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ENVIRONNEMENT: La Tunisie face à la crise des déchets
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 09 - 2023

ne situation déplorable et une résultante du manque de civisme des Tunisiens qui continuent de jeter leurs déchets en marchant dans la rue et depuis leurs véhicules. La défi cience des autorités publiques pose problème également
Entre ceux qui refusent l'ouverture de nouvelles décharges proches de leurs lieux d'habitation et ceux qui appellent à trouver une solution radicale aux ordures qui s'entassent à ciel ouvert, partout où l'on va, l'Etat doit intervenir et arbitrer dans l'intérêt général
Ne cessant d'alerter les autorités locales sur la dégradation de la situation environnementale, multipliant les visites inopinées, le Chef de l'Etat fustige la détérioration du paysage urbain de la Tunisie. Dimanche, alors qu'il s'est déplacé de Tunis à Radès, à pied, Kaïs Saïed a dénoncé encore une fois l'entassement des ordures partout. La haute saison touristique s'est écoulée et une autre se prépare. Or, en Tunisie, notamment à la capitale, l'environnement ne cesse de se dégrader jour après jour, portant atteinte à l'image d'un pays qui se veut touristique et accueillant en toute saison.
La ville de Tunis est le cœur battant de la Tunisie, alliant histoire, culture et modernité. C'est en outre la vitrine du pays. Cependant, derrière cette beauté de façade, la capitale affronte divers problèmes environnementaux de plus en plus graves. L'une des principales préoccupations, le déploiement des décharges sauvages et des dépôts illégaux, lesquels, non seulement défigurent le paysage urbain, mais représentent également des risques élevés pour la santé publique.
Mais ce n'est pas tout, le Grand Tunis es t confronté à une crise de pollution aggravée par des comportements non respectueux de l'environnement, ajoutez à cela des municipalités dans l'incapacité totale de répondre aux attentes des communes en matière de propreté et de gestion des déchets. Le manque de ressources financières et humaines étant un problème récurrent et général.
C'est pourquoi, la nécessité de réduire la production globale de déchets représente la priorité. Cela nécessitera, en outre, une réflexion sur les modes de consommation et de production, chose qui peine, du moins pour le moment, à avoir lieu. En dépit des efforts déployés donc par la société civile pour sensibiliser la population à la propreté urbaine, les rues de la plupart des villes tunisiennes connaissent une détérioration constante.
Des détritus jonchent les trottoirs, les chaussées et les espaces publics offrent un spectacle peu reluisant. Cette situation déplorable se révèle être un problème systémique, résultant notamment du manque de civisme des Tunisiens qui continuent de jeter leurs déchets n'importe où, en marchant dans la rue et depuis leurs véhicules.
La déficience des autorités publiques à court de solution pose également problème. A la Soukra, par exemple, dans des zones résidentielles huppées, le paysage est le même. Les rues, malgré tout, vibrantes et animées, sont polluées à cause des déchets. Des sacs poubelles déchirés et des emballages en plastique souillent le trottoir. Les ordures s'entassent et se transforment aussitôt en montagnes de détritus nauséabonds.
Par où commencer ?
Abordé par La Presse sur la question, un responsable à la municipalité de La Soukra estime que la situation dépasse les services municipaux. Préférant garder l'anonymat, il déplore le manque d'équipements qui pénalise le travail municipal. Les services peinent à couvrir les zones dont ils sont responsables. Accusant, dans la foulée, l'insouciance et le manque de coopération des habitants, le responsable appelle à la mise en œuvre de solutions collectives. « Comment peut-on nettoyer des centaines de quartiers et de rues avec quelques dizaines d'employés ?
La situation ne concerne pas uniquement La Soukra, mais c'est tout le système de collecte de déchets qui est à revoir sur le plan national », a-t-il conseillé. Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (Ftdes) alerte, lui aussi, sur la nette dégradation de la situation environnementale générale.
Le cas de Sfax est révélateur et donne un aperçu de la situation qui prévaut sur l'ensemble du territoire et dans chaque région, alors que les décharges arrivent à saturation partout. Son porte-parole, Romdhane Ben Amor, explique à La Presse que le Forum a déjà publié un rapport détaillé, il y a un mois, pour mettre en garde les pouvoirs publics.
« Les divergences d'opinions et les conflits d'intérêts entre les différents intervenants impliqués dans le processus de gestion des déchets font de la question environnementale un sujet clivant évoluant progressivement vers la confrontation », a-t-il prévenu. Il ajoute que l'attribution d'une partie des services à des entreprises privées, par le biais de ce qu'on appelle les concessions, témoigne de l'incapacité de l'Etat à gérer la situation et d'une privatisation graduée et en catimini du secteur. A cet effet, le Ftdes plaide en faveur de la mise en place de programmes de recyclage pour réduire la quantité des déchets envoyés aux décharges.
Sfax, cette ville sinistrée
A Sfax, la situation environnementale semble être pire, comparée au reste du territoire. Le quotidien des Sfaxiens est depuis plusieurs mois pour le moins insupportable. En cause, de grandes quantités de déchets ménagers qui jonchent chaque recoin de la ville, et en l'absence d'une décharge à grande capacité. Les déchets sont partout, et les municipalités, à court d'équipements et de solutions, peinent à assurer.
Dans ce gouvernorat, déjà sérieusement impactée par la crise migratoire, la situation environnementale est tellement compliquée qu'un ex-gouverneur avait appelé à l'intervention de l'armée nationale pour sécuriser certaines décharges.
Des déclarations qui avaient fait polémique en leur temps, rejetées par les citoyens. Sauf qu'entre ceux qui refusent l'ouverture de nouvelles décharges proches de leurs lieux d'habitation et ceux qui appellent à trouver une solution radicale aux ordures qui s'entassent à ciel ouvert, partout où l'on va, l'Etat doit intervenir et arbitrer dans l'intérêt général. En attendant de mettre en œuvre une solution viable de traitement des déchets et de leur valorisation à l'échelle nationale.


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