Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Ooredoo Tunisie soutient 400 familles rurales à travers une initiative de développement durable dans le cadre du programme «Tounes T3ich» (Vidéo)    Transformation numérique en Afrique du Nord: Tunisie Telecom participe au Club Pionnier 2.0 de transformation numérique    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Hausse des prix : Les viandes et les fruits tirent l'inflation vers le haut malgré l'effet des soldes    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses    Ce que l'on sait de la secousse sismique enregistrée à Gafsa    Travailler après la retraite en Tunisie : ce que la loi autorise réellement    Retrait des nouveaux passeports : Avis aux Tunisiens résidant au Qatar    Réunion de la commission régionale de prévention des catastrophes : Priorité à Kobbet el Haoua    Souad Guellouz: Née pour être écrivaine, romancière et poétesse    La date de Aid Al Fitr 2026 fixée selon les calculs des experts de la Cité des sciences à Tunis    Aux Tunisiens résidant à l'étranger : Nouvelles mesures pour faciliter l'obtention des permis de construire et l'immatriculation des véhicules !    Apple lance son nouveau MacBook Air : découvrez les nouveautés du MacBook Air M5    Mattel, filiale de Tunisie Telecom, remporte le prix du Meilleur réseau mobile en Mauritanie, lors du Mobile World Congress    La Nuit des musées tunisiens : 18 musées publics ouverts la nuit, vendredi 13 mars    Météo en Tunisie : vent fort près des côtes et phénomènes de sable au sud    Samira Guiza prend ses nouvelles fonctions de première présidente du Tribunal administratif    Pour les Tunisiens Résidents à l'Etranger dans les pays du Golfe et Iran : liste d'adresses et numéros utiles    Visas suspendus pour 4 pays... La Grande-Bretagne passe à l'action    Taoufik Hachicha: La radio régionale en temps d'exception (Album photos)    Les universités privées tunisiennes à la conquête de l'Afrique centrale via le Forum tuniso-congolais 2026    Le programme TACIR et FOCUS Gabès, lancent un appel à candidatures pour la résidence co-créative "Immersia'Fen 26′′    Tunisiens dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient : une cellule de crise 24H, deux numéros d'urgence et des consignes de sécurité    Hadj Béchir Akremi est décédé : Un pionnier des Tunisiens en France    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Edito: Réinjecter l'expertise des retraités    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Abdelmajid Chaar : Le papier et l'encre, notre trésor!    Les Nuits ramadanesques du Bardo 2026, du 6 au 15 mars dans plusieurs espaces    L'envoi vers les zones de conflit » : jugements sévères en appel, jusqu'à 24 ans de prison    Monopole de la farine : 24 ans de prison pour Mohamed Bouanane    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    Espérance : qui manquera face à Métlaoui ?    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Le Stade Tunisien demande les enregistrements du VAR    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La Tunisie croule sous les déchets : La campagne "Tunisie sans déchets" pourrait-elle faire la différence ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 03 - 2021

Fraîchement créé, le collectif "Zéro Déchet Tunisie" milite pour la préservation de l'environnement et l'amélioration de la qualité de la vie, à travers la promotion du concept "Zéro Déchet" dans notre pays. Un ensemble de citoyens, de scientifiques, de personnalités publiques, d'associations et de startup ont adhéré au concept et en font leur combat.
Dans un rapport publié en septembre 2018, la Banque mondiale prévient que d'ici à 2050, le volume des déchets dans le monde pourrait augmenter de 70% à près de 3,5 milliards de tonnes et que le monde moderne risque d'étouffer sous une montagne de déchets si rien n'est entrepris pour lutter contre ce fléau. La Tunisie, qui n'a pas encore ou ne peut pas se permettre une vraie politique environnementale, n'échappe pas à cette règle : sur terre, sur les plages, sur mer, aux ports, dans les rues, dans les champs... pratiquement aucune zone du pays n'échappe à la prolifération des déchets... Pis, les choses ne s'arrangent pas vraiment, car la quantité produite ne cesse d'augmenter et le pays risque, aujourd'hui, de crouler sous ces déchets. Pour mettre un terme à ce fléau et stopper la dégradation continue de l'espace public, qui constitue non seulement un désastre environnemental, mais affecte également les secteurs vitaux, comme la santé, l'agriculture, la pêche et le tourisme, le collectif "Zéro Déchet Tunisie" compte lancer une campagne nationale baptisée "Tunisie sans déchets". Cette campagne, qui vise aussi à promouvoir une approche intégrée et durable de gestion des déchets en Tunisie, sera lancée le 18 mars 2021, une date symbolique qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale du recyclage.
Principe des 5R
Sami Ben Yahya, président de l'association Action Tunisie Propre "ACT'UP" et coordinateur du collectif "Zéro Déchet Tunisie", indique que depuis sa création en décembre 2020, pas moins de 13 organisations, outre un ensemble de citoyens, de personnalités publiques, de scientifiques et de startup, ont adhéré au collectif "Zéro Déchet Tunisie" qui défend les intérêts des citoyens, des consommateurs et des usagers dans les domaines de l'environnement, de la gestion des déchets et du cadre de vie. Sa démarche prône l'efficacité dans l'utilisation de nos ressources, la réduction du gaspillage et des déchets par l'éco-conception, la consommation responsable, le réemploi et la valorisation de la matière.
M.Ben Yahya ajoute que le collectif "Zéro Déchet Tunisie" défend aussi la règle des 5R (Refuse, Reduce, Reuse, Rot, Recycle), qui est une recommandation de mode de vie écologique. En effet, la démarche "Zéro Déchet" est fondée sur les pratiques suivantes : refuser les produits à usage unique et privilégier les achats sans déchet (Refuse), réduire la consommation de biens (Reduce), réutiliser et réparer tout ce qui peut l'être (Reuse), composter tous les déchets organiques (Rot) et recycler tout ce qui ne peut pas être réutilisé (Recycle). Ce concept permet, donc, de réduire autant que possible les déchets, ce qui a un impact positif sur l'environnement.
Il affirme, également, que le concept "Zéro Déchet" va beaucoup plus loin, il va jusqu'à la source... Le concept a un enjeu économique important, puisqu'il permet de créer et de développer de l'emploi dans de nouveaux secteurs économiques, comme le tri et le recyclage. Ce concept permet, également, d'interagir et de se mobiliser entre personnes qui ont un but commun : des partages d'expériences, la mise en œuvre d'actions concrètes capables de mettre en place des stratégies pour maintenir et faire évoluer ce concept...
img data-attachment-id="90093" data-permalink="https://lapresse.tn/90091/la-tunisie-croule-sous-les-dechets-la-campagne-tunisie-sans-dechets-pourrait-elle-faire-la-difference/dechets-1/" data-orig-file="https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?fit=850%2C491&ssl=1" data-orig-size="850,491" data-comments-opened="1" data-image-meta="{"aperture":"0","credit":"","camera":"","caption":"","created_timestamp":"0","copyright":"\u00a9marina_larina - stock.adobe.com","focal_length":"0","iso":"0","shutter_speed":"0","title":"","orientation":"0"}" data-image-title="déchets-1" data-image-description data-medium-file="https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?fit=300%2C173&ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?fit=850%2C491&ssl=1" class="aligncenter wp-image-90093 size-full jetpack-lazy-image" src="https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?resize=850%2C491&ssl=1" alt width="850" height="491" data-recalc-dims="1" data-lazy-srcset="https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?w=850&ssl=1 850w, https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?resize=300%2C173&ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?resize=768%2C444&ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?resize=519%2C300&ssl=1 519w" data-lazy-sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" data-lazy-src="https://i0.wp.com/lapresse.tn/wp-content/uploads/2021/03/déchets-1.jpg?resize=850%2C491&is-pending-load=1#038;ssl=1" srcset="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP///yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7"
Nécessaire prise de conscience
Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 a montré comment les bonnes pratiques d'hygiène sont d'une importance capitale et comportent des transformations durables des comportements de consommation du citoyen, qui a pu s'adapter à l'évolution de la situation pendant et après la période du confinement, il y a encore une incommensurable inconscience au niveau écologico-climatique : cela fait de nombreuses années que la Tunisie croule sous les déchets, alors que le pays était propre, organisé et les gens civilisés, il y a 50 ans... Pour faire face à cette situation, la Campagne nationale a mis en place un objectif de première priorité : assurer un comportement responsable face à l'environnement, de la part des citoyens, des administrations et des entreprises publiques et privées, et surtout des industries.
«Aujourd'hui, la Tunisie a prouvé qu'elle n'est pas une très bonne élève en la matière et, donc, tout un système est à revoir. A cette fin, le collectif "Zéro Déchet Tunisie" compte mener des actions de sensibilisation dans les écoles et auprès du citoyen afin de réhabiliter son inconscient...
A l'école, on devrait remettre au programme l'éducation civique, l'enrichir et en faire une éducation écologique pour cultiver le sens du beau et du propre... Les Tunisiens devraient retrouver le sentiment d'appartenance à leur pays...
«Faut-il rappeler que la gestion des déchets commence au niveau des ménages et des individus ? Ainsi, les stratégies visant à les éduquer et à les motiver peuvent modifier radicalement les comportements», souligne Ben Yahya.
Etre une force de proposition
Lors de la 21e Conférence des parties sur le climat (COP 21), la Tunisie a promis de réduire de 41% ses émissions de CO2 en 2030. L'Etat tunisien s'est également engagé à intégrer les énergies renouvelables dans la production de l'électricité à hauteur de 30%.
«Dans le monde entier, la mauvaise gestion des déchets nuit à la santé humaine et à l'environnement, ce qui s'ajoute au problème du climat... Mais malheureusement, ce sont souvent les plus pauvres de la société qui subissent l'impact d'une gestion inadéquate des déchets. Ainsi, il est plus que jamais temps d'honorer tous ces engagements et de passer à l'action…
Aujourd'hui, on a un problème et on connaît exactement ses causes (l'homme d'une manière directe et l'Etat d'une manière indirecte) et, donc, on devrait chercher des solutions... Pour toutes ces raisons, à travers les actions que nous sommes en train de mener, nous voulons être une force de proposition pour prendre conscience qu'il y a urgence à faire évoluer ces actions pour un monde meilleur et pour l'avenir de ce joli pays... Le lancement, le 18 mars, de la campagne nationale "Tunisie sans déchets" n'est que le début, car nous voulons également pousser l'Etat à réviser et revoir la réglementation environnementale, assurer le développement des zones urbaines esthétiques, contribuer à l'amélioration dans le système d'éliminer les déchets...», explique-t-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.