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Regard d'expert | Slim ABDELJELIL, Consultant auprès de la Banque Mondiale et d'institutions internationales à La Presse : «Il faut une forte volonté politique pour ''booster'' l'industrie des Fintechs»
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 02 - 2022

Selon une étude de la Banque mondiale, l'industrie de la FinTech a été résiliente lors de la pandémie du covid-19. En effet, elle offre des services pour les marchés vulnérables tels que les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les personnes non bancarisées. Cette étude, qui a rassemblé des données de 1385 entreprises Fintech, a montré que la plupart de ces entreprises affichent une forte croissance pour le premier semestre 2020 par rapport à la même période en 2019. M. Slim Abdeljelil, consultant auprès de la Banque mondiale et d'institutions internationales, nous donne de plus amples explications à ce sujet.
Qu'est- ce qu'une Fintech ? Dans quel type d'entreprises les trouvons-nous ?
Les innovations récentes destinées à optimiser les infrastructures technologiques du secteur des services financiers, connues sous le nom FinTech , suscitent un grand intérêt, non seulement de la part des entreprises et des particuliers, mais aussi des Etats et de leurs institutions financières. Le terme de « Fintech » est ambigu, une combinaison de « technologie de l'information et de la communication» et de « finance » dont le but est de livrer des services financiers plus rapides et moins coûteux et plus efficaces. Les Fintechs sont portées par des entreprises disruptives qui créent une véritable rupture au sein d'un secteur financier en renouvelant radicalement son fonctionnement. Les entreprises opérant dans le domaine des Fintechs sont des start-up innovantes qui ont un très fort potentiel de croissance économique et de spéculation financière sur leur valeur future. Pour encourager la création des startup, le législateur tunisien a mis en place un cadre légal incitatif par la loi n°2018-20 du 17 avril 2018. La définition pouvant être retenue de la loi de la startup est la suivante : une entreprise ayant la forme de société commerciale labellisée en tant que telle et dont l'activité est basée sur l'innovation, les nouvelles technologies, la création de valeur ajoutée et permettant une grande compétitivité.
Comment s'aligne le domaine de la Fintech et comment réagit-il à la crise sanitaire actuelle ?
Les solutions Fintechs ont démontré leur efficacité et pertinence lors de la crise sanitaire. La crise du covid-19 a accéléré cette prise de conscience de l'impact de la digitalisation notamment dans le secteur financier. Les pays qui avaient un écosystème de paiement abouti ont pu booster les transferts instantanés de l'argent et fournir des prestations sociales réactives et, par conséquent, mieux gérer la crise sanitaire par le respect de la distanciation et la disponibilité immédiate de l'argent.
La pandémie du covid-19 est venue renforcer l'urgence de recours à des services financiers numériques adaptés et innovants. L'objectif est de faciliter les transactions financières. Le constat de non-développement du secteur, malgré l'existence de solution technique lors de la distribution des allocations pour les familles nécessiteuses, fut amère. Les Fintechs auraient pu être une solution appropriée et sûre pour la réduction du contact physique et pour la relance de la croissance économique grâce aux innovations des Fintechs aidant à réduire le coût des services et permettant d'atteindre plus de personnes. En Europe, certaines startup ont proposé des crédits à distance et plusieurs acteurs de la finance participative se sont associés avec des Fintechs pour faciliter l'accès au financement. Une étude de la Banque mondiale a relevé que l'industrie de la Fintech a été résiliente lors de la pandémie du covid-19 en offrant des services pour les marchés vulnérables tels que les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les personnes non bancarisées. Cette étude, qui a rassemblé des données de 1385 entreprises Fintech, a montré que la plupart de ces entreprises affichent une forte croissance pour le premier semestre 2020 par rapport à la même période en 2019. L'ère post-covid ne sera plus la même. Certains parlent d'un « nouveau capitalisme numérique » (Daniel Cohen) ou de « l'économie de la vie » (Jacques Attali) et il se trouve au cœur de cette transformation de paradigme : le numérique qui se traduit dans le secteur financier par les Fintech.
Quel est l'apport des Fintechs sur l'équilibre financier en Tunisie ?
Il est incontestablement admis que les solutions Fintechs améliorent l'inclusion financière, un objectif tant espéré par les autorités publiques (il existe toute une stratégie nationale de l'inclusion financière), contribuent à l'amélioration de l'accès, de la qualité ou du coût des services financiers pour les populations à faible revenu ou les micro/petites entreprises. Mais la grande contribution des Fintechs est la réduction de la masse du cash en circulation ce qui rendrait les politiques monétaires plus efficaces, vu la rareté de l'argent liquide, et augmenterait les dépôts, ce qui aurait un secteur bancaire qui serait, par conséquent, en mesure d'accorder plus de crédit, baisserait les taux et augmenterait la croissance. Par ailleurs, une meilleure traçabilité contribuerait également à favoriser la perception des recettes fiscales et une meilleure lutte du financement de l'économie parallèle et des activités illicites. C'est pour cela que les gouvernements et les banques centrales partent tous en « guerre contre l'argent liquide» et la meilleure des armes de guerre pour lutter contre le cash est la FinTech.
Comment se présente le secteur des Fintechs en Tunisie ?
En 2021, une quarantaine de Fintechs étaient déjà actives en Tunisie, représentant près de 9% des 400 Fintechs identifiées dans les 22 pays du monde arabe, et plaçant le pays à la 4e place dans cette région, derrière les Emirats Arabes Unis (23%), l'Egypte (14%) et le Maroc (13%). Une étude BCT/Banque Mondiale évaluait même ce chiffre à plus de 70 fin 2020, en incluant les Fintechs qui sont encore à l'étape d'idéation. 42% de ces Fintechs sont actives autour du paiement et de l'envoi de fonds (42%), 21% dans la gestion financière des entreprises, et les autres entre assurance, crédit (mais inactives) et infrastructure. En termes de chiffres, 7,2% des startup créées en 2020 sont des Fintechs avec un chiffre d'affaires de 8,8 millions de dinars et elles ont créés 11% des emplois générés par les startup. Parmi ces startup on peut citer certaines startup à titre indicatif : Paymee, Sobflous, Viamobile, Paypos, Finlogic ...
Y a-t-il des dangers de sécurité en utilisant les Fintechs ?
Contrairement à la perception générale, je ne pense pas que le risque est lié à la technicité des solutions proposées. A titre d'exemple, les Fintechs basées sur la technologie « blockchain » présentent un seuil de sécurité des transactions financières assez élevé. Les experts bancaires définissent communément la blockchain comme étant « un grand livre de comptes décentralisé. Un registre qui n'est pas contrôlé par une autorité mais de façon collective, chaque nœud du réseau apportant sa caution. C'est cette décentralisation de la gestion de la sécurité qui empêche l'altération des transactions, à la différence d'une base de données classique ». En termes fonctionnels, « la blockchain combine un certain nombre de briques technologiques qui sont pour la plupart connues mais dont la combinaison assure leur performance. Il s'agit tout d'abord d'une application en peer-to-peer reposant sur une base de données distribuée. Elle reprend les principes du traitement par blocs et de l'auto-exécution (event driven) qui donne vie au registre actif ».
En raison de cet aspect décentralisé, certains prédisent qu'une application généralisée de la technologie du grand livre partagé pourrait révolutionner des industries entières. Ils envisagent différentes possibilités pour l'avenir, comme un scénario dans lequel on assiste à une désintermédiation des banques et même des banques centrales, et où les monnaies nationales sont remplacées par des monnaies numériques décentralisées. Si un risque existe, il sera lié principalement à la discrimination en relation avec l'accès au numérique et à la faible éducation financière. Les Fintechs peuvent aussi créer de l'instabilité au niveau des institutions financières et du marché financier, en introduisant de nouvelles sources de vulnérabilité opérationnelle et de nouveaux canaux de contagion.
Mais je reste persuadé que les solutions Fintechs, qui bousculent les paradigmes dans le domaine financier, doivent également se conformer à un code de bonne conduite qui établit des normes générales liées notamment à la protection des usages et à la sécurité financière sans pour autant leur imposer un cadre de rigueur limitatif de l'ingéniosité des startup.
Comment évolue ce marché à l'échelle internationale?
Effectivement, l'industrie des Fintechs est en pleine expansion. Cette évolution a été soutenue par l'intérêt porté par le capital-risque aux financements des startup qui était d'environ 3 milliards de dollars par an il y a 10 ans, pour atteindre aujourd'hui une moyenne de 50 milliards de dollars par an. Au total, plus de 200 milliards de dollars ont été investis dans des startup Fintech dans le monde.
D'ailleurs ces cinq dernières années, l'industrie Fintech a connu une croissance soutenue. Les 225 startup les plus notoires dans le secteur des Fintechs représentent une capitalisation boursière de près de 3 000 milliards de dollars. L'intérêt exprimé à l'égard des Fintechs est mondial. En fait, la transformation numérique de la finance est bien engagée, avec d'importantes conséquences sur le modèle économique des institutions financières, leur chaîne de valeur ainsi que leur mode opérationnel. Les 225 plus grandes entreprises Fintechs emploient 300 000 personnes et en recrutent 40 000 autres.
Il faut souligner que l'évolution des Fintechs est suivie avec attention par le réseau des banques centrales et commerciales, les entreprises et les particuliers. Les grandes institutions bancaires sont longtemps restées passives à l'égard des sociétés qui offrent de nouveaux services financiers, notamment le paiement en ligne. Les Fintechs facilitent les transactions commerciales pour les pays qui restent enclavés tout en abaissant leurs coûts. Elles ont permis l'ouverture de grands livres partagés qui ont conduit à la création des premières monnaies digitales. Ces monnaies sont porteuses d'enjeux pour les banques centrales et commerciales. En Tunisie, et depuis le début de l'année 2017, la presse, les réseaux sociaux et l'écosystème des startup naissantes s'en sont fait l'écho : les autorités gouvernementales sont à la recherche de solutions dans le domaine des Fintechs. La presse semble porter son attention sur trois dossiers : les plateformes de paiement en ligne pour réduire la masse du cash dans l'économie, la blockchain et les monnaies digitales.
Les Fintechs ont-elles des risques pour l'équilibre financier ?
D'un angle de vue conservateur je dirais que oui. Les autorités de régulation représentées par les banques centrales ont une certaine appréhension et méfiance à l'égard des Fintechs. En effet, les solutions Fintechs, qui sont en pleine expansion et souvent hors de contrôle des autorités de régulation, bouleversent l'ensemble des métiers classiques de la banque : le paiement (mobil paiement, les transferts entre particuliers) ; le crédit (scoring, crowdfunding) ; l'épargne (finance participative) et la monnaie (bitcoin). Les Fintechs sont plutôt porteuses de grands changements dans le monde des finances. Le digital est entré par effraction dans le secteur des finances. Personne n'a voté pour lui et, bon gré mal gré de la part des acteurs du monde des finances, il est présent à travers des solutions qui sont fluides, simples, moins coûteuses et rapides. Ces solutions sont produites par des start-up qui essaient de capter des parts de marché au détriment des acteurs traditionnels du secteur financier.
La mutation vers un monde financier digital en Tunisie et dans le monde est inévitable. Les plus extrémistes vous diront que les Fintechs vont « cannibaliser » les banques. Chris Skinner, dans son livre Digital Bank, soutient la thèse que les solutions Fintechs vont faire disparaître les banques, du moins dans leur modèle économique classique. Francisco Gonzalez, CEO de BBVA (Banco Bilbao Vizcaya Argentaria), affirme que d'ici 10 ans seulement, 100 banques vont survivre à la vague du digital. Les fonctions mêmes de la banque sont en train de se digitaliser. Les Fintech sont un « tsunami » pour les banques.
Quelle est la place de la Banque centrale de Tunisie à l'égard des Fintechs ?
La communauté monétaire et financière tunisienne est convaincue que les nouvelles technologies financières constituent une source de croissance pour la Tunisie. L'actuel gouverneur de la Banque centrale de Tunisie ne cesse de rappeler la pertinence des Fintechs dans le développement du monde des finances. Lors de l'une de ses interventions relatives à la blockchain, il n'a pas manqué de souligner que "le continent africain est indéniablement celui qui pourrait le plus bénéficier de la technologie blockchain. Car les pays africains et arabes font face à des challenges communs, à savoir une inclusion financière faible, un secteur informel très étendu, un taux de chômage élevé, notamment chez les femmes, les jeunes et les diplômés de l'enseignement supérieur, une insuffisance de garanties de prêts, un déficit en infrastructures et une expansion démographique importante". Au-delà de la prise de conscience de la part d'officiels (BCT) et acteurs classiques (institutions financières), la crainte persiste et elle est due principalement à la conduite du changement et à la crainte de perte de privilèges et d'acquis. C'est pour cela que la BCT a créé un sandBox dédié aux startup qui développent des Fintechs. L'objectif est de surveiller et expérimenter les solutions innovantes proposées par les Fintechs pour repérer et évaluer les risques inhérents dans un objectif de sécurité du système financier et de protection des usagers des risques éventuels.
En dépit de la crise, les Fintechs ont des conséquences exaltantes. Comment expliquer ces résultats ?
Un résultat dépend toujours d'un marché et des attentes des consommateurs. Selon une étude (World Fintech Report 2020), 70% des utilisateurs des Fintechs sont attirés par le faible coût des services financiers et 68% trouvent que l'utilisation est plus facile. Ce sont les attentes des usagers qui obligent les institutions financières à changer de modèle économique pour mieux répondre aux attentes des clients.
Quel est l'avenir des Fintechs en Tunisie ?
Dans la perception des autorités de régulation, ces technologies d'apparition récente et dont les contours juridiques et légaux ne sont encore pas bien tracés, dont des menaces sur la protection des données personnelles et les attaques cybernétiques. L'argument du risque ne devrait pas ralentir ou empiéter sur la pérennité et le développement de nos startup dont le potentiel est très respectable. L'avenir des Fintechs en Tunisie va dépendre de l'autorité de régulation, du cadre réglementaire mais également d'une volonté politique capable d'assumer l'inévitable vague de la digitalisation. Les Fintechs sont capables de s'imposer d'elles-mêmes en dehors d'un cadre réglementaire au risque de certains dérapages.
Je pense également qu'il faut une forte volonté politique pour « booster » l'industrie des Fintechs. Tant de réformes substantielles ont été menées mais sans impact sur l'écosystème. A titre d'exemple, on peut citer les établissements de paiement dont la circulaire a été promulguée depuis fin 2018, mais dont on ne voit aucune trace dans la pratique. De même pour la loi sur le crowdfunding dont les décrets d'application peinent à être publiés. Comme si les Fintechs pouvaient attendre le cadre réglementaire.


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