Faouzi Daâs répond à Rached Khiari et le défie    Tunisie – Rym Mahjoub infectée au covid malgré sa vaccination    Tunisie – VIDEO : Mekki : Personne n'a le droit d'interpréter la constitution    Rached Khiari lance de graves accusations à l'encontre de Kaïs Saïed et promet des fuites    Injection de 31 millions de dinars pour réparer la flotte de Tunisair    Augmentation des prix des carburants    Affaire de la BFT | Une séance d'audition du ministre de Domaines de l'Etat à huis clos à l'ARP    Tunisie : La dernière des dernières de chez Tunisair... Inouï    Grève des agents de l'ATTT - Le report des dates de rendez-vous des visites techniques se fera gratuitement    Espace | Vol d'un hélicoptère sur Mars    Décès de Amor Latiri    Tunisie: Hanen Ftouhi renonce à sa nomination à la tête de Shems Fm    Le PNUD TUNISIE et Attijari bank organisent le Hackathon Tekصح vers une santé plus connectée en Tunisie    Mood Talent organise sa 36e édition à Dar El Marsa du 23 au 25 avril    Commerce extérieur : aggravation du déficit commercial au premier trimestre    Les professionnels de la santé contestent la note ministérielle leur interdisant de traiter avec les médias sans autorisation préalable    Tunisie: kais Saied présente ses condoléances à son homologue égyptien    "Covid'Art Espoir" s'engage pour CoviDar    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour Du 19 Avril 2021 à 11H00    Un aperçu de quelques produits Huawei de la nouvelle stratégie 1+8+N    Ooredoo lance une édition limitée de 4G Boxes aux couleurs de PSG    Tunisie-Neji Jmal: Kais Saied nous pousse vers l'inconnu [Vidéo]    Tunisie: Kais Saied, commandant suprême des forces armées "militaires et sécuritaires": La foire aux arguments    Tunisie – Coronavirus: Nouvelles mesures du 18 au 30 avril, que risque-t-on en cas d'infraction?    Tunisie: Le point sur l'état d'avancement de la campagne nationale de vaccination    Dans sa lettre de l'autre rive à Hannah Arendt : Le J'accuse de Sophie Bessis    Ooredoo lance une édition limitée de 4G Boxes aux couleurs de PSG    Tunisie : Le mois du patrimoine en ligne du 18 avril au 18 mai    Tunisie – météo : Légère hausse des températures avec quelques pluies    Classement WTA : Ons Jabeur grimpe à la 25ème place, historique !    Les indiscrétions d'Elyssa    Volleyball | Championnat d'Afrique des clubs – 1er tour : A la portée de l'EST et du COK    One Tech Holding propose la distribution de 0,250 dinar par action    Première sportive tunisienne et africaine à être sacrée dans le JIU-JITSU brésilien : Hajer Jelili, une championne-née    Handball | Nationale A – 1ère journée play-off : Le CA piège l'ESS    Le président de la République présente ses condoléances à son homologue égyptien suite à un accident du train    Des mesures contre les contrevenants qui ne se conforment pas à la décision d'interdiction de la circulation des véhicules    Qui y a-t-il derrière les catastrophes en Egypte et à qui profitent-elles ?    Tunisie-Ligue 1 (J19 - matchs en retard): le programme de ce dimanche    Foot-Europe: le programme du jour    Mes odyssées en Méditerranée: Cachez-moi ces images que je ne saurais voir…    «Le Cadeau» de Farah Nabulsi: Court simple et très émouvant    Exposition «States of Exception», du 25 Mars au 2 Mai, à la station d'art B7L9 (Bhar Lazreg): Les œuvres de Thameur Mejri annonciatrices d'une nouvelle ère    Par Henda Haouala – La série TV « Ken ya Makenech » : délicieuse, grave et soignée    La prochaine mission habitée vers la Lune se fera dans un vaisseau de chez SpaceX    La Russie interdit l'entrée sur son territoire de responsables de l'administration Biden    Sfax | 3 migrants clandestins secourus et 21 corps repêchés    Tunisie: Vers l'inscription de deux sites Tunisiens dans le patrimoine mondial de l'Unesco    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'entreprise autrement | C'est l'action globale qui manque le plus (VI)
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 10 - 2020

Avec un élément humain défectueux, aucun système économique et même global de la vie d'un pays ne peut avancer ni même survivre, comme nous l'avons plusieurs fois rappelé, ici-même et encore une fois, dans notre précédente chronique.
Il faudrait se résigner à reconnaître que si notre pays est aujourd'hui au bord de la faillite économique et financière, c'est parce qu'il subit, depuis des décennies, une vraie crise à la fois éducationnelle, morale, culturelle et intellectuelle, dont les effets destructeurs ont frappé de plein fouet la famille et aussi la société entière.
Qu'il soit aux commandes du pays, des institutions, des entreprises ou des équipes ou bien un simple exécutant, l'élément humain est donc devenu, en Tunisie, un vrai et terrible frein au progrès . Pire, souvent un élément destructeur.
Ecrasée, depuis l'Indépendance par un Etat castrateur, héritier du système colonial, devenu rapidement l'otage d'un groupe dominant, dirigé d'une manière despotique puis devenu mafieux, la société a, en effet, été, hélas, livrée à la décomposition, puis à la putréfaction. Et ledit groupe qui a fini par parasiter l'Etat et l'affaiblir.
Le désespoir et le fatalisme se sont donc installés, et les générations montantes ont été rapidement gagnées par ces sentiments négatifs. « Avec ou sans diplôme, point de salut », le slogan assassin paru au milieu des années 70, résume cet état d'esprit qui s'est ancré et aggravé au fil des jours.
De plus, chacun, et par expérience, sait depuis des décennies, que rien d'utile ne pourrait être entrepris dans le pays sans le recours aux relations personnelles, puis à la corruption. Pire, même l'obtention du droit ou du service le plus élémentaire peut parfois nécessiter le recours à ces pratiques honteuses.
Tout cela a eu lieu dans le cadre du conflit séculaire Etat-peuple qui a abouti à l'affaiblissement mutuel des deux antagonistes. Le soulèvement de fin 2010-début 2011 est venu, pour certains aspects, aggraver la situation et a inauguré l'ère Etat faible et société en déliquescence.
D'où l'apparition de vices, tels que le gain facile, la filouterie, l'escroquerie et le m'as-tu-vu, rapidement devenus une culture. Celle-ci a fini par créer des pratiques qui ont gagné les hautes sphères de la société, telles que l'enseignement, la santé et les institutions du pouvoir, y compris la justice.
D'où aussi un pays gangrené par des tares, telles que apathie rampante, manque ou absence de discipline, généralisation de l'impunité, laisser-aller, laxisme, absence de ponctualité, perte du temps, je-m'en-foutisme, fainéantise, attentisme, propension au désordre et à l'anarchie, impulsivité, impatience, absence ou faiblesse de l'esprit d'équipe, faiblesse du jugement rationnel (d'où les lavages de cerveaux généralisés et la facilité de tomber dans les filets de l'endoctrinement), manque de rigueur, négligence de tout ce qui est en rapport avec l'information, manque de créativité et autres.
Cela a participé, d'une manière décisive, à la généralisation de la violence, de la corruption, et plein d'autres fléaux sociaux et économiques, conduisant à la délinquance et au crime. Même le sentiment d'appartenance au pays et le patriotisme sont de plus en plus défaillants.
Il est donc devenu vital, pour nous, de réhabiliter la famille et toutes les institutions éducatives du pays, dont le service national. Ce dernier a été, depuis l'Indépendance politique du pays, complètement marginalisé, et dévalorisé et miné par des pratiques, telles que les sursis laxistes, les exemptions trop indulgentes et le recours aux affectations individuelles.
L'éducation, capable de produire un bon citoyen, commence, comme nous le savons tous, dès le bas âge. Nous sommes donc appelés à réhabiliter l'allaitement maternel, le sevrage réel, l'apprentissage de l'alimentation familiale... Elle se poursuit grâce à la discipline au sein des écoles, des collèges et des lycées, avec obligation d'adhérer aux organisations de la jeunesse.
Nous sommes, enfin, appelés à réhabiliter le service national. Ce dernier doit être généralisé sans aucune exception avec des aménagements pour chaque catégorie de la population. Aucun pays arriéré au cours de la seconde décennie du siècle dernier n'a pu percer, au cours des années 1990, sans un service national efficace.
Aucun programme de relance ni de sauvetage de l'économie ne pourrait donc aboutir, en Tunisie, tant que ledit élément n'a pas été revu de fond en comble. Ce qui nécessite la vraie révolution que chaque peuple, qui aspire au progrès, doit déclencher et faire aboutir.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.