Prix du mouton de l'Aïd en Tunisie, reflet d'un modèle d'élevage à bout de souffle    Meta freiné à 2 milliards $ : ce que le veto chinois change pour l'avenir de l'IA    Arabie saoudite : sanctions strictes contre les pèlerins sans autorisation    Tunisie : 60 % des absences liées à la santé, l'absentéisme inquiète    À voix basse de Leyla Bouzid : le cinéma tunisien bientôt à l'affiche en salles    Gabès Cinéma Fen 2026 : Hend Sabry ouvre le festival en présence de Dhafer L'Abidine et de nombreux invités de marque    TikTok en Tunisie : seulement 6 demandes des autorités en 6 mois, que signifie ce chiffre ?    Dernier délai fiscal : les commerçants appelés à déclarer aujourd'hui    Ligue 1 : une 27e journée sous haute tension les 29 et 30 avril 2026    Votre marché est devenu illisible: Et si c'était votre meilleure opportunité?    Météo en Tunisie : pluies faibles et éparses sur les régions du nord et du centre    Le silence : un ''or caché'' qui réduit le stress et améliore la santé du cerveau    Rumeur démentie : la Syrie n'a imposé ni visa spécial ni "kafala" aux pays du Maghreb    Quand sera l'Aïd al-Adha 2026 ? Les données astronomiques précisent    Sadok Belaïd: commémoration du 40e jour de son décès (Album photos)    EST – CAB: à quelle heure et sur quelle chaîne voir le match ?    Recrutement à l'étranger : la Tunisie joue uniquement le rôle de médiation    Le journalisme tunisien en deuil : décès de Noureddine Tabka    La Tunisie brille au Meeting international de Rabat en para-athlétisme    Journée mondiale de la Terre 2026 : la Cité des Sciences à Tunis organise l'événement Génération Terre    Le Nigérian Michael Eneramo, ancien attaquant de l'Espérance sportive de Tunis, décédé    Météo en Tunisie : cellules orageuses avec des pluies dans les régions du ouest, centre et sud    Nasser Kamel : La Méditerranée nous unit. Ses politiques doivent être à la hauteur    Projet Qawafel: recommandations pour permettre aux entreprises tunisiennes de saisir des opportunités d'exportation estimées à 2,28 milliards de dollars sur le continent africain    Vient de paraître - «Dictionnaire des féministes: un siècle de féminisme en Tunisie»    Londres : la carte d'identité tunisienne disponible sur place !    Négociation de crise: Entre espoir et désillusion    Transport vers la Foire du livre de Tunis 2026 : la TRANSTU renforce ses navettes vers le Palais des expositions du Kram    Vivez par l'image la commémoration du 40ème du décès de Abderrazak Kéfi    Microsoft Defender suffit sous Windows 11, pas besoin d'installer un anti-virus payant, pourquoi?    Palais El Abdelliya organise la 4ème édition de l'initiative 'Un monument... et des enfants'    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



ANALYSE | AUSTERITE — RELANCE : Des attentes qu'on ne peut ignorer...
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 12 - 2021

Depuis quelque temps, disons près de 6 mois, les experts de tous bords sont convaincus que le risque d'un clash à la libanaise, ou du moins à la portugaise, n'existe plus, et que les Pouvoirs publics ont réussi à l'éliminer... mais la réalité perdure. Cette réalité pourrait se manifester et très brutalement.
Les fondamentaux macro-économiques et macro-financiers sont explicites : la Tunisie est au bord du puits et elle manque d'oxygène.
Les opérateurs (ménages, entreprises, Etat) étouffent. Ils ont besoin d'oxygène. Entendez par là : des fonds, de la monnaie. Que la BCT, aux dires de son Très Honorable Gouverneur, ait injecté un milliard de dinars, via les banques commerciales, ne change en rien à la crise de suffocation générale.
La preuve, malgré la profusion des bestioles statistiques financières, les fermetures d'entreprises se succèdent, le pouvoir d'achat des ménages plonge, le chômage caracole et le Trésor Public est aux abois dès la deuxième semaine de chaque mois.
Et on nous bassine les oreilles que «La destruction de la monnaie est inévitable», que «la création monétaire est inflationniste» ou encore, en un filigrane insidieux, que «l'indépendance de la BCT est incontournable en démocratie».
Certes, dans des marchés haussiers, il est préférable que la BCT reste pleinement investie de ses prérogatives pour «réguler la stabilité macro-économique et macro-financière» quoi qu'il advienne. Mais, aujourd'hui, en Tunisie, pouvons-nous affirmer que nous sommes dans une conjoncture «haussière» ?
Je serais tenté de répondre par la négative. Et je franchis le pas.
On stagne au fond du puits. Et on attend la corde salvatrice pour nous en sortir. Ce qui nous amène à lever un certain nombre d'ambiguïtés :
En premier lieu, une croissance inclusive et intelligente (innovante, verte), au-delà d'une simple croissance du PIB, est au cœur de la vision sociale qui est à l'origine du soulèvement du 14 janvier 2011.
Relever les défis structurels au sein de l'économie tunisienne, résultats d'une déviance sociale auto-entretenue par des lobbys, depuis des décennies et encore aujourd'hui en exercice, pourrait sans doute retrouver son souffle dans une orientation sociale, pour une meilleure productivité via une plus grande cohésion sociale.
En deuxième lieu, préserver l'équilibre entre les secteurs publics, privés et communautaires implique la mise en place de mécanismes législatifs qui permettraient de faire face aux énormes défis, notamment en raison de la globalisation de l'économie et de sa stagnation, le gonflement du secteur informel, de la démographie et la contrainte sur les ressources.
Les Réformes Structurelles n'impliquent pas qu'il faille opter pour une austérité «à tout va», et dont le résultat serait un impact négatif sur la croissance, l'emploi, et le pouvoir d'achat.
Partout, où elles (les Réformes Structurelles à l'aveuglette) ont été appliquées, par ses mesures restrictives, elles se sont traduites par une spirale auto-entretenue de récession économique et du déficit budgétaire via une régression des rentrées fiscales. L'approche préconisée est qu'il faut miser, entre autres, sur des investissements en infrastructures et infléchir ensemble la déviance structurelle.
Toutes les études, notamment en Tunisie, depuis deux décennies, concluent à ce que la paupérisation, et la hausse des inégalités qui en résulte, est un obstacle à la croissance économique.
Enfin, si nous voulons booster l'économie et attirer des investissements (n'est-ce pas l'objectif des Pouvoirs Publics), les entreprises, notamment privées, ont des attentes qu'on ne peut pas ignorer, notamment un climat des affaires assaini, des conditions de financement pour augmenter l'investissement dans l'économie réelle et un environnement de stabilité sociale et de stabilité politique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.