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L'invité du lundi | Amine Rezig (sélectionneur-adjoint de basket) : «Aujourd'hui, nous sommes l'équipe à battre en Afrique…»
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 12 - 2020

Amine Rezig a eu un début de carrière d'entraîneur atypique. Après avoir pris sa retraite, il s'est vite reconverti en entraîneur, en laissant de fortes impressions. Il est actuellement sélectionneur-adjoint, un poste alléchant pour n'importe quel entraîneur. Il nous parle de la participation de la sélection au dernier tournoi des éliminatoires de l'Afrobasket. Mais aussi du profil de cette sélection et de ses chances à l'avenir. Interview.
Si on faisait le bilan du premier tournoi de qualification à l'Afrobasket. C'était facile après tout…
Oui, je suis d'accord, la qualification ne pose aucun problème pour l'équipe nationale. Il y avait trois matches à disputer, nous les avons gagnés et c'est déjà un objectif atteint. Il y avait aussi un autre objectif tracé, celui de donner un coup de neuf à la sélection, en offrant la chance à des jeunes qui n'ont pas joué avant. Là aussi, je pense que ça s'est bien passé dans l'ensemble. Si on va plus dans l'analyse, je dirais que notre sélection a bien exécuté le concept de basket réfléchi et varié qui se base sur le cumul du vécu tactique de joueurs qui ont des années en sélection. L'entraîneur national et le staff sont en train de changer peu à peu le style de jeu, mais sans toucher aux fondamentaux. On a de bons tireurs, des joueurs qui savent défendre, qui savent jouer hors de la zone et qui savent jouer en transition. Nous continuons avec les mêmes solutions tactiques, mais avec un apprentissage continu pour un jeu plus réfléchi et aussi efficace.
Et pour les insuffisances relevées ?
C'est toujours l'impact athlétique et la supériorité de nos adversaires sous le panneau. On doit nous améliorer davantage dans ce registre. Les matches joués à Kigali nous ont mis à rude épreuve sur le plan athlétique. On doit être plus costauds dans la zone, même si la morphologie des basketteurs africains demeure impressionnante.
Par rapport à Palma, qu'est-ce qui a changé au niveau du comportement de l'équipe nationale après l'arrivée de Dirk Bauermann ?
Comme je vous l'ai dit, on ne peut tout remettre en question en quelques mois pour des joueurs ayant cumulé un savoir tactique. Sauf, qu'il y a des détails et des idées de jeu qui diffèrent. Maintenant, on donne plus de marge de manœuvre au porteur de la balle, et en même temps, on demande aux joueurs qui n'ont pas le ballon de bouger plus. On demande aux joueurs de prendre la bonne décision et d'être le plus efficace possible.
Vous avez parlé de nouveaux joueurs qui ont été lancés. L'expérience se passe bien ?
Pour le tournoi de Kigali, il y avait Ganouni, Elahi, Marnaoui, Addami et El Euch, inscrit comme treizième joueur. Pour une première, c'était encourageant. Il y a du talent, il y a de l'envie, les joueurs ont eu des sensations spéciales. La porte est encore ouverte pour d'autres joueurs qui veulent débarquer. Mais, une chose est sûre, il n'y a pas de cadeaux à donner. Ce n'est pas parce qu'ils sont jeunes qu'on va les retenir en sélection. Il faut que ce soit mérité.
L'équipe de Tunisie traîne toujours l'idée que c'est une équipe vieillissante avec une moyenne d'âge qui tend à s'élever…
L'ossature de la sélection tourne autour d'une moyenne d'âge de 34 ans. Il y a Radhouène Selimène qui, à 40 ans, continue de bien faire grâce à une bonne gestion de sa carrière. A mon avis, et quand on voit les grandes sélections du monde, ce n'est pas une moyenne d'âge élevée, mais on va dire une équipe mature, expérimentée. A cet âge, le basketteur est à l'apogée de son art. C'est maintenant que cette ossature, composée de Hdidane, El Mabrouk, Mouhli et les autres, va apporter le plus. Cela dit, l'âge compte aussi, et il faut penser à la relève, à l'avenir. En sélection, on doit penser à une relève talentueuse et régulière. Mais je ne pense pas qu'on a une équipe vieillissante.
Cette équipe nationale a encore les moyens de dominer l'Afrique ou, du moins, de jouer pour le titre de champion d'Afrique ?
Bien sûr que nous comptons jouer les premiers rôles et défendre notre titre. Nous ne sommes plus outsiders depuis des années. Aujourd'hui, nous sommes l'équipe à battre en Afrique. Mais en même temps, on n'est pas seuls sur la scène continentale. Les autres concurrents mettent de gros moyens et ont des joueurs de grande valeur. Le Nigeria compte, par exemple, de grands joueurs qui évoluent en NBA, le Sénégal est en train de monter une excellente équipe, sans oublier l'Angola et tous les autres pays. Si on les prend joueur par joueur, ils ont quelque chose de plus, mais nous sommes plus aguerris sur le plan collectif. On doit avancer et ne pas penser que nous sommes les meilleurs si on veut gagner d'autres titres.
Terminons avec vous. D'ex-joueur international à entraîneur et maintenant sélectionneur-adjoint, c'est une chance d'avoir réussi à gravir vite et bien les paliers dans votre courte carrière d'entraîneur…
Je m'estime heureux et comblé d'avoir eu la chance d'entraîner les sélections U23 et U18, et puis de prendre en main l'ESRadès la saison dernière. Ça s'est très bien passé, j'ai eu également la chance d'accomplir en deux ans presque ce que d'autres entraîneurs font, eux, en plusieurs années. Je reviens en 2015, quand j'ai pris ma retraite internationale avec conviction. Après un vécu riche en tant que joueur où j'ai côtoyé de grands sélectionneurs, et où j'ai appris d'eux chaque jour, j'ai décidé d'aborder le métier d'entraîneur. Je me suis investi en recyclage, j'ai toujours suivi comment font les entraîneurs que j'ai eus en club ou en sélection. Maintenant, j'ai la chance de faire partie du staff de la sélection aux côtés de D. Bauermann, sélectionneur national, et Walid Zrida, sélectionneur-adjoint. Je connais bien les joueurs depuis des années, je connais tout sur eux, j'ai vécu beaucoup avec eux aux vestiaires. Ils me respectent. Le courant passe très bien entre nous. Ma carrière est courte, mais j'ai pu commencer avec un certain vécu qui m'aidera dans l'avenir. J'espère réussir ce métier que j'aime. Ma vie, je l'ai dédiée au basket.


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