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Une histoire de gangsters
CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 12 - 2015


Par Hmida Ben Romdhane
Il y a un peu moins d'un an, en janvier dernier, Israël effectuait un raid en Syrie, tuant six personnes appartenant au Hezbollah. Dimanche dernier, Samir Kuntar, un haut cadre du Mouvement chiite libanais était assassiné par des missiles tirés par deux avions israéliens. Dénoncer la violation de la souveraineté et de l'espace aérien syriens n'a pas beaucoup de sens. En occupant le Golan, Israël viole déjà de manière continue la souveraineté syrienne depuis près d'un demi-siècle. Quant à l'espace aérien syrien, Israël envoie impunément depuis des années ses avions pour détruire, assassiner ou espionner quand bon lui semble.
Depuis sa création en 1948, Israël ne s'est jamais comporté comme tous les Etats formant la famille internationale avec des droits et des obligations, mais comme un Etat-gangster qui s'attribue tous les droits qu'il veut et refuse toutes les obligations qui découlent de son appartenance à la communauté internationale.
Il faut préciser tout de même que sans les traîtres à sa solde dans le monde arabe, Israël serait aveugle et n'aurait certainement pas pu assassiner les centaines de chefs de la résistance palestinienne et libanaise en Cisjordanie, à Gaza, à Beyrouth, à Damas ou encore à Tunis. Ce sont les traîtres à la solde du Mossad qui fournissent les informations vitales relatives à l'adresse, aux coordonnées spatiales et aux mouvements des chefs de la résistance, essentiellement palestiniens et libanais, inscrits dans la longue liste à abattre de l'Etat-gangster israélien.
Comme tout gangster, l'Etat israélien a des amis à protéger et des ennemis à éliminer. Parmi ses amis, figurent les terroristes de Daech et d'Annosra. Ceux-ci qui, depuis des années, mettent le monde arabe à feu et à sang, tuent les musulmans par milliers, cherchent à détruire les régimes en place et à faire régner le chaos, n'ont pas tiré une seule balle ni même une pierre en direction d'Israël. Ils n'ont jamais pensé à perturber la paix et la sécurité dont jouissent les Israéliens. Ils sont les pions de cette stratégie qui les dépasse et qui a réussi à faire d'Israël un havre de paix dans une région dévastée par les troubles et l'anarchie. Il est donc normal qu'Israël soigne dans ses hôpitaux les terroristes blessés de Daech et d'Annosra et d'envoyer ses avions tuer Imed Moghnieh et Samir Kuntar.
Les opérations décidées par l'Etat-gangster sont menées par l' « armée la plus morale du monde », comme la qualifie la hiérarchie politique et militaire israélienne. Il faut dire qu'à part les guerres de 1967 et 1973, « l'armée la plus morale du monde » a toujours mené ses guerres contre les populations civiles que ce soit au Liban ou dans les territoires palestiniens occupés. Contre ces populations sans défense, elle ne s'est pas privée d'utiliser ses avions de combat F 16 et ses tanks « Merkava ».
En l'absence de cibles militaires, elle s'attaque, chaque fois qu'elle décide d'agresser ses voisins, à des habitations, des écoles, des hôpitaux, des routes, des ponts, des ports et des aéroports. En l'absence de soldats en face d'eux, les soldats de l'« armée la plus morale du monde » s'en prennent aux civils, aux femmes et aux enfants. Ils les tuent gratuitement, froidement et impunément.
En fait, les Israéliens, citoyens et gouvernants confondus, ont eu largement le temps d'intérioriser l'idée qu'ils sont sérieusement « le peuple élu », donc au-dessus des autres peuples. Dans leurs prêches, des rabbins vont même jusqu'à insister auprès de leurs fidèles que le versement du sang juif est un « sacrilège » qu'ils opposent à la banalité que revêt selon eux le versement du sang des gentils, c'est-à-dire des non-juifs. Cette conviction est à l'origine de tous les abus, au premier rang desquels la volonté, manifestée par tous les gouvernements d'Israël de 1948 jusqu'à ce jour, de se mettre au-dessus de la loi internationale. C'est ainsi que la loi internationale qui qualifie de crime de guerre la construction de colonies dans les territoires occupés est valable pour tous les membres de l'ONU sauf Israël.
Le fait qu'aucune juridiction internationale n'a jamais osé inculper Israël de crimes de guerre, qu'aucune puissance influente dans le monde n'a jamais eu l'idée de frapper du point sur la table et dire « maintenant assez », est pour beaucoup dans le développement du sentiment d'impunité chez les Israéliens. Leur pays se comporte sur la scène mondiale comme un diplomate omnipotent qui bénéficie d'une immunité universelle qui le protège contre toute espèce de sanction quoiqu'il fasse et quels que soient les abus ou les crimes qu'il commet.
Les vetos opposés systématiquement par Washington pour protéger son allié contre d'éventuelles sanctions, et même contre une simple condamnation verbale, ont alimenté à longueur d'années le sentiment d'impunité des Israéliens qui, en déclenchant des guerres, en dévastant des villes, en massacrant des civils ou en colonisant des territoires qu'ils ont occupés par la force militaire, savent pertinemment qu'ils ne seront jamais condamnés ni punis.
Dans la vie réelle, il y a des gangsters qui se lient d'amitié avec des politiciens corrompus qui leur assurent protection contre des avantages sonnants et trébuchants. Dans la vie réelle internationale, l'Etat-gangster israélien se lie d'une étrange amitié avec la plus grande puissance du monde qui lui assure protection et le place au-dessus des lois. L'énigme dans tout ça est que la puissance qui protège le gangster ne recueille aucun avantage en retour, mais plutôt des dommages politiques majeurs et une réputation de plus en plus ternie. Et pourtant, cette puissance continue son soutien au gangster


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