a-t-il ajouté. Pour le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, les soldats libyens se rendent compte «que le combat de Kadhafi n'a pas d'issue».
Denis McDonough, un proche conseiller du président américain Barack Obama, a évoqué mercredi des contacts pris par des membres de l'entourage de Mouammar Kadhafi avec l'administration américaine pour chercher une issue à la crise.

L'opération durerait des semaines, pas des mois
Le Temps-Agences - Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé hier que les frappes de la coalition internationale qui met en place une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye pourraient durer plusieurs jours ou plusieurs semaines, mais pas des mois.
L'opération se poursuivra "le temps nécessaire pour que les capacités militaires de Kadhafi, qu'il utilise contre sa population, soient détruites", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Ca peut se compter en jours, ou en semaines -à mon avis, certainement pas en mois", a précisé le chef de la diplomatie française.
"Ca peut être long mais nous ne voulons pas nous enliser", avait-il insisté plus tôt sur RTL. Le ministre avait expliqué que pour l'heure, la "plus grande partie" des moyens de défense anti-aérienne de Kadhafi "ont été neutralisés", "son aviation également" mais il "dispose encore de moyens au sol".
Les objectifs de la coalition emmenée par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne sont "extrêmement clairs", a assuré M. Juppé sur RTL: "il s'agit de protéger les populations civiles, il s'agit aussi de mettre les opposants à Kadhafi, qui se battent pour la démocratie et la liberté, en situation de reprendre l'avantage".
L'opération "s'arrêtera dès le moment où Kadhafi, ou ceux qui sont autour de lui (...) dirons nous acceptons le cessez le feu dans les termes prévus par le Conseil de sécurité" des Nations unies, a-t-il expliqué.
Le départ du colonel Kadhafi, au pouvoir depuis 1969 en Libye, n'est pas l'objectif fixé par la résolution du Conseil de sécurité qui a autorisé la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne, a-t-il rappelé.
"Ce que nous voulons c'est que ce soit les Libyens qui le décident", a-t-il dit, précisant que "la phase suivante, ça va être une initiative de paix" que Nicolas Sarkozy devrait évoquer lors du sommet européen de deux jours qui s'ouvrait hier à Bruxelles. "Il faut penser maintenant à organiser la paix", a-t-il précisé, et réunir les conditions d'un "dialogue national" entre le Conseil national de transition (CNT) formé par l'opposition à Benghazi et les "autres forces politiques".
Quant à l'utilisation du mot "croisade" par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, lundi sur lefigaro.fr, décriée par l'opposition, Alain Juppé a estimé qu'"il arrive à chacun d'avoir un mot qui soit pas exactement adapté, voilà, n'en faisons pas un drame". Le terme de "croisade" "ne convient pas, ça c'est sûr", a-t-il admis.

Alger : «risque de favoriser le terrorisme»
Le Temps-Agences - Le ministre des Affaires étrangères algérien Mourad Medelci a estimé que les événements en Libye risquaient de favoriser le "terrorisme", dans un entretien paru hier dans le journal L'Expression.
"Ce qui se passe en Libye peut être considéré comme une chance de plus que nous donnons aux terroristes", a-t-il déclaré au quotidien francophone algérien, en jugeant que cette situation sera "exacerbée par l'intervention étrangère".
Il fait également état du "séisme" que provoquera "le foisonnement d'armes dans la région" et cela "ne concernera pas seulement les Libyens mais tous ses pays voisins plus particulièrement l'Algérie".
Lors d'une conférence de presse à Alger, mardi, son homologue russe Sergueï Lavrov avait aussi évoqué ce danger. "Si la situation s'aggrave, alors nous aurons affaire à de nouveaux cas de terrorisme international et à d'autres évènements que nous voudrions éviter", avait déclaré M. Lavrov.
M. Medelci souligne dans cette interview l'accord total des deux ministres sur cette question. L'Algérie avait à cette occasion appelé à un arrêt immédiat des hostilités dans ce pays frontalier.

Juppé : «le mouvement de révoltes arabes s'imposera à terme partout»
Le Temps-Agences - Après son engagement militaire en Libye, la France a mis en garde hier tous les régimes arabes, y compris l'Arabie saoudite et la Syrie, sur leur obligation, sauf à se démettre, de conduire des réformes pour répondre à la revendication de liberté de leurs peuples.
Citant le Yémen, la Syrie, Bahreïn et l'Arabie saoudite, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, lors d'une rencontre avec des Journalistes, a estimé que le mouvement de révoltes arabes s'imposera à terme partout.
"Je pense que ce mouvement (sera) irrépressible. Il y aura sans doute des dictatures qui essayeront de se maintenir, elles ne résisteront pas sur la durée. Ce mouvement s'imposera partout avec le temps, et j'espère avec le moins de temps possible", a-t-il déclaré.
L'aspiration des peuples à la liberté et à la démocratie doit être respectée, partout la violence doit être bannie. Nous condamnons l'utilisation de cette violence et nous appelons au dialogue où que ce soit, à Bahreïn, au Yémen, en Syrie, je ne vais pas faire la liste des pays dans lesquels cette vague de liberté se soulève. C'est une chance formidable, c'est un événement majeur et historique, il ne faut pas en avoir peur", a-t-il estimé.
Depuis plusieurs jours, la France critique de manière très virulente la Syrie, appelée "renoncer à tout usage excessif de la force" et à engager "sans tarder" des réformes politiques.
Paris avait été à l'initiative pour remettre Damas dans le jeu international après l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 à Beyrouth. Cette ligne diplomatique avait été suivie par les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite.
Interrogé pour savoir si l'exemple de la Libye avait valeur d'avertissement pour d'autres dictateurs dans le monde, Alain Juppé a répondu par l'affirmative: "Ce sera un signal". "Le métier de dictateur est désormais devenu un métier à hauts risques", a-t-il répété, en référence à la possibilité désormais ouverte de saisir la Cour pénale internationale (CPI).
Interrogé sur l'Arabie saoudite, Alain Juppé a répondu que son analyse s'appliquait "à tous les pays de la région" du Moyen-Orient. "Il faudra bien que tous les pays se rendent comptent qu'aujourd'hui les aspirations populaires doivent être prises en compte. C'est une région très difficile, il faut aussi tenir compte des spécificités de chaque pays, des problèmes de communautés, la relation entre sunnites et chiites est un élément fondamental", a-t-il dit.
Dans ce pays, le roi Abdallah, 86 ans, a décidé d'un programme d'aides sociales sans précédent, incluant des dépenses de près de 100 milliards de dollars qui viennent s'ajouter à 36 milliards déjà annoncés en février.
Mais plusieurs représentants de la société civile ont considéré que le riche royaume pétrolier devait s'engager vers l'élection d'un Parlement, l'octroi de libertés publiques et une indépendance de la justice.
"On dit toujours que c'est le pétrole qui commande tout. Ce n'est pas vrai, cette idée simpliste qu'on fait tout ça pour le pétrole", a enfin assuré le ministre français des Affaires étrangères.
"Pour avoir du pétrole régulier et bon marché, le mieux aurait été de ne rien changer en Libye. Ce n'est pas le pétrole qui nous pousse dans tout cela. A Bahreïn ce n'est pas le pétrole qui est en jeu, c'est la relation entre sunnites et chiites", a-t-il fait valoir.


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