Prolongation de la suspension des cours à Tunis – mercredi 21 janvier 2026    Quand la terre change de souveraineté : histoire longue des ventes de territoires, de l'Empire romain au Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Alerte météo en Tunisie : les habitants de Nabeul appelés à rester à chez eux et ne sortir qu'en cas d'extrême nécessité    Détails des coupures de routes dans plusieurs régions de la Tunisie    Tunisie Telecom remporte pour la 7e année consécutive le trophée nPerf de la meilleure performance Internet mobile en Tunisie    Perturbations météorologiques en Tunisie : plusieurs représentations diplomatiques ferment leurs portes    Météo en Tunisie : les perturbations météorologiques devraient s'atténuer progressivement dès l'après-midi    Vignette automobile 2026 en Tunisie : Prix, Délais et Paiement    Bien plus que du soleil : Pourquoi les expatriés succombent au charme de la Tunisie    Tempête Harry : ce qu'il faut savoir sur le phénomène qui frappe la Tunisie    Sabri Lamouchi sort du silence : Être sélectionneur de la Tunisie est un honneur immense    Le grand couturier italien Valentino s'éteint à 93 ans, une légende de la mode disparaît    Professeur Amor Toumi: Père de la pharmacie et du médicament en Tunisie    Mauvais temps en Méditerranée : le navire « Carthage » modifie son programme    Audi Tunisie rend le luxe plus accessible avec les 'Best Deals' et les 'Black Weeks'    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Joy Awards 2026 : Riyad célèbre le divertissement mondial dans une cérémonie digne des Oscars    BYD Tunisie lance la Dolphin Surf: La citadine électrique multi-primée arrive en Tunisie    CAN 2025 : Polémique après le refus du frère du Roi de remettre le trophée au Sénégal    Top 10 des stars qui ont marqué la CAN 2025    Collision de trains en Espagne : dizaines de blessés et 39 morts    Saïfeddine Makhlouf maintenu en détention : cinq ans de prison confirmés    Match Maroc vs Sénégal : où regarder la finale de la CAN Maroc 2025 du 18 janvier ?    Groenland : Washington passe à l'offensive avec des taxes sur 8 pays européens    UIB: Publication de l'appel à candidature pour le choix d'un Administrateur représentant des actionnaires minoritaires    Partenariat stratégique et innovant entre Tunisie Telecom, la BERD pour renforcer l'infrastructure numérique en Tunisie    OMODA & JAECOO en Tunisie : une nouvelle ère pour la mobilité intelligente et électrique    Festival Jean Rouch Hors-les-murs Tunis 2026 : Appel à candidatures pour la 3ème édition    Khadija Taoufik Moalla: Mourad Wahba, le philosophe qui voulait réconcilier raison, foi et humanité    USA: La suspension de la délivrance de visas affecte-t-elle un visa en cours de validité et s'applique-t-elle aux visas de tourisme ? Voici la réponse    Trump renforce la politique migratoir...mais certains restent exemptés    Taboubi met fin à la démission et renforce le mouvement syndical    Film Where the Wind comes from d'Amel Guellaty : un souffle d'air frais sur le cinéma avec Alyssa et Mehdi    Nouveau portail consulaire : Simplification des démarches pour les Tunisiens aux Emirats    Abdelaziz Kacem - De la culture générale (I): Le temps des alertes    Et si Bourguiba n'avait pas aboli les habous ?    Habib Touhami: Le développement à l'ombre de la démographie    La photographie et la peinture: deux écritures de la lumière    Le Maroc élimine le Cameroun et attend le vainqueur d'Algérie–Nigeria en demi-finale de la CAN    America First 2026: Le Mémorandum qui redessine l'échiquier mondial    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Mes odyssées en Méditerranée | Ecoles internationales et «discrimination positive»: Le cas de l'école italienne de Tunis «G.B. Hodierna»
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 11 - 2020

Les relations tuniso-italiennes ne datent pas d'aujourd'hui. Par sa proximité géographique et culturelle, la Tunisie est un prolongement naturel sur la Méditerranée et vers l'Italie.
Je rappelle à nos lecteurs que les premiers Italiens à s'installer en Tunisie sont des génois (Tabarquins) qui occupent l'île de Tabarka, près de la côte septentrionale de la Tunisie, dans le but de pêcher le corail local et d'établir une base pour leurs activités commerciales. L'île appartient ainsi à la famille génoise des Lomellini entre 1540 et 1742. Depuis, les relations culturelles et économiques entre les deux pays ne se sont jamais arrêtées et elles se sont de plus en plus intensifiées.
Il faut dire que «il bel paese» et la langue italienne ont l'avantage de jouir d'un «capital sympathie» auprès de nos compatriotes. Des générations entières ont toujours vécu à côté des Italiens et regardé Rai 1, la chaîne italienne arrivée en Tunisie bien avant la chaîne française de l'époque, «Antenne 2».
Depuis l'arrivée de la parabole, les choses ont changé et l'ouverture au monde de l'informatique et du progrès technologique, l'introduction au lycée de nouvelles langues comme le chinois ou le japonais a vu les jeunes Tunisiens s'orienter vers d'autres langues et d'autres destinations. Toutefois, la langue italienne reste très présente dans le pays et la troisième langue la plus étudiée en Tunisie, après le français et l'anglais.
Mais à côté de l'enseignement public, il existe une école italienne, l'Institut «G.B. Hodierna» située à Tunis au quartier d'El Menzah 9, qui fête en cette fin de 2020 le 54e anniversaire de sa fondation, renouant ainsi avec une tradition éducative italienne déjà présente depuis le XIXe siècle en Tunisie, bien avant l'installation du Protectorat français dans le pays en 1881.
Lundi 23 novembre, S.E. Lorenzo Fanara, ambassadeur d'Italie en Tunisie, et Fethi Sellaouti, ministre de l'Education, se sont donné rendez-vous à l'école italienne, Hodierna, pour accueillir une nouvelle classe de 20 enfants tunisiens issus des quartiers défavorisés du Grand-Tunis, auxquels l'école italienne et l'ambassade d'Italie garantiront tout un parcours scolaire gratuit dès l'école maternelle jusqu'au lycée. Les familles de ces élèves n'auront pas à payer les frais d'inscription et de scolarité, avoisinant les dix mille dinars annuels.
Le choix des vingt élèves a été effectué à travers une pré-sélection de la part du ministère de l'Education tunisien et une deuxième sélection de la direction de l'école italienne.
Un geste et une initiative louables, promus par l'ambassade d'Italie qui vise à renforcer les valeurs de liberté et de solidarité à l'égard des classes sociales moins favorisées et à promouvoir l'intégration culturelle et sociale.
En effet, la volonté de vouloir intégrer un quota formé par les meilleurs élèves des quartiers moins aisés dès l'école primaire jusqu'au lycée à l'école italienne pourrait servir d'exemple à toutes les écoles internationales présentes sur notre territoire; ceci permettrait à l'élève «défavorisé» de mieux intégrer la société et d'avoir plus de possibilités d'insertion dans la vie professionnelle, car, souvent, un enfant défavorisé est caractérisé comme élève pas très doué, alors que ce n'est pas toujours le cas.
Par conséquent, le devenir de ces enfants est donc préoccupant, tout comme leur insertion professionnelle et sociale qui sont en jeu. Pour lutter contre cela, et en l'absence d'une politique de l'Etat, les écoles internationales pourraient mettre en place plusieurs politiques d'aide à l'enfant plus démuni dans l'espoir de favoriser son insertion sociale. Ainsi, l'enfant sortirait de son milieu de vie et irait à la rencontre de personnes différentes de ce qu'il a l'habitude de côtoyer.
Pour améliorer l'avenir des enfants défavorisés, les écoles internationales pourraient mener des politiques d'insertion professionnelles, telles que la «discrimination positive» à l'égard des enfants qui débutent leur vie avec un handicap social dû essentiellement à leur milieu d'origine. Souvent, le terme «discrimination positive» est considéré comme impropre, on parlerait plutôt de «dé-discrimination» ou de «action positive» pour favoriser certains groupes de personnes victimes de discrimination systématiques de façon temporaire, en vue de rétablir l'égalité des chances.
Du côté de l'institution étrangère présente en Tunisie, cela représenterait une occasion de bien investir dans sa langue et sa culture, attirant à elle un nombre important de bons éléments tout en les formant dès leur plus jeune âge pour en faire des interlocuteurs privilégiés, car comme S.E. Lorenzo Fanara l'a souligné : «Nous sommes tous d'accord sur le fait que l'instruction est le principal instrument d'investissement pour un futur plus sûr et de partage des valeurs fondamentales de notre culture». Espérons donc que l'exemple entrepris par l'ambassade d'Italie et par l'école italienne de Tunisie pourra être suivi par d'autres institutions d'excellence car dans un monde où les places sont difficiles à obtenir, la concurrence est rude, ne laissant pas satisfaction à tout le monde.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.