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Saïed à l'occasion de la célébration du 65è anniversaire des forces de sécurité intérieure : « Le président de la République est le chef suprême des forces armées militaires et civiles »
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 04 - 2021

« A vos ordres Monsieur le Président (Amrek Sayed Erraïss) ! ». C'est la formule avec laquelle se sont adressés les officiers des différentes unités de la police, de la garde nationale, des prisons et de la protection civile au Chef de l'Etat, hier, lors de la cérémonie de décoration des cadres et agents appartenant aux divers corps des forces de sécurité intérieure. Cette expression résume à elle seule le message que le Président de la République a beau expliquer et argumenter lors de son discours, à savoir qu'il est le chef suprême des forces de sécurité qui englobe tous les corps, qu'ils soient militaires ou civils, police, garde nationale, gardiens des prisons ou encore ceux de la douane et de la protection civile. Une cérémonie à laquelle ont pris part le président du Parlement Rached Ghannouchi et le Chef du gouvernement Hichem Mechichi.
Alors que ses détracteurs tablaient sur l'usure d'un Kaïs Saïed fatigué par les attaques virulentes à l'Assemblée des représentants des peuples et dont le relais est assuré sur les réseaux sociaux par des pages sponsorisées, hier c'est à un homme déterminé et plus fort que jamais qu'ils ont eu droit. Un homme qui ne reculera pas d'un pouce dans l'exercice de ses prérogatives présidentielles telles que le stipule la Constitution.
D'ailleurs, c'est en évoquant à ce propos en premier la question de l'immunité parlementaire, que le Chef de l'Etat s'est indigné du fait que quelques élus usent de l'immunité comme prétexte pour diffamer et colporter des accusations infondées visant à saper l'image du Chef de l'Etat. « L'immunité est pour garantir le droit à la liberté d'expression et non pas pour injurier les autres », a-t-il dit.
Le Président de la République a par ailleurs saisi l'occasion pour rappeler que le retard dans la promulgation de la loi relative à l'indemnisation des familles des victimes des forces armées est dû au contexte que vit le pays, soulignant que si certaines de ces conditions sont compréhensibles, d'autres auraient pu être évitées par « des volontés sincères, loin des intérêts partisans et de la lutte pour les postes », a-t-il regretté.
Un seul chef
Mais pourquoi le Chef de l'Etat a-t-il tenu à clarifier que le commandement suprême des forces armées militaires et sécuritaires lui revient ? Certes, il n'est pas content du fait que le Chef du gouvernement cumule le portefeuille de ministre de l'Intérieur. Il l'a dit auparavant et a estimé que c'était anticonstitutionnel. Mais il semble que le sujet soit beaucoup plus sérieux. En effet, les messages que le Chef de l'Etat a adressés hier aux forces de sécurité intérieure sont clairs comme de l'eau de roche. La police doit être au service du peuple et non au service des hommes politiques, des lobbies et des forces antirévolutionnaires, selon Saïed. Ils sont là pour appliquer la loi. Des allusions sont faites ainsi à l'instrumentalisation des forces de sécurité intérieure dans les règlements de comptes ou pour la neutralisation des adversaires politiques ainsi que pour espionner les hommes d'Etat. Les dernières « fuites» impliquant des personnalités proches de la Présidence ont fait planer le doute sur un probable piratage malveillant de téléphones que seuls des services de renseignements sécuritaires sont capables de mener. Les syndicats de police n'ont-ils pas à plusieurs reprises évoqué l'implication du politique et des lobbies financiers dans la gestion des affaires sécuritaires telles que la question des assassinats politiques, de l'envoi des jihadistes ou celle de la police parallèle ? C'est d'ailleurs pourquoi le Chef de l'Etat a asséné que « les forces armées doivent donner l'exemple en matière d'application de la loi à tous et sans être soumises au pouvoir de l'argent, aux relations avec l'extérieur, aux alliances familiales ou aux liens de parenté ».
Aucune distinction
S'étalant sur le point selon lequel le Président de la République est le chef suprême des forces armées militaires et civiles, sans distinction aucune, Saïed a souligné que « le principe est qu'il n'y ait pas de distinction. La loi, tous les textes du monde et le Code des contrats et des obligations le mentionnent. Les forces armées sont les forces militaires et les forces de sécurité ».
C'est pourquoi Saïed a expliqué que selon la Constitution, « le Président de la République désigne et limoge dans les hautes fonctions militaires, diplomatiques et relatives à la sécurité nationale après consultation du Chef du gouvernement ». Pour lui, celui qui n'a pas compris ce principe lors de la promulgation de la Constitution en 2014 devra « le saisir aujourd'hui », a-t-il dit.
Documents à l'appui, le Chef de l'Etat a montré la version originale de la Constitution de 1959 qui stipule que le président de la République est le chef suprême des forces armées militaires et que celle de 2014 énonce qu'il est le chef suprême des forces armées sans faire de distinction entre forces militaires et forces civiles. Pour étayer son raisonnement, Saïed a expliqué que la loi relative aux forces de sécurité intérieure énonce que ces dernières sont une force armée civile. Il a également rappelé que le Code des douanes énonce que les agents des douanes ont le droit au port d'armes dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions et qu'ils font donc partie des forces armées civiles.
Kaïs Saïed a dans ce sens affirmé que le texte législatif de 2015 relatif aux fonctions du président de la République est « anticonstitutionnel «, rappelant de ce fait la primauté de la Constitution sur les autres textes.
Monter en puissance ?
Mais Saïed veut-il monter en puissance et accaparer le pouvoir sur les forces de sécurité intérieure ? « Je ne cherche pas à monopoliser ces forces », a-t-il rassuré. « Mais le texte est clair », a-t-il indiqué pour mettre fin aux interprétations usantes et frustrantes. Il a insisté dans ce cadre sur la nécessité d'instaurer un Etat de droit et des institutions et une société de droit « dont tous les membres et composantes sont respectueux de la loi ». Il a à cet effet appelé haut et fort les forces de sécurité à appliquer la loi à tous et sans distinction et sans tenir compte du rang social ni de la situation matérielle, a précisé Saied.
Sur un autre plan, avant de décorer les cadres et agents des forces de sécurité, le Chef de l'Etat a salué leur héroïsme, ainsi que les valeurs de sacrifice et de bravoure dont ils font montre en défendant la patrie et ses citoyens. Il a rendu hommage à leur lutte épique, qui restera à travers les âges un témoin de la noblesse de l'héroïsme et de l'honneur.


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