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Destructions écologiques
Ici-Bas
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 04 - 2016


Par Abdelhamid Gmati
On n'hésite pas de parler de « scandale écologique », de « destructions écologiques », de « patrimoine en danger ». En cause : les constructions anarchiques qui se multiplient à travers la République et qui, source de mécontentement, mobilisent la société civile. Profitant de la transition démocratique et de la paralysie de quelques institutions de contrôle, un grand nombre de Tunisiens se sont lancés dans la construction d'habitations ou de stands, sans autorisation. Précisons d'abord qu'on distingue deux catégories : la première concerne des situations pouvant être régularisées tant sur le plan technique qu'administratif, en suivant les procédures en vigueur. Par mesure de compréhension, un délai a été accordé aux contrevenants pour s'y conformer. Pour régulariser la situation d'une construction anarchique, conformément à la loi n°11-2015 y afférente, « tout contrevenant devra soumettre une demande à la collectivité locale concernée, dans un délai d'un an à partir de l'entrée en vigueur de ce texte, le 5 mai 2015. Si le dossier est accepté, le demandeur de l'arrangement devra, avant d'obtenir l'accord, acquitter une pénalité de 20, 50, 100, 300 ou 400 dinars le mètre carré, selon que l'immeuble en question est à usage d'habitation réalisé par des privés ou des promoteurs immobiliers, des constructions d'habitations collectives destinées à un usage touristique ou commercial. L'amende sera réduite de 30% à l'intérieur des zones de développement régional ». La seconde catégorie « porte soit sur des infractions flagrantes n'acceptant aucune solution possible ou, encore plus, la construction sur le terrain appartenant à d'autres propriétaires privés, ou des espaces verts et le domaine public ». Là une seule solution : la démolition. Et c'est cette catégorie qui est considérée comme la plus destructrice, car elle porte préjudice aux propriétés de l'Etat, détruit l'environnement et le patrimoine.
Dans les environs de Bizerte, près de 130.000 arbres de la forêt ont été rasés. Notre journal, dans son édition de lundi dernier, a traité le sujet. La forêt de Gammarth Village, l'un des rares poumons « verts » de la banlieue nord de Tunis, est en danger. Des personnes ont profité du flou qui règne dans le pays pour abattre des dizaines d'arbres et clôturer des terrains dans la forêt avec le projet d'y construire ou de spéculer. En montant ces murs, ces personnes ont, sans aucun scrupule, fermé une piste d'accès réservée aux camions des pompiers en cas d'incendie, mettant ainsi en danger une dizaine de maisons en bordure de forêt. Cette piste coupe-feu ceinture toute la forêt et si elle disparaît, la forêt et le village risquent de brûler. Et c'est l'association « Les amis de Gammarth » qui dénonce ce scandale. A Tunis, c'est Le Belvédère, « poumon » de la ville, qui est menacé, entre autres par un projet d'implanter une voie express de 40 à 50m de large en son sein. « L'Association des amis du Belvédère » se mobilise. « Il faut sauver Carthage » : c'est le cri lancé par les habitants, car ce site archéologique, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, se dégrade : en quelques semaines, le port punique, espace protégé, a été transformé en débarcadère, et de nombreux terrains non constructibles ont été recouverts d'habitations anarchiques. La société civile d'Hammam-Lif dénonce un projet qui menace la plage de la ville. A Gabès, les constructions anarchiques constituent une réelle menace pour les oasis de la région. Idem à Gafsa, Tozeur, Monastir, Ghar El Melh et bien d'autres régions et localités.
Que font les autorités ? Il faut dire que la prise de conscience est bien présente et des mesures ont été arrêtées aussi bien sur le plan national que régional, et des milliers d'ordres de démolition ont été émis. Certains ont été exécutés. Mais, et c'est le ministre des affaires locales, Youssef Chahed, qui le dit : « 92% des décisions de démolition des constructions anarchiques à Tunis n'ont pas été effectuées ces quatre dernières années ». Qu'est-ce à dire ? Y a-t-il un manque de moyens ? Le mécanisme de contrôle est faible et « grippé » ? Ou y a-t-il, encore, prolifération de « passe-droits », de « favoritisme », voire de « pots-de-vins » ?
En tout cas, l'impunité doit cesser et on a le devoir de préserver les atouts du pays. Que ce soit dans son environnement ou dans son patrimoine.


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