Tunisie | Covid-19 : 76 décès et 2859 nouvelles contaminations recensés en 24 heures    Tunisie – Vandalisme et pillages dans plusieurs régions de Bizerte    Hand – Mondial 2021 : La Tunisie rate la relance face au Brésil    Samia Abbou admise à l'hôpital militaire    Régression à 30 mille tonnes des exportations tunisiennes de fruits en 2020    Annonce mi-février 2021 des résultats de l'appel à candidatures pour le programme national des villes intelligentes    Avoirs spoliés en Suisse : La société civile appellent le président Saïd à demander une prorogation des mesures de gel    Réouverture des mosquées : Appel au strict respect du protocole sanitaire    Tunisie – Les dispositions du confinement dirigé qui entre en vigueur demain    Tunisie: les nouveaux ministres du gouvernement Mechichi    Tunisie – IMAGES : Les casseurs arrêtés cette nuit sont en majorité des mineurs    Football : Programme TV de ce dimanche 17 janvier 2021    Barça – Athletic Bilbao : sur quelle chaîne voir le match ?    L'Algérie pose une condition pour partager son vaccin avec la Tunisie    Vers cinq millions de morts du Covid-19 en mars?    Inter vs Juventus : Où regarder le match en liens streaming    A l'épreuve de la violence et de l'extrémisme    Focus Business: Quand les usuriers apparaissent !    Mondial de Handball : La Tunisie rencontre le Brésil aujourd'hui    Commerce de cigarettes: le commerce parallèle brille de mille feux    Saviez-vous que le premier journal imprimé en Tunisie était en langue italienne ?    Gouvernement Mechichi : Youssef Ben Brahim, ministre de la Culture (Biographie)    Samia Abbou admise à l'hôpital    Gouvernement Mechichi : Ridha Ben Mosbah, ministre de l'Industrie (Biographie)    Ouided Bouchamaoui: Trois exigences d'avenir    Afrique : Nomination de Sami Gargouri à la tête de BSIC banque – branche du Sénégal    Sur les pas de Merkel: Armin Laschet président de la CDU en Allemagne    Du côté du prétoire    Les astuces oubliées de l'auto-approvisionnement alimentaire    Faut-il en rire ou en pleurer ?    Sombre fin de règne pour Trump Un ministre démissionne et dénonce les discours post-élection    Les nouvelles procédures douanières créent des pénuries    Compétitions interclubs de la CAF 2020/2021: Période d'enregistrement additionnel ouverte jusqu'au 31 janvier    Ma revanche sur le... coronavirus    Le coach du PSG, Pochettino infecté par le Covid-19    La Tunisie ouvrira, jeudi prochain, à Alger, contre la Libye    Bruits et chuchotements    La complainte de l'Acropolium    La fabuleuse histoire de l'épave de Mahdia    Biographie de Youssef Ben Brahim, pressenti au poste de ministre de la Culture    Par Henda Haouala : Les JCC 2020, Cherchez la logique !    Youssef Fennira, pressenti super ministre de la Formation professionnelle et de l'Emploi, et plus...    Le marché Boursier clôture vendredi sur une note quasi-stable (+0,09%)    «Fi Aal mIyeh al maliha» (Dans les eaux salées), autobiographie littéraire de Rafika Bhouri : La femme qui aimait la révolution !    Un test PCR négatif sera désormais exigé pour tous les voyageurs arrivant en France    USA: Trump: La vraie cause de ma suspension des réseaux sociaux est politique…mon discours été totalement approprié    Intox : Aucun pilote tunisien n'a été renvoyé à cause d'un vol vers Tel Aviv    USA: 70 000 comptes affiliés à la mouvance pro-Trump QAnon supprimés par Twitter    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Impact de la crise Covid-19 sur le secteur de l'hôtellerie : De lourdes conséquences sociales
Publié dans La Presse de Tunisie le 24 - 11 - 2020

D'ici la fin de l'année, le secteur perdra environ 27 mille emplois permanents. Près de 58% des ménages dont le chef de famille travaille dans le secteur hôtelier auront rejoint la cohorte des personnes vivant au-dessous du seuil de la pauvreté fixé à 2.200 dinars par an. 40% d'entre eux percevront un revenu inférieur à 1.400 dinars par an, basculant de facto dans la pauvreté extrême.
Le secteur du tourisme plie sous le poids de la crise du coronavirus. L'hôtellerie, l'activité motrice du secteur, plonge dans une récession sans précédent engendrant la perte de dizaines de milliers d'emplois et faisant basculer toute une frange de sa population active dans la pauvreté extrême. Le secteur broie du noir et il n'est pas en mesure de se projetter au delà de 2021 en raison de l'environnement économique incertain et de la situation épidémilogique imprévisible. C'est, en somme, ce qu'a révélé une étude d'impact de la crise Covid-19 sur le secteur de l'hôtellerie mandatée par la Fédération tunisienne de l'hôtellerie (FTH) et encadrée par le professeur d'économie Abdel Rahman Agha. Une conférence de presse a été tenue vendredi 20 novembre à Tunis pour dévoiler les résultats de l'étude et les prévisions de croissance, notamment de l'activité hôtelière pour 2021. En effet, l'étude met l'accent sur les conséquences de la crise sur l'emploi et sur le niveau de vie de la population active dans l'hôtellerie. Les chiffres présentés par l'économiste donnent le frisson : d'ici la fin de l'année, le secteur, qui emploie plus de 60 milles personnes, accusera une baisse de 66% de son activité et perdra environ 27 mille emplois permanents. Près de 58% des ménages dont le chef de famille travaille dans le secteur hôtelier auront rejoint la cohorte des personnes vivant au-dessous du seuil de la pauvreté fixé à 2.200 dinars par an. 40% d'entre eux percevront un revenu inférieur à 1.400 dinars par an, basculant de facto dans la pauvreté extrême, alors que ce taux était de 1% seulement avant le déclenchement de l'épidémie.
Deux scénarios de croissance pour 2021
Quant aux projections, elles aussi sont peu reluisantes. Mais, selon le professeur, elles dépendent de certaines conditions préalables. "Il est difficile de se projeter au-delà de 2021, vu l'incertitude qui plane sur l'évolution de l'épidémie dans le monde", a-t-il commenté. En effet, Aghas prévoit deux scénarios pour la croissance du secteur. Le premier suppose la poursuite de l'activité touristique avec le maintien des "politiques actuelles", c'est-à-dire sans une mise en œuvre des mesures de dynamisation au bénéfice des unités hôtelières. Dans ce cas de figure, la reprise du secteur sera très timide avec une croissance aux alentours de 33%. Le deuxième scénario conjecture l'application d'un ensemble de mesures qui permettent d'impulser le secteur hôtelier, à savoir l'inclusion des propositions émises par la Fédération tunisienne de l'hôtellerie (FTH) dans la L.F 2021, l'instauration du chèque vacance comme outil pour la promotion du tourisme intérieur et l'intégration des projets de restructuration des unités hôtelières parmi les projets bénéficiant des incitations financières à l'investissement. Dans ce deuxième cas de figure, l'étude prévoit une augmentation conséquente de l'activité des hôteliers qui pourrait atteindre près de 250%.
Un secteur terrassé
Bien que les résultats de l'étude révèlent la fragilité d'un secteur malmené depuis plusieurs années malgré l'amélioration de la situation sécuritaire du pays, un grand point d'interrogation plane sur l'avenir des unités hôtelières. En effet, à une question posée sur les mesures de soutien qui ont été prises, récemment, par le gouvernement au profit des entreprises touristiques sinistrées, le trésorier de la FTH, Khaled Fakhfakh, a affirmé que le gouvernement était à l'écoute et à l'œuvre pour venir en aide au secteur. Cependant, entre 30% et 40% des hôteliers ne vont pas pouvoir bénéficier du mécanisme de garantie de crédits, a-t-il précisé. En ce qui concerne la reclassification des unités hôtelières, la présidente de la FTH, Dora Miled, a affirmé que le projet est à son stade final d'élaboration précisant que les nouvelles normes hôtelières seront plutôt axées sur les services que sur l'infrastructure. Sur un autre plan, Miled a souligné que, depuis 2015, le taux des hôtels qui suspendent leurs activités pendant plus de 6 mois oscille autour de 70% ajoutant qu'il est passé à 90% en 2020. En réponse à une question sur l'implication du secteur hôtelier dans la décision d'ouverture des frontières durant la première vague de la Covid-19, Khaled Fakhfakh a affirmé que le secteur n'a mis aucune pression sur les autorités qui doivent, dans tous les cas, assumer leur responsabilité, précisant que l'amélioration de la situation épidémiologique dans plusieurs régions du monde a poussé les pays à ouvrir leurs frontières.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.